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Dépenses électorales 2010 : +10,42 % à payer par le contribuable

Pas de transparence : les législateurs ont limité à 15 jours la consultation des milliers de pages de dépenses électorales déposées au greffe du Tribunal correctionnel de Bruxelles accessibles seulement pendant les heures d'ouverture
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Tout électeur, muni de sa carte d’identité et de sa convocation électoral, peut consulter pendant 15 jours seulement (et uniquement pendant les heures d’ouverture 8h30-12h00/13h30-16h00) les déclarations de dépenses électorales relatives aux élections fédérales 2010 au greffe du Tribunal correctionnel de Bruxelles. En effet, tous les partis et tous les candidats sont obligés – en vertu de l’article 6 de la loi du 04/07/1989 relative à la limitation et au contrôle des dépenses électorales engagées pour les élections des Chambres fédérales ainsi qu’au financement et à la comptabilité ouverte des partis politiques et à l‘article 116 paragraphe 6 du code électoral – de remettre à temps une déclaration de dépense auprès du bureau principal de circonscription électoral sous peine de poursuites judiciaires et de sanctions. Dans le faits, ces lois restent inefficaces principalement en raison des intérêts politiques de la commission (composée de mandataires) chargée de contrôler les formations ou personnes en infraction.
+10,42 % par rapport à 2007
2 CD&V et 1 PS au 11e Congrès du parti d’extrême droite turque
Ce dimanche (23/05/2010), la Fédération turque de Belgique (en turc : Belçika Ülkücü Türk Dernekleri Federasyonu, fédération des associations idéalistes turques de Belgique) qui regroupe les militants et les sympathisants du parti turc MHP (Parti d’Action Nationaliste, extrême droite turque) a organisé son 11e Congrès au Palais des Congrès à Liège.
2 CD&V et 1 PS au 11e Congrès du parti d'extrême droite turque
Ce dimanche (23/05/2010), la Fédération turque de Belgique (en turc : Belçika Ülkücü Türk Dernekleri Federasyonu, fédération des associations idéalistes turques de Belgique) qui regroupe les militants et les sympathisants du parti turc MHP (Parti d’Action Nationaliste, extrême droite turque) a organisé son 11e Congrès au Palais des Congrès à Liège.
La liste CD&V (BHV) pour la Chambre 2010
Deux représentants de la liste CHRISTEN-DEMOCRATISCH EN VLAAMS (CD&V) étaient présents ce jeudi (13/05/2010) pour déposer officiellement les signatures de parlementaires ainsi que la liste des candidats en vue de participer aux élections législatives belges du 13/06/2010. Le parti chrétien-démocrate flamand dispose actuellement de 23 sièges à la Chambre (dont 2 élus à BHV) et 12 sièges au Sénat.
Résultats des élections bruxelloises 2009

La nouvelle composition du Parlement bruxellois (source : SPF Intérieur)
Les électeurs des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale se sont rendus aux urnes ce dimanche (07/06/09) pour désigner leurs mandataires qui siègeront pendant les 5 prochaines années au Parlement bruxellois, au Parlement européen, au Parlement flamand et au Parlement de la Communauté française de Belgique.
A noter que le code électoral belge n’oblige pas un élu direct à effectivement siéger, ce dernier peut en effet choisir de démissionner pour qu’un suppléant soit amené à siéger à sa place. Par ailleurs, lorsqu’un parti participe à une coalition et désigne des mandataires exécutifs, ces derniers sont réputés "empêchés" et leurs sièges de députés sont alors temporairement occupés par des suppléants.
Non-obstant la décision des personnes d’exercer ou non le mandat attribué par le scrutin, parmi les 6 nouveaux élus bruxellois au Parlement flamand, on compte : Yamila IDRISSI (SP.A, 1.827 voix), Luckas VAN DER TAELEN (GROEN!, 1.949 voix), Johan DEMOL (VB, 3.599 voix), Brigitte GROUWELS (CD&V, 3.017 voix), Sven GATZ (Open VLD, 4.390 voix) et Anne BRUSSEEL (Open VLD, 813 voix).
Les résultats finaux comptabilisés par le SPF Intérieur indiquent également pour le Parlement bruxellois la composition (provisoire car certains élus ne siègeront probablement pas) suivante selon les voix de préférence :

Classement des 89 élus par voix de préférence
Les groupements de listes et l'échec d'un "vote utile" atypique

A lire : la préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009
Le jeudi (21/05/09), le bureau principal de circonscription électorale à Bruxelles a arrêté "le tableau des listes formant groupe" pour les élections régionales du 7 juin 2009. En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des "groupements de listes" (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé "clé D’Hondt".
Du côté francophone bruxellois, le bureau principal indique un groupement entre 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution) tandis que du côté flamand bruxellois on découvre un groupement entre 9 listes (SP.A, SLP, NV.A, Groen!, CD&V, Open VLD, PVDA+, Pro Bruxsel (N), B.U.B. (Belg.Unie) face à la Lijst De Decker (pas de groupement) et le Vlaams Belang (pas de groupement).
"La Lijst De Decker ne fait partie d’aucun groupement car lorsque nous avions contacté l’ensemble des partis représentés au Parlement bruxellois pour essayer d’obtenir le parrainnage d’un parlementaire sortant et d’éviter ainsi la récolte des 500 signatures, le groupement nous était soumis comme une condition pour obtenir ce parrainnage. Nous avons refusé d’accepter ce chantage et nous avons donc récolté nos 500 signatures. La Lijst De Decker était plutôt favorable à un groupement des petites listes regroupant Pro Bruxsel (N), N-VA et même Groen! mais ils ont préféré faire une alliance avec les autres partis", explique Piet Deslé, tête de liste LDD à Bruxelles.
L’absence de la LDD du groupement anti-VB laisse-t-il présager d’une future rupture du "cordon sanitaire" (accord politique visant à exclure toute alliance avec des formations non démocratiques) en cas de succès électoral au soir du 7 juin prochain ? Théoriquement le scénario est possible : si le Vlaams Belang maintient ses 6 sièges actuels, la LDD obtient 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège, la future coalition bruxelloise du côté flamand pourrait aboutir mathématiquement à l’alliance des partis nationaliste, populiste et d’extrême droite. "Ecoutez, nous sommes effectivement opposés par principe au cordon sanitaire mais nous n’avons pas pour autant l’intention de bloquer les institutions bruxelloises. En plus, en nous alliant avec le VB, on se mettrait de facto dans le cordon sanitaire en Flandre où ce système est bel et bien pratiqué. Mais, je ne pense pas qu’un tel scénario sera possible car le Vlaams Belang ne parviendra pas à refaire son méga-score de 2004 qu’il a obtenu grâce à ce procès politique orchestré par les autres partis visant à lui enlever sa dotation publique", ajoute Piet Deslé.
Le concept de "lijstverbinding" (groupement de listes), qui existe également dans le code électoral hollandais, semble plus facilement acceptable pour les partis flamands qui veulent échapper au seuil de 5 % mais aussi pour empêcher la répartition des sièges au profit des formations d’extrême droite. Bien qu’appliqué de la même manière lors des élections régionales de 2004 (2 groupements en 2004 avec d’un côté le groupement Vlaams Belang et la liste FIRE face au groupement anti-VB des autres partis) les groupements de liste n’avaient pas eu d’effet, selon une étude du CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques), sur la répartition des sièges au Parlement bruxellois lors des élections 2004.
Dans le cadre de la campagne électorale 2009, du côté francophone bruxellois, il convient encore de noter l’existence d’un "projet de groupement", avorté, de l’ensemble des listes non représentés au Parlement bruxellois à l’exclusion des listes d’extrême droite. L’initiative de regrouper "toutes les petites listes démocratiques" a d’abord été lancée par Rauf Ben Ammar (CAP D’ORAZIO) et travaillée par Rachid Zegzaoui (Egalité). Objectif ? Briser "le seul non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes" composé de 12 listes francophones bruxellois (Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution). En cas de réussite, un tel regroupement aurait également permis de défendre l’idée d"un autre vote utile" pendant la campagne électorale face à l’argument du "vote utile" (voter pour le parti dominant le plus proche de ses idées) régulièrement avancé par les partis parlementaires.
Le PSL du cartel PC-LCR-PSL-PH refusera un tel regroupement au motif que la liste Egalité "soutient le terrorisme en demandant le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, n’est pas une liste de gauche et défend le régime de Mahmoud Ahmadinejad", le PC refusera à cause de l’"aggréssivité verbale" du négiocateur d’Egalité (Rachid Zegzaoui), PTB+ refusera à cause de la présence de Nadine Rosa-Rosso (Egalité, ex-PTB), Pierre Guindja (CAP D’ORAZIO) refusera le groupement à cause de la présence de Musulmans.be, Trèfle prononcera un avis défavorable, Pro Bruxsel (F) émettra un avis favorable mais le parti avait déjà coché la case du "non" regroupement au moment du dépôt de la liste, le CDF déclarera "ne pas être intéressé", le PSH rédigera une note favorable, Musulmans.be se prononcera favorablement, la liste DP expliquera (sans comprendre) être "favorable mais seulement après les élections" et Vélorution écrira être favorable "au plus large regroupement possible" afin de donner "un peu de chance pour quiconque de profiter de cette petite fenêtre de démocratie" et ce "avec ou sans élus Vélorution".
Résultat : le projet de regroupement de ces 12 listes francophones bruxellois aboutira à un échec, les dirigeants n’arrivant pas à faire lever les conditions "exclusives" sur l’un ou l’autre candidat(e). Le bureau principal actera finalement un seul groupement du côté francophone bruxellois regroupant 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution).
Les groupements de listes et l’échec d’un "vote utile" atypique

A lire : la préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009
Le jeudi (21/05/09), le bureau principal de circonscription électorale à Bruxelles a arrêté "le tableau des listes formant groupe" pour les élections régionales du 7 juin 2009. En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des "groupements de listes" (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé "clé D’Hondt".
Du côté francophone bruxellois, le bureau principal indique un groupement entre 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution) tandis que du côté flamand bruxellois on découvre un groupement entre 9 listes (SP.A, SLP, NV.A, Groen!, CD&V, Open VLD, PVDA+, Pro Bruxsel (N), B.U.B. (Belg.Unie) face à la Lijst De Decker (pas de groupement) et le Vlaams Belang (pas de groupement).
"La Lijst De Decker ne fait partie d’aucun groupement car lorsque nous avions contacté l’ensemble des partis représentés au Parlement bruxellois pour essayer d’obtenir le parrainnage d’un parlementaire sortant et d’éviter ainsi la récolte des 500 signatures, le groupement nous était soumis comme une condition pour obtenir ce parrainnage. Nous avons refusé d’accepter ce chantage et nous avons donc récolté nos 500 signatures. La Lijst De Decker était plutôt favorable à un groupement des petites listes regroupant Pro Bruxsel (N), N-VA et même Groen! mais ils ont préféré faire une alliance avec les autres partis", explique Piet Deslé, tête de liste LDD à Bruxelles.
L’absence de la LDD du groupement anti-VB laisse-t-il présager d’une future rupture du "cordon sanitaire" (accord politique visant à exclure toute alliance avec des formations non démocratiques) en cas de succès électoral au soir du 7 juin prochain ? Théoriquement le scénario est possible : si le Vlaams Belang maintient ses 6 sièges actuels, la LDD obtient 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège, la future coalition bruxelloise du côté flamand pourrait aboutir mathématiquement à l’alliance des partis nationaliste, populiste et d’extrême droite. "Ecoutez, nous sommes effectivement opposés par principe au cordon sanitaire mais nous n’avons pas pour autant l’intention de bloquer les institutions bruxelloises. En plus, en nous alliant avec le VB, on se mettrait de facto dans le cordon sanitaire en Flandre où ce système est bel et bien pratiqué. Mais, je ne pense pas qu’un tel scénario sera possible car le Vlaams Belang ne parviendra pas à refaire son méga-score de 2004 qu’il a obtenu grâce à ce procès politique orchestré par les autres partis visant à lui enlever sa dotation publique", ajoute Piet Deslé.
Le concept de "lijstverbinding" (groupement de listes), qui existe également dans le code électoral hollandais, semble plus facilement acceptable pour les partis flamands qui veulent échapper au seuil de 5 % mais aussi pour empêcher la répartition des sièges au profit des formations d’extrême droite. Bien qu’appliqué de la même manière lors des élections régionales de 2004 (2 groupements en 2004 avec d’un côté le groupement Vlaams Belang et la liste FIRE face au groupement anti-VB des autres partis) les groupements de liste n’avaient pas eu d’effet, selon une étude du CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques), sur la répartition des sièges au Parlement bruxellois lors des élections 2004.
Dans le cadre de la campagne électorale 2009, du côté francophone bruxellois, il convient encore de noter l’existence d’un "projet de groupement", avorté, de l’ensemble des listes non représentés au Parlement bruxellois à l’exclusion des listes d’extrême droite. L’initiative de regrouper "toutes les petites listes démocratiques" a d’abord été lancée par Rauf Ben Ammar (CAP D’ORAZIO) et travaillée par Rachid Zegzaoui (Egalité). Objectif ? Briser "le seul non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes" composé de 12 listes francophones bruxellois (Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution). En cas de réussite, un tel regroupement aurait également permis de défendre l’idée d"un autre vote utile" pendant la campagne électorale face à l’argument du "vote utile" (voter pour le parti dominant le plus proche de ses idées) régulièrement avancé par les partis parlementaires.
Le PSL du cartel PC-LCR-PSL-PH refusera un tel regroupement au motif que la liste Egalité "soutient le terrorisme en demandant le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, n’est pas une liste de gauche et défend le régime de Mahmoud Ahmadinejad", le PC refusera à cause de l’"aggréssivité verbale" du négiocateur d’Egalité (Rachid Zegzaoui), PTB+ refusera à cause de la présence de Nadine Rosa-Rosso (Egalité, ex-PTB), Pierre Guindja (CAP D’ORAZIO) refusera le groupement à cause de la présence de Musulmans.be, Trèfle prononcera un avis défavorable, Pro Bruxsel (F) émettra un avis favorable mais le parti avait déjà coché la case du "non" regroupement au moment du dépôt de la liste, le CDF déclarera "ne pas être intéressé", le PSH rédigera une note favorable, Musulmans.be se prononcera favorablement, la liste DP expliquera (sans comprendre) être "favorable mais seulement après les élections" et Vélorution écrira être favorable "au plus large regroupement possible" afin de donner "un peu de chance pour quiconque de profiter de cette petite fenêtre de démocratie" et ce "avec ou sans élus Vélorution".
Résultat : le projet de regroupement de ces 12 listes francophones bruxellois aboutira à un échec, les dirigeants n’arrivant pas à faire lever les conditions "exclusives" sur l’un ou l’autre candidat(e). Le bureau principal actera finalement un seul groupement du côté francophone bruxellois regroupant 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution).
Financement et armement bruxellois pour la colonisation israélienne ?

Des manifestants ont critiqué la banque belgo-française Dexia pour le financement de la colonisation israélienne
Une centaine de manifestants se sont réunis ce mercredi (13/05/09) vers 16h00 sur la Place Rogier à Bruxelles, devant le siège de Dexia, pour dénoncer le soutien de la banque franco-belge à la colonisation israélienne en territoire palestinien. Ce "rassemblement national" était principalement organisé par le mouvement flamand de solidarité internationale INTAL (membre de la coupole Nord-Sud CNCD-Opération 11.11.11) et a notamment rassemblé des représentants des partis Ecolo, LCR, CAP, Egalité et PTB+.
"Je suis venu ici sur la Place Rogier car l’assemblée générale annuelle de Dexia se tient en ce moment et je suis venu avec d’autres courants de gauche pour protester contre la politique bancaire de Dexia en Israël. Concrètement, ils sont en train de financer une politique qui vise à exproprier les Palestiniens et détourner ainsi l’argent des épargnants qui ne sont pas toujours tenus au courant de la finalité de l’usage de leurs argents. Dexia finance la colonisation israélienne et donc le message qu’on veut envoyer est à l’attention du Conseil d’administration de Dexia même si on ne se fait pas trop d’illusion sur l’effet immédiat qu’on peut avoir sur ce Conseil. Par contre, si on arrive à alerter les épargnants et s’ils protestent chacun auprès de leurs agences bancaires, il y aura peut-être des réactions parce que ce qui intéresse les dirigeants avant tout est de garder les clients et d’avoir de l’argent, ils sont dans une logique purement économique", déclare Guy Van Sinoy, militant syndicaliste et 7e candidat effectif PC-PSL-LCR-PH dans le cadre des élections bruxelloises du 7 juin 2009.
Le Conseil d’administration de Dexia se compose de 17 membres - dont des personnalités politiques belges comme Jean-Luc Dehaene, ex-Premier ministre belge et actuel candidat tête de liste CD&V à l’Europe, Serge Kubla parlementaire wallon et actuel tête de liste MR dans le Brabant wallon, Koen Van Loo ex-chef de cabinet du ministre MR des Finances Didier Reynders et Francis Vermeiren parlementaire flamand et 20e candidat effectif sur la liste Open-VLD dans le Brabant flamand - qui se partage ensemble un montant annuel global maximum de rémunération de 1.300.000 euros.

Dirk De Block est tête de liste pour le PTB+ à Bruxelles
"Mais le problème ne concerne pas uniquement la banque Dexia. En faisant une petite recherche sur les décisions concernant les exportations et importations d’armes, j’ai été surpris de constater que le gouvernement bruxellois sortant [PS-CDH-Ecolo-SP.A-OpenVLD-CD&V] a approuvé des exportations d’armes vers Israël en 2005 et 2007 pour moderniser les avions de l’armée israélienne ainsi que des importations en 2008 venant d’Israël. Je rappelle qu’aucun des partis du gouvernement bruxellois n’a parlé de cette affaire, la presse traditionnelle l’a à peine évoquée et personne n’a vraiment marqué son désaccord. Ils se sont tous tus", regrette Dirk De Block, tête de liste pour le PTB+ (Parti du Travail de Belgique – extrême gauche marxiste-léniniste).
Pour rappel, Magda Alvoet (ex-ministre Agalev dans le gouvernement Verhofstadt I) avait été contrainte par son parti à la démission en 2002 en raison de son attitude passive au gouvernement fédéral lorsque Louis Michel (MR) octroya une licence d’exportations d’armes vers le Népal, une crise qui provoqua d’ailleurs la régionalisation de la compétence en matière d’importation et d’exportation d’armes.
Un rapport de janvier 2009 de Caroline Pailhe, chargée de recherche au GRIP (Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité), indique qu’ "en 2007, la majorité des exportations effectuées vers Israël par les entités fédérées a été accordée à 66,5% par la région de Bruxelles-Capitale (pour une valeur de 3,6 millions d’euros), contre 19,6% pour la Région wallonne et 13,8% pour la Région flamande. Israël est d’ailleurs, cette année-là, la principale destination des exportations bruxelloises vers le Moyen-Orient (à côté de l’Arabie saoudite) et une destination majeure sur l’ensemble des exportations bruxelloises. L’État hébreu a en effet représenté 99,9% des exportations de la capitale vers le Moyen-Orient et 40,43% de l’ensemble de ses exportations".
Alors que le gouvernement flamand [CD&V-OpenVLD-SP.A] a émis 5 refus à destination d’Israël pour une valeur de 2,7 millions d’euros, le gouvernement bruxellois [PS-CDH-Ecolo-SP.A-OpenVLD-CD&V] n’a refusé aucune exportation d’armes vers Israël sur la période de 2003 au 1er septembre 2008 et approuvé en 2008 pour 100.266 euros d’importations d’armes légères venant d’Israël, indique la même étude.
"Ce n’est pas vraiment une attitude conséquente pour les partis politiques de l’Olivier, je n’ai pas envie de dire qu’ils sont hypocrites pour ne pas affecter les militants dans ces partis qui bougent de manière honnête sur cette question. Au PTB, notre position est claire pour s’opposer aux licences d’exportation vers Israël et il existe une vraie concordance entre les militants de base et les dirigeants du parti, ce qui n’est pas le cas dans des partis comme le PS, le CDH ou même chez Ecolo. On peut voter pour des candidats qu’on trouve bien dans tous les partis mais la question est de savoir si celle ou celui qui sera ministre aura la même attitude que le militant de base. Israël ne respecte pas le droit international et ne tient pas compte des résolutions de l’ONU. L’histoire a toujours montré que lorsqu’un pays occupe les territoires d’un autre peuple, le peuple se révolte toujours. Lorsque, par exemple, la Belgique a été envahie par l’Allemagne nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a également des résistances pour condamner l’occupation", ajoute Dirk De Block. Interpellé sur l’amalgame fait entre Israël et le régime nazi, la tête de liste du PTB+ répond qu’il "compare la résistance légitime d’un peuple face à l’occupation, pas autre chose".
Interpellé sur le sujet, Ahmed Mouhssin (12e candidat Ecolo) estime qu’il s’agit clairement "d’une erreur du gouvernement bruxellois" et qu’il n’était "pas au courant des chiffres pour 2008". "En tant que collaborateur chez la ministre Evelyne Huytebroeck (Ecolo), je suis tenu par un devoir de réserve et je ne peux donc pas faire de commentaire sur les membres du gouvernement mais cette question d’exportation d’armes me prouve une chose, c’est que je dois absolument devenir député bruxellois pour qu’on soit plus attentif à ce sujet", conclut le candidat.
Bruxelles : Au moins 17 listes FR et 10 listes NL

Les listes Egalité et Pro Bruxsel (F) n'ont pas été acceptées le premier jour des dépôts
Ce samedi (09/05/09), dès 13h30, des représentants de l’ensemble des listes politiques ont fait la file devant le bureau principal au Palais de Justice de Bruxelles en vue de déposer chacun officiellement leurs listes dans le cadre des élections régionales du 7 juin 2009. Parmi les représentants présents, il y en avait notamment pour : Front National, PS, MR, Trefle, Ecolo, Egalité, Pro Bruxsel (F), Unie, Vélorution, Musulmans.be, PTB+, CDH, LCR-PSL-PC-PH, CAP D’ORAZIO, Nation, PSH, RWF-RBF du côté francophone bruxellois et Open-VLD, SP.A, Groen!, Vlaams Belang, Lijst De Decker, CD&V, N-VA, Pro Bruxsel (N), PvdA+ et B.U.B. du côté flamand bruxellois.
Deux listes (Egalité et Pro Bruxsel (F)) n’ont pas été acceptées lors de cette première journée d’inscription. Pour la liste Egalité, les candidats n’avaient pas rempli correctement le formulaire F/3/bis relatif aux obligations de dépenses électorales, ils ont promis de faire le nécessaire et de repasser demain pour finaliser les démarches administratives.
Concernant la liste Pro Bruxsel, le nouveau parti régionaliste a voulu marquer le coup avec une démarche que les militants qualifient d’"historique en région bruxelloise" puisque c’est la première fois, depuis la création de la région (1989), qu’un même parti politique présentait 2 listes avec le même nom (mais avec des candidats différents) dans les deux groupes linguistiques. La négociation a d’abord tourné autour de la question de savoir laquelle des deux listes Pro Bruxsel avaient été déposée en premier sachant que les représentants bilingues du nouveau parti étaient entrés en même temps dans la salle. Ensuite, il convenait de savoir si le droit de protection des sigles et des logos pouvait interdire l’usage du même nom sans sigle et sans logo. Face à ce casse-tête juridique, les militants ont préféré opter carrément pour un changement de dénomination du nom unique de ce parti bilingue en la déclinant en deux listes linguistiquement marquées : Pro Bruxsel (F) et Pro Bruxsel (N). Enfin, pour départager la préséance entre ces deux nouvelles listes bruxelloises, les parties ont organisé dans le bureau principal un tirage aléatoire à "pile ou face" (une première aussi) à l’aide d’une pièce d’un euro et le sort a finalement donné la priorité à la liste flamande Pro Bruxsel (N) qui a été correctement enregistrée pour participer aux prochaines élections.

Philippe Delstanche a joué à "pile ou face" pour départager les 2 listes de son parti Pro Bruxsel
La liste francophone Pro Bruxsel (F) devra encore attendre l’arbitrage lundi prochain des membres du bureau principal pour savoir si le degré de différenciation entre la liste déposée (N) et la liste proposée (F) du même parti est suffisamment valable et si le parrainnage des 500 électeurs (qui ont signé pour une liste Pro Bruxsel) pourra s’appliquer aux deux nouvelles dénominations. "Voilà comment la démocratie se joue à pile ou face dans la capitale européenne. La conclusion de cette journée est qu’il n’est pas permis d’avoir un parti bilingue dans une capitale politiquement bilingue, c’est vraiment un système aberrant !", a réagi Philippe Delstanche, Président du parti Pro Bruxsel.
Les représentants des listes ont jusqu’à demain (10/05/09) pour venir déposer ou finaliser les dernières formalités en vue de garantir leurs présences lors des élections bruxelloises du 7 juin 2009.
12 listes flamandes face à 60.000 votes pour aboutir à une tripartite ?

17 députés flamands siègent au Parlement bruxellois pour environ 60.000 voix
Avec sa récente sortie contre les Flamands de Bruxelles, le secrétaire d’Etat fédéral Bernard Clerfayt (MR-FDF) a donné le véritable coup d’envoi de la campagne électorale car la prétendue bataille entre les deux têtes de liste Charles Picqué (PS) et Armand De Decker (MR-PRL) ne laisse pour l’instant pas grand-chose à voir.
Pour Bernard Clerfayt, les Flamands devraient avoir moins de poids au gouvernement régional et au Parlement bruxellois et les garanties mises en oeuvre pour la minorité néerlandophone de la capitale ne constitue qu’un vestige du système d’apartheid. C’est avec ce type de message que le FDF (Front Démocratique des Francophones – parti régionaliste de droite) tente toujours de s’attirer les voix des électeurs bruxellois. Ce dérapage communautaire n’attire généralement l’attention que des médias flamands et mais montre aussi la combativité du FDF sur cette thématique.
Ce combat linguistique enflammé est à l’opposé du climat qui règne entre les deux principaux prétendants à la fonction de ministre-président de la Région bruxelloise : l’actuel ministre-président Charles Picqué (PS) et l’actuel Président du Sénat Armand De Decker, bref un combat entre deux sexagénaires en fin de carrière. Les jeunes talents politiques ne semblent pas encore prêts à être exposés mais la campagne est déjà en cours et personne ne sait jusqu’à présent quelle direction empruntera la lutte électorale.
Du résultat de ces élections dépendent toutefois les politiques qui seront menées durant les cinq prochaines années : y aura-t-il un nouvel Olivier, une nouvelle coalition de gauche (PS, Ecolo, CDH) ou une réédition du gouvernement Picqué II (PS, MR)? Le résultat final ne dépendra pas exclusivement des partis en région bruxelloise. Il est prévu que les états-majors de partis se mêleront fortement de la formation des coalitions. Les chefs de partis francophones annoncent déjà une préférence pour des coalitions symétriques entre Bruxelles et la composition des gouvernements en Région wallonne et en Communauté française. Ainsi, ils pourront se présenter avec un front francophone solide en vue d’entamer des prochaines négociations sur l’avenir de la Belgique.
La situation du côté néerlandophone à Bruxelles est très différente. La question est de savoir si l’actuelle tripartite (Open VLD, SP.A et CD & V) va remporter suffisamment de sièges (9) pour conserver une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone. La situation est d’autant plus difficile qu’il n’y a pas moins de 12 listes qui se présentent aux électeurs dans le camp flamand. Cette fragmentation risque d’aboutir à des surprises. Il faudra également examiner de près le score que fera la List De Decker (LDD, parti populiste de droite). La tripartite flamande pourra-t-elle s’en sortir ou faudra-t-il appeler les écologistes flamands de Groen! pour se sauver ?
La répartition des portefeuilles au sein du Big 3 (Open VLD, SP.A et CD & V) est un sujet aussi important. Les têtes de listes ont tous les yeux braqués sur le portefeuille de la Mobilité: aussi bien le titulaire actuel Pascal Smet (SP.A), que le vice-Premier ministre fédéral Steven Vanacker (CD & V) ou encore l’actuel ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open VLD). En plus de la mobilité, le portefeuille de l’Enseignement est également un poste très convoité car les deux matières représentent des défis majeurs à Bruxelles.
Enfin, ces élections régionales de 2009 permettront de se faire une meilleure idée de la taille de l’électorat néerlandophone à Bruxelles. Depuis 1999, le nombre d’électeurs flamands dans la capitale bruxelloise (19 communes) fluctue autour des 60.000 unités, soit 13 % du total des votes exprimés. Il faudra voir si ce chiffre pourra encore être atteint mais cela dépend des électeurs.
(traduction de l’article original en flamand dans le cadre d’une collaboration entre l’agence Parlemento.com et l’hebdomadaire Brussel Deze Week)





