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La liste BELG.UNIE (BHV) pour la Chambre 2010
Deux représentants de la liste BELG.UNIE étaient présents ce jeudi (13/05/2010) pour déposer officiellement plus de 500 signatures d’électeurs légalisés ainsi que la liste des candidats en vue de participer aux élections législatives belges du 13/06/2010. La liste BELG.UNIE représente un cartel entre deux formations politiques (CDF et BUB) qui prône l’inscription du droit de bilinguisme dans la Constitution, la création d’une nouvelle région bilingue Bruxelles-Brabant et la défense de la monarchie constitutionnelle.
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)
CDF et BUB forment le cartel électoral "Belg.Unie"
Le parti des Chrétiens Démocrates Fédéraux (CDF) et le parti centriste unitariste Belgische Unie-Union Belge (BUB) ont décidé de former un cartel électoral sous la dénomination "BELG.UNIE" pour participer aux élections fédérales belges du 13/06/2010.
"Le nom de la liste est déjà tout un symbole puisqu’on milite pour une Belgique unie au-delà des querelles communautaires", explique Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke, Président du CDF, dans un entretien accordé à Parlemento.com.
Le nouveau cartel est "presque certain" d’être présent pour les arrondissements de Bruxelles-Halle-Vilvoorde, Liège et Namur et espère encore recueillir des signatures pour le Brabant wallon. En revanche, le cartel n’a pas pu recueillir des parrainnages parlementaires ou les 5.000 signatures nécessaires pour se présenter au Sénat ou dans les circonscriptions flamandes du pays. "Ce n’est pas faute d’avoir essayé puisque nous avons systématiquement demandé à trois reprises des signatures à l’ensemble des partis (aux parlementaires et aux présidents de parti) mais nous avons dû faire face à un refus. En Flandre, malgré les promesses initiales du CD&V, Groen! et Open-VLD, nous n’avons pas non plus obtenu les signatures nécessaires pour pouvoir nous présenter", précise-t-il.
Sans préciser la composition de la liste, le dirigeant du CDF a déjà annoncé que la tête de liste "BELG.UNIE" pour l’arrondissement électoral de Bruxelles-Halle-Vilvoorde sera occupée "probablement" par Hans Van de Cauter, Président du BUB.
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)
CDF et BUB forment le cartel électoral "Belg.Unie"
Le parti des Chrétiens Démocrates Fédéraux (CDF) et le parti centriste unitariste Belgische Unie-Union Belge (BUB) ont décidé de former un cartel électoral sous la dénomination "BELG.UNIE" pour participer aux élections fédérales belges du 13/06/2010.
"Le nom de la liste est déjà tout un symbole puisqu’on milite pour une Belgique unie au-delà des querelles communautaires", explique Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke, Président du CDF, dans un entretien accordé à Parlemento.com.
Le nouveau cartel est "presque certain" d’être présent pour les arrondissements de Bruxelles-Halle-Vilvoorde, Liège et Namur et espère encore recueillir des signatures pour le Brabant wallon. En revanche, le cartel n’a pas pu recueillir des parrainnages parlementaires ou les 5.000 signatures nécessaires pour se présenter au Sénat ou dans les circonscriptions flamandes du pays. "Ce n’est pas faute d’avoir essayé puisque nous avons systématiquement demandé à trois reprises des signatures à l’ensemble des partis (aux parlementaires et aux présidents de parti) mais nous avons dû faire face à un refus. En Flandre, malgré les promesses initiales du CD&V, Groen! et Open-VLD, nous n’avons pas non plus obtenu les signatures nécessaires pour pouvoir nous présenter", précise-t-il.
Sans préciser la composition de la liste, le dirigeant du CDF a déjà annoncé que la tête de liste "BELG.UNIE" pour l’arrondissement électoral de Bruxelles-Halle-Vilvoorde sera occupée "probablement" par Hans Van de Cauter, Président du BUB.
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)
Consignes européennes des partis bruxellois absents du scrutin européen

Les consignes de vote des partis absents du scrutin européen sont forts diversifiés
Dans le cadre des élections du 7 juin 2009, l’électeur bruxellois est d’abord amené à émettre un choix pour les élections du Parlement européen avant de pouvoir voter pour une liste dans le cadre des élections régionales pour le renouvellement du Parlement bruxellois. Or, des 21 listes francophones bruxelloises au niveau régional, seules 8 se présentent également à l’Europe, tandis que des 11 listes flamandes à Bruxelles, 10 sont également présentes pour le scrutin européen.
Ainsi, il peut être intéressant de voir les préférences électorales des 13 listes francophones bruxellois et de BUB-Belg.Unie du côté flamand bruxellois qui ne présentent pas de liste au niveau européen :
"Il n’y a pas de consigne de vote spécifique à Pro Bruxsel mais si je peux donner un conseil à mes troupes c’est de voter pour un candidat bruxellois qui siègera effectivement au Parlement européen. J’avoue, en regardant les listes européennes, que ce choix est très difficile car ni au MR, ni au PS, ni au CDH, ni chez Ecolo, je ne vois des candidats dont on peut être sûr qu’ils siègeront après le 7 juin. C’est la raison pour laquelle, Pro Bruxsel plaide pour une représentation spécifique de Bruxelles au Parlement européen, que la répartition des sièges pour la Belgique ne se base plus sur les communautés mais les régions. Il est quand même totalement absurde que les 70.000 habitants de la Communauté germanophone puissent avoir un siège réservé au Parlement européen alors que le million de Bruxellois ne soit pas représenté dans la même assemblée et je ne parle même pas de l’image symbolique de capitale européenne", explique Philippe Delstanche, tête de liste pour Pro Bruxsel (F).
Pour la liste Unie, la tête de liste Alain Mahiat ne donne pas non plus de consigne de vote européen "afin de respecter la liberté individuelle de l’individu" mais il précise que "les gens qui nous connaissent savent pour qui vont nos préférences, à savoir pour des partis qui défendent la liberté, le respect de l’individu et de la famille". Refusant de dévoiler son propre choix, il déconseille fortement "le vote blanc car on sait tous comment Hitler et Staline sont arrivés au pouvoir" et rappelle que "les électeurs d’Unie peuvent voter pour un parti francophone ou néerlandophone au niveau européen. Guy Verhofstadt [Open-VLD, parti libéral flamand] est par exemple quelqu’un de bien, Louis Michel [MR, parti libéral francophone] aussi même s’il est plus à gauche", conclut la tête de liste Unie, Alain Mahiat, qui se définit lui-même comme "un homme de droite populiste et non démagogue".
Le vote européen a déjà fait l’objet de plusieurs discussions au sein des militants de la liste Egalité. "Il n’y a pas de consigne de vote, tout le monde est libre de voter pour le candidat de son choix en prenant ses responsabilités. C’est assez normal qu’il n’y ait pas de consigne de vote au sein d’Egalité car notre liste est fortement diversifiée avec des communistes, des musulmans, etc.", précise Nordine Saïdi, tête de liste Egalité. Bien que le groupe reste relativement indécis, les noms de Céline Caudron (LCR) et Véronique de Keyser (PS) arrivent en tête de préférence.
Luc Vanbressem, tête de liste Trèfle, refuse même d’évoquer le mot "consigne" car "trop militaire" au goût de cet ancien lieutenant de réserve de la DMT. "Il n’entre pas dans le rôle de Trèfle d’influencer le vote de l’électeur au niveau européen", préfère déclarer le dirigeant de cette liste bruxelloise à quatre feuilles.
Au Parti Socialiste Humaniste (PSH), la consigne de vote européen est plus nette et plus affirmée. Philippe Goisse, tête de liste PSH, conseille à ses sympathisants de voter pour Ecolo "mais surtout pas pour une personne en particulier, pour la liste dans son entièreté".
La liste Nation a publié un communiqué ce mercredi (03/06/09) à l’attention de ses sympathisants les appelant à "ne voter pour personne aux européennes" et précisant que "voter pour les listes FN pour le Parlement wallon n’est ni interdit, ni déconseillé par la direction du Mouvement NATION". "Le refus de soutenir la liste FN au niveau européen s’explique par la présence de la tête de liste, Jean-Pierre Borbouse, qui ne nous a pas défendu en tant que conseiller communal à Charleroi lorsque Nation a été interdit de manifestation le 1er mai. Nous ne pouvons dès lors soutenir un tel candidat qui risque d’adopter la même attitude silencieuse au Parlement européen", explique Pascal Cornet, tête de liste Nation à Bruxelles.
Pour Musulmans.be, Redouane Ahrouch conseille à ses sympathisants de "voter blanc à l’Europe car il n’y a ni de partis, ni des candidats défendant nos valeurs musulmanes. Contrairement aux idées reçues, le vote blanc ne bénéficie pas à la majorité, ces voix sont retirées du décompte lors du calcul final".
Chez Vélorution, "il n’y a officiellement pas de consigne de vote européen", déclare Réginald de Potesta de Waleffe, tête de liste Vélorution à Bruxelles. Les militants du parti environnementaliste hésitent entre "les révolutionnaires" (LCR, PC et CAP) et "les capitalistes verts" (Ecolo). Refusant de dévoiler son propre choix, Réginald de Potesta de Waleffe conseille seulement de "ne pas voter pour le capitalisme vert".
Pour Diversité Positive, la tête de liste Nkiama Mayimbi-ma-Mwanda, (alias "Papa Mayimbi", "Doyen" et "Alphonse Mayimbi"), déclare qu’"il n’y a pas de mot d’ordre car il faut laisser la liberté à chacun de choisir comme il le désire". Alphonse Mayimbi rappelle cependant qu’il est "un homme de gauche" et qu’il faut "choisir un parti qui défend la diversité dans tous les sens et de manière positive".
Au CDF (Chrétiens-Démocrates Fédéraux), "nous conseillons de voter blanc en cas de vote électronique et d’écrire en grand CDF sur le bulletin de vote en cas de vote sur papier, cela annullera la voix mais lancera un message clair aux autres partis qui soutiennent ce système injuste de 5.000 signatures ou de 5 signatures de parlementaires nationaux pour qu’un parti puisse se présenter au niveau européen", précise Pierre-Alexandre de Maere d’Artrycke, tête de liste CDF à Bruxelles.
Du côté flamand bruxellois, Hans Van de Cauter (tête de liste B.U.B.-Belg.Unie) lance une double consigne de vote européen : "Pour ceux qui ont une sensibilité de gauche, B.U.B. les invite à voter pour le PTB ou PvdA à l’Europe car c’est un parti unitariste qui défend plus ou moins les idées d’une Belgique unitariste. Pour ceux qui ont une sensibilité de droite, je les invite à s’abstenir au niveau européen. Personnellement, je vais voter pour le PTB", conclut Hans Van de Cauter.
Les dirigeants du FDB et du FNB étaient injoignables au moment de la recherche.
Les groupements de listes et l’échec d’un "vote utile" atypique

A lire : la préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009
Le jeudi (21/05/09), le bureau principal de circonscription électorale à Bruxelles a arrêté "le tableau des listes formant groupe" pour les élections régionales du 7 juin 2009. En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des "groupements de listes" (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé "clé D’Hondt".
Du côté francophone bruxellois, le bureau principal indique un groupement entre 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution) tandis que du côté flamand bruxellois on découvre un groupement entre 9 listes (SP.A, SLP, NV.A, Groen!, CD&V, Open VLD, PVDA+, Pro Bruxsel (N), B.U.B. (Belg.Unie) face à la Lijst De Decker (pas de groupement) et le Vlaams Belang (pas de groupement).
"La Lijst De Decker ne fait partie d’aucun groupement car lorsque nous avions contacté l’ensemble des partis représentés au Parlement bruxellois pour essayer d’obtenir le parrainnage d’un parlementaire sortant et d’éviter ainsi la récolte des 500 signatures, le groupement nous était soumis comme une condition pour obtenir ce parrainnage. Nous avons refusé d’accepter ce chantage et nous avons donc récolté nos 500 signatures. La Lijst De Decker était plutôt favorable à un groupement des petites listes regroupant Pro Bruxsel (N), N-VA et même Groen! mais ils ont préféré faire une alliance avec les autres partis", explique Piet Deslé, tête de liste LDD à Bruxelles.
L’absence de la LDD du groupement anti-VB laisse-t-il présager d’une future rupture du "cordon sanitaire" (accord politique visant à exclure toute alliance avec des formations non démocratiques) en cas de succès électoral au soir du 7 juin prochain ? Théoriquement le scénario est possible : si le Vlaams Belang maintient ses 6 sièges actuels, la LDD obtient 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège, la future coalition bruxelloise du côté flamand pourrait aboutir mathématiquement à l’alliance des partis nationaliste, populiste et d’extrême droite. "Ecoutez, nous sommes effectivement opposés par principe au cordon sanitaire mais nous n’avons pas pour autant l’intention de bloquer les institutions bruxelloises. En plus, en nous alliant avec le VB, on se mettrait de facto dans le cordon sanitaire en Flandre où ce système est bel et bien pratiqué. Mais, je ne pense pas qu’un tel scénario sera possible car le Vlaams Belang ne parviendra pas à refaire son méga-score de 2004 qu’il a obtenu grâce à ce procès politique orchestré par les autres partis visant à lui enlever sa dotation publique", ajoute Piet Deslé.
Le concept de "lijstverbinding" (groupement de listes), qui existe également dans le code électoral hollandais, semble plus facilement acceptable pour les partis flamands qui veulent échapper au seuil de 5 % mais aussi pour empêcher la répartition des sièges au profit des formations d’extrême droite. Bien qu’appliqué de la même manière lors des élections régionales de 2004 (2 groupements en 2004 avec d’un côté le groupement Vlaams Belang et la liste FIRE face au groupement anti-VB des autres partis) les groupements de liste n’avaient pas eu d’effet, selon une étude du CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques), sur la répartition des sièges au Parlement bruxellois lors des élections 2004.
Dans le cadre de la campagne électorale 2009, du côté francophone bruxellois, il convient encore de noter l’existence d’un "projet de groupement", avorté, de l’ensemble des listes non représentés au Parlement bruxellois à l’exclusion des listes d’extrême droite. L’initiative de regrouper "toutes les petites listes démocratiques" a d’abord été lancée par Rauf Ben Ammar (CAP D’ORAZIO) et travaillée par Rachid Zegzaoui (Egalité). Objectif ? Briser "le seul non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes" composé de 12 listes francophones bruxellois (Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution). En cas de réussite, un tel regroupement aurait également permis de défendre l’idée d"un autre vote utile" pendant la campagne électorale face à l’argument du "vote utile" (voter pour le parti dominant le plus proche de ses idées) régulièrement avancé par les partis parlementaires.
Le PSL du cartel PC-LCR-PSL-PH refusera un tel regroupement au motif que la liste Egalité "soutient le terrorisme en demandant le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, n’est pas une liste de gauche et défend le régime de Mahmoud Ahmadinejad", le PC refusera à cause de l’"aggréssivité verbale" du négiocateur d’Egalité (Rachid Zegzaoui), PTB+ refusera à cause de la présence de Nadine Rosa-Rosso (Egalité, ex-PTB), Pierre Guindja (CAP D’ORAZIO) refusera le groupement à cause de la présence de Musulmans.be, Trèfle prononcera un avis défavorable, Pro Bruxsel (F) émettra un avis favorable mais le parti avait déjà coché la case du "non" regroupement au moment du dépôt de la liste, le CDF déclarera "ne pas être intéressé", le PSH rédigera une note favorable, Musulmans.be se prononcera favorablement, la liste DP expliquera (sans comprendre) être "favorable mais seulement après les élections" et Vélorution écrira être favorable "au plus large regroupement possible" afin de donner "un peu de chance pour quiconque de profiter de cette petite fenêtre de démocratie" et ce "avec ou sans élus Vélorution".
Résultat : le projet de regroupement de ces 12 listes francophones bruxellois aboutira à un échec, les dirigeants n’arrivant pas à faire lever les conditions "exclusives" sur l’un ou l’autre candidat(e). Le bureau principal actera finalement un seul groupement du côté francophone bruxellois regroupant 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution).
Les groupements de listes et l'échec d'un "vote utile" atypique

A lire : la préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009
Le jeudi (21/05/09), le bureau principal de circonscription électorale à Bruxelles a arrêté "le tableau des listes formant groupe" pour les élections régionales du 7 juin 2009. En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des "groupements de listes" (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé "clé D’Hondt".
Du côté francophone bruxellois, le bureau principal indique un groupement entre 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution) tandis que du côté flamand bruxellois on découvre un groupement entre 9 listes (SP.A, SLP, NV.A, Groen!, CD&V, Open VLD, PVDA+, Pro Bruxsel (N), B.U.B. (Belg.Unie) face à la Lijst De Decker (pas de groupement) et le Vlaams Belang (pas de groupement).
"La Lijst De Decker ne fait partie d’aucun groupement car lorsque nous avions contacté l’ensemble des partis représentés au Parlement bruxellois pour essayer d’obtenir le parrainnage d’un parlementaire sortant et d’éviter ainsi la récolte des 500 signatures, le groupement nous était soumis comme une condition pour obtenir ce parrainnage. Nous avons refusé d’accepter ce chantage et nous avons donc récolté nos 500 signatures. La Lijst De Decker était plutôt favorable à un groupement des petites listes regroupant Pro Bruxsel (N), N-VA et même Groen! mais ils ont préféré faire une alliance avec les autres partis", explique Piet Deslé, tête de liste LDD à Bruxelles.
L’absence de la LDD du groupement anti-VB laisse-t-il présager d’une future rupture du "cordon sanitaire" (accord politique visant à exclure toute alliance avec des formations non démocratiques) en cas de succès électoral au soir du 7 juin prochain ? Théoriquement le scénario est possible : si le Vlaams Belang maintient ses 6 sièges actuels, la LDD obtient 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège, la future coalition bruxelloise du côté flamand pourrait aboutir mathématiquement à l’alliance des partis nationaliste, populiste et d’extrême droite. "Ecoutez, nous sommes effectivement opposés par principe au cordon sanitaire mais nous n’avons pas pour autant l’intention de bloquer les institutions bruxelloises. En plus, en nous alliant avec le VB, on se mettrait de facto dans le cordon sanitaire en Flandre où ce système est bel et bien pratiqué. Mais, je ne pense pas qu’un tel scénario sera possible car le Vlaams Belang ne parviendra pas à refaire son méga-score de 2004 qu’il a obtenu grâce à ce procès politique orchestré par les autres partis visant à lui enlever sa dotation publique", ajoute Piet Deslé.
Le concept de "lijstverbinding" (groupement de listes), qui existe également dans le code électoral hollandais, semble plus facilement acceptable pour les partis flamands qui veulent échapper au seuil de 5 % mais aussi pour empêcher la répartition des sièges au profit des formations d’extrême droite. Bien qu’appliqué de la même manière lors des élections régionales de 2004 (2 groupements en 2004 avec d’un côté le groupement Vlaams Belang et la liste FIRE face au groupement anti-VB des autres partis) les groupements de liste n’avaient pas eu d’effet, selon une étude du CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques), sur la répartition des sièges au Parlement bruxellois lors des élections 2004.
Dans le cadre de la campagne électorale 2009, du côté francophone bruxellois, il convient encore de noter l’existence d’un "projet de groupement", avorté, de l’ensemble des listes non représentés au Parlement bruxellois à l’exclusion des listes d’extrême droite. L’initiative de regrouper "toutes les petites listes démocratiques" a d’abord été lancée par Rauf Ben Ammar (CAP D’ORAZIO) et travaillée par Rachid Zegzaoui (Egalité). Objectif ? Briser "le seul non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes" composé de 12 listes francophones bruxellois (Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution). En cas de réussite, un tel regroupement aurait également permis de défendre l’idée d"un autre vote utile" pendant la campagne électorale face à l’argument du "vote utile" (voter pour le parti dominant le plus proche de ses idées) régulièrement avancé par les partis parlementaires.
Le PSL du cartel PC-LCR-PSL-PH refusera un tel regroupement au motif que la liste Egalité "soutient le terrorisme en demandant le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, n’est pas une liste de gauche et défend le régime de Mahmoud Ahmadinejad", le PC refusera à cause de l’"aggréssivité verbale" du négiocateur d’Egalité (Rachid Zegzaoui), PTB+ refusera à cause de la présence de Nadine Rosa-Rosso (Egalité, ex-PTB), Pierre Guindja (CAP D’ORAZIO) refusera le groupement à cause de la présence de Musulmans.be, Trèfle prononcera un avis défavorable, Pro Bruxsel (F) émettra un avis favorable mais le parti avait déjà coché la case du "non" regroupement au moment du dépôt de la liste, le CDF déclarera "ne pas être intéressé", le PSH rédigera une note favorable, Musulmans.be se prononcera favorablement, la liste DP expliquera (sans comprendre) être "favorable mais seulement après les élections" et Vélorution écrira être favorable "au plus large regroupement possible" afin de donner "un peu de chance pour quiconque de profiter de cette petite fenêtre de démocratie" et ce "avec ou sans élus Vélorution".
Résultat : le projet de regroupement de ces 12 listes francophones bruxellois aboutira à un échec, les dirigeants n’arrivant pas à faire lever les conditions "exclusives" sur l’un ou l’autre candidat(e). Le bureau principal actera finalement un seul groupement du côté francophone bruxellois regroupant 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution).
Tirage au sort des numéros des listes à Bruxelles

La liste flamande Pensioen +20% ne participera pas aux élections régionales 2009
Le bureau principal de circonscription électorale du Tribunal de Première Instance de Bruxelles s’est réuni ce lundi (18/05/09) pour d’abord prendre acte de l’arrêt de la Cour d’appel de Bruxelles déclarant "non fondé" le recours introduit par Jos Van Assche (député bruxellois sortant, ex-VB) et consorts de la liste flamande Pensioen +20%, une liste qui avait été écartée jeudi dernier (15/05/09) par le bureau principal suite au rejet de certaines candidatures pour appartenance au mauvais sexe linguistique provoquant ensuite le non respect du principe de la parité sexuelle obligatoire.
"Ce matin, vers 10h00, nous avons été entendus par la Cour d’appel de Bruxelles et même le procureur avait soutenu notre demande en déclarant que le civil ne devait pas souffrir des erreurs d’une administration. En effet, c’est à cause de l’administration communale d’Anderlecht que nous nous voyons privés de nos droits politiques mais la Cour n’a pas voulu suivre l’argumentation du ministère public et a réaffirmé que la liste Pensioen +20% telle qu’elle a été déposée devait être refusée. Du coup, j’ai été trouver le greffier en chef du bureau principal, Monsieur Guy Collin, pour lui signifier quelques rectificatifs car je pense que l’article 123 de la loi électorale ne prévoit pas de délai pour apporter des changements sur des listes déjà déposées mais visiblement nos propositions de correction n’ont pas été reçues par le bureau principal. Ce système de sexe linguistique à Bruxelles est complètement con et archaïque !", conclut l’Anderlechtois Christian Ghelen de la liste Pensioen +20%.
Faisant suite à la lecture de cet arrêt, le bureau principal a ensuite procédé au tirage au sort complet des numéros des listes pour les élections régionales du 7 juin 2009. A noter que le système en place accorde à nouveau une priorité aux partis déjà représentés dans les assemblées législatives. Ainsi, le tirage au sort des "listes nationales" a déjà eu lieu début avril et le bureau principal "n’a pas son mot à dire" pour ce tirage. Ensuite, la priorité est accordée aux "listes européennes" où, à leur demande, les partis qui se présentent également à l’Europe peuvent conserver le même numéro pour le niveau régional. Puis arrivent les "listes régionales complètes" soit des partis uniquement présents au scrutin régional et qui présentent des listes complètes de 72 candidats effectifs et de 16 suppléants (2 cas : Pro Bruxsel N et Pro Bruxsel F) et enfin les autres listes. La main innocente donnera le résultat qui suit :
29 Pro Bruxsel (N)
30 Pro Bruxsel (F)
31 Unie
32 Egalité
33 Trefle
34 BUB
35 PSH
36 FNB
37 Nation
38 Musulmans.be
39 PC-PSL-LCR-PH
40 Vélorution
41 DP
42 CDF
43 FDB
Bruxelles : Au moins 17 listes FR et 10 listes NL

Les listes Egalité et Pro Bruxsel (F) n'ont pas été acceptées le premier jour des dépôts
Ce samedi (09/05/09), dès 13h30, des représentants de l’ensemble des listes politiques ont fait la file devant le bureau principal au Palais de Justice de Bruxelles en vue de déposer chacun officiellement leurs listes dans le cadre des élections régionales du 7 juin 2009. Parmi les représentants présents, il y en avait notamment pour : Front National, PS, MR, Trefle, Ecolo, Egalité, Pro Bruxsel (F), Unie, Vélorution, Musulmans.be, PTB+, CDH, LCR-PSL-PC-PH, CAP D’ORAZIO, Nation, PSH, RWF-RBF du côté francophone bruxellois et Open-VLD, SP.A, Groen!, Vlaams Belang, Lijst De Decker, CD&V, N-VA, Pro Bruxsel (N), PvdA+ et B.U.B. du côté flamand bruxellois.
Deux listes (Egalité et Pro Bruxsel (F)) n’ont pas été acceptées lors de cette première journée d’inscription. Pour la liste Egalité, les candidats n’avaient pas rempli correctement le formulaire F/3/bis relatif aux obligations de dépenses électorales, ils ont promis de faire le nécessaire et de repasser demain pour finaliser les démarches administratives.
Concernant la liste Pro Bruxsel, le nouveau parti régionaliste a voulu marquer le coup avec une démarche que les militants qualifient d’"historique en région bruxelloise" puisque c’est la première fois, depuis la création de la région (1989), qu’un même parti politique présentait 2 listes avec le même nom (mais avec des candidats différents) dans les deux groupes linguistiques. La négociation a d’abord tourné autour de la question de savoir laquelle des deux listes Pro Bruxsel avaient été déposée en premier sachant que les représentants bilingues du nouveau parti étaient entrés en même temps dans la salle. Ensuite, il convenait de savoir si le droit de protection des sigles et des logos pouvait interdire l’usage du même nom sans sigle et sans logo. Face à ce casse-tête juridique, les militants ont préféré opter carrément pour un changement de dénomination du nom unique de ce parti bilingue en la déclinant en deux listes linguistiquement marquées : Pro Bruxsel (F) et Pro Bruxsel (N). Enfin, pour départager la préséance entre ces deux nouvelles listes bruxelloises, les parties ont organisé dans le bureau principal un tirage aléatoire à "pile ou face" (une première aussi) à l’aide d’une pièce d’un euro et le sort a finalement donné la priorité à la liste flamande Pro Bruxsel (N) qui a été correctement enregistrée pour participer aux prochaines élections.

Philippe Delstanche a joué à "pile ou face" pour départager les 2 listes de son parti Pro Bruxsel
La liste francophone Pro Bruxsel (F) devra encore attendre l’arbitrage lundi prochain des membres du bureau principal pour savoir si le degré de différenciation entre la liste déposée (N) et la liste proposée (F) du même parti est suffisamment valable et si le parrainnage des 500 électeurs (qui ont signé pour une liste Pro Bruxsel) pourra s’appliquer aux deux nouvelles dénominations. "Voilà comment la démocratie se joue à pile ou face dans la capitale européenne. La conclusion de cette journée est qu’il n’est pas permis d’avoir un parti bilingue dans une capitale politiquement bilingue, c’est vraiment un système aberrant !", a réagi Philippe Delstanche, Président du parti Pro Bruxsel.
Les représentants des listes ont jusqu’à demain (10/05/09) pour venir déposer ou finaliser les dernières formalités en vue de garantir leurs présences lors des élections bruxelloises du 7 juin 2009.
3.500 voix flamandes pour un siège au Parlement

Campagne congolo-flamande "stem vlaams" (votez flamand) lors des élections fédérales de 2007
Lors des élections régionales de 1999 à Bruxelles, la situation était simple : il n’y avait au total que 4 listes du côté néerlandophone. Aujourd’hui, il y en a 12. Le nombre de sièges réservés (17) au Parlement bruxellois a, semble-t-il, aiguisé l’appétit des candidats.
Pour les centristes unitaristes de Belgische Unie-Union Belge (BUB), la situation est encore plus claire. Le parti, qui a participé à de nombreuses élections durant les dernières années, ne se présente le 7 Juin prochain qu’à Bruxelles et uniquement du côté flamand. La raison ? Un calcul purement stratégique : c’est au Parlement bruxellois et du côté flamand qu’il est le plus facile de décrocher un siège. Il y a 17 sièges réservés pour les Flamands de Bruxelles au Parlement régional quel que soit le nombre d’électeurs flamands à Bruxelles. Le législateur en a ainsi décidé pour mieux protéger la minorité flamande de la région capitale. Aujourd’hui, cette garantie de sièges donne de l’espoir aux petits partis. "Nous ne nous présentons ni en Flandre, ni en Wallonie", déclare le Président du BUB Hans Van de Cauter, "parce que nous voulons nous concentrer pour décrocher au moins un siège. Et c’est à Bruxelles que c’est le plus facile puisque 3.500 voix suffisent ». Ainsi, Hans Van de Cauter sera tête de liste tant pour le Parlement bruxellois que pour le Parlement flamand. BUB ne s’est même pas encombré de la formalité obligatoire pour récolter les 500 signatures nécessaires puisqu’un parlementaire sortant a accepté de parrainer cette liste.
D’autres petits partis considèrent également l’enjeu flamand à Bruxelles comme une opportunité pour gagner rapidement un siège parlementaire. Ainsi, le député sortant Jos Van Assche (ex-Vlaams Belang et ex-VLD) est présent avec une liste populiste Pensioen + 20% pour concourir aux élections régionales avec une thématique qui relève de la compétence des instances fédérales. Il espère récolter le suffrage des personnes âgées devant vivre avec une petite pension. D’autres partis se présentent tant du côté francophones que du côté flamand et s’organisent ainsi leur propre concurrence. C’est par exemple le cas de la liste Pro Bruxsel qui défend une communauté bruxelloise et plaide pour une plus grande autonomie de la région. Contrairement à ce qui avait été annoncé, Thierry Vanhecke ne sera finalement pas tête de liste flamande pour Pro Bruxsel mais bien Jan Verbeke, vétérinaire bilingue et conseiller communal à Watermael-Boitsfort.
A gauche, le PVDA+ sera présent avec Riet D’Hondt, active politiquement à Bruxelles « depuis les années 1970 ». La liste du parti frère francophone PTB+ sera également menée par un flamand, Dirk De Block de la maison des jeunes de Molenbeek Centrum-Ouest. Le PVDA+ l’aurait bien voulu pour sa propre liste mais l’intéressé possède une carte d’identité francophone « ce qui prouve encore une fois la nécessité d’avoir des listes bilingues pour tous les habitants de Bruxelles », commente Jan Brusselen, candidat pour PVDA +.
La fragmentation flamande dans ces élections n’est pas seulement un phénomène bruxellois. La désintégration des cartels en Flandre a aussi eu un impact sur l’échiquier bruxellois. Le Sociaal-Liberale Partij (SLP), successeur de VlaamsProgressieven, annonce sa présence à Bruxelles mais ne veut pas encore dire qui mènera la liste. La N-VA se présente pour la première fois seule face à l’électeur. L’historien et présentateur sur TvBrussel, Paul De Ridder, occupe la tête de la liste pour le Parlement bruxellois tandis que Karl Vanlouwe tire la même liste pour le Parlement flamand. Le Président du parti Bart De Wever, qui participe aux élections européennes, annonce qu’il soutiendra également la campagne bruxelloise de son parti. La participation de la N-VA apparaît comme un test case (cas d’école) pour juger de la force du nationalisme classique flamand à Bruxelles. A l’aube de la naissance de la région, il y a vingt ans, il y avait 9.000 voix Volksunie à Bruxelles.
La liste Dedecker (LDD) à Bruxelles n’a pas encore décidé quelle sera sa tête de liste. Piet Deslé et Jan Vandenbussche ont été souvent évoqués alors qu’Isabelle Van Laethem n’avait pas fait un mauvais score lors des dernières élections fédérales. La première place dans ce parti est très convoitée car on s’attend à ce que la LDD décroche au moins un siège bruxellois. Et ce siège pourrait être au détriment du Vlaams Belang, ce qui suppose que ce parti, qui avait déjà recueilli le chiffre record de 21.000 suffrages (sur un total d’environ 60.000 votes) en 2004, puisse difficilement égaler son précédent score. Johan Demol mènera la liste à la fois pour le Parlement bruxellois et pour le Parlement flamand.
Les partis traditionnels (Open VLD, SP.A, CD & V et Groen!) louchent déjà en voyant ce kaléidoscope. Si la fragmentation se manifeste également dans le résultat des élections, la situation sera inextricable parce qu’il n’y a que trois postes de ministre flamand en jeu. Pire : deux ministres et demi (soit 2 ministres et 1 secrétaire d’Etat). Si les partis flamands seront obligés de former une coalition à 4 ou 5 partis, les places seront très difficiles à négocier.
(traduction de l’article original en flamand dans le cadre d’une collaboration entre l’agence Parlemento.com et l’hebdomadaire Brussel Deze Week)





