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Dépenses électorales 2010 : +10,42 % à payer par le contribuable

Pas de transparence : les législateurs ont limité à 15 jours la consultation des milliers de pages de dépenses électorales déposées au greffe du Tribunal correctionnel de Bruxelles accessibles seulement pendant les heures d'ouverture
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Tout électeur, muni de sa carte d’identité et de sa convocation électoral, peut consulter pendant 15 jours seulement (et uniquement pendant les heures d’ouverture 8h30-12h00/13h30-16h00) les déclarations de dépenses électorales relatives aux élections fédérales 2010 au greffe du Tribunal correctionnel de Bruxelles. En effet, tous les partis et tous les candidats sont obligés – en vertu de l’article 6 de la loi du 04/07/1989 relative à la limitation et au contrôle des dépenses électorales engagées pour les élections des Chambres fédérales ainsi qu’au financement et à la comptabilité ouverte des partis politiques et à l‘article 116 paragraphe 6 du code électoral – de remettre à temps une déclaration de dépense auprès du bureau principal de circonscription électoral sous peine de poursuites judiciaires et de sanctions. Dans le faits, ces lois restent inefficaces principalement en raison des intérêts politiques de la commission (composée de mandataires) chargée de contrôler les formations ou personnes en infraction.
+10,42 % par rapport à 2007
700 manifestants contre Israël devant le ministère belge des Affaires étrangères
Quelque 700 manifestants se sont réunis ce lundi (31/05/2010) à Bruxelles devant le siège du ministère belge des Affaires étrangères (rue des Petits Carmes) pour condamner la dernière opération militaire israélienne contre un bateau turc coûtant la vie à au moins 9 personnes et blessant une trentaine d’autres militants.
De nombreux représentants de partis politiques belges (notamment du PS, Ecolo, Groen!, CDH, SP.A, Front des Gauches, Egalité, PTB-PvdA, PSL, LCR et Bloc ML) figuraient parmi les manifestants à Bruxelles agitant des drapeaux et criant les slogans suivants : "Israël assassin", "Israël terroriste, l’Europe complice", "Israël terroriste, la Belgique complice", "Expulsions", "Israël boycott", "Nous sommes tous des Palestiniens", "Fermez l’ambassade des terroristes", "Hamas ! Jihad ! Hezbollah !" (+VIDEOS)
La liste GROEN! (BHV) pour la Chambre 2010
Deux représentants de la liste des écologistes flamands GROEN! étaient présents ce jeudi (13/05/2010) pour déposer officiellement les signatures de parlementaires ainsi que la liste des candidats en vue de participer aux élections législatives belges du 13/06/2010. Cette liste dispose d’une seule députée bruxelloise à la Chambre et de 5 sur l’ensemble du territoire, la liste GROEN! a pu donc compter sur le parrainage de ses propres parlementaires.
Au niveau institutionnel, les écologistes flamands plaident également pour la scission de l’arrondissement Bruxelles-Halle-Vilvoorde tout en demandant la sauvegarde des droits des Bruxellois flamands.
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)
Résultats des élections bruxelloises 2009

La nouvelle composition du Parlement bruxellois (source : SPF Intérieur)
Les électeurs des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale se sont rendus aux urnes ce dimanche (07/06/09) pour désigner leurs mandataires qui siègeront pendant les 5 prochaines années au Parlement bruxellois, au Parlement européen, au Parlement flamand et au Parlement de la Communauté française de Belgique.
A noter que le code électoral belge n’oblige pas un élu direct à effectivement siéger, ce dernier peut en effet choisir de démissionner pour qu’un suppléant soit amené à siéger à sa place. Par ailleurs, lorsqu’un parti participe à une coalition et désigne des mandataires exécutifs, ces derniers sont réputés "empêchés" et leurs sièges de députés sont alors temporairement occupés par des suppléants.
Non-obstant la décision des personnes d’exercer ou non le mandat attribué par le scrutin, parmi les 6 nouveaux élus bruxellois au Parlement flamand, on compte : Yamila IDRISSI (SP.A, 1.827 voix), Luckas VAN DER TAELEN (GROEN!, 1.949 voix), Johan DEMOL (VB, 3.599 voix), Brigitte GROUWELS (CD&V, 3.017 voix), Sven GATZ (Open VLD, 4.390 voix) et Anne BRUSSEEL (Open VLD, 813 voix).
Les résultats finaux comptabilisés par le SPF Intérieur indiquent également pour le Parlement bruxellois la composition (provisoire car certains élus ne siègeront probablement pas) suivante selon les voix de préférence :

Classement des 89 élus par voix de préférence
Les groupements de listes et l’échec d’un "vote utile" atypique

A lire : la préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009
Le jeudi (21/05/09), le bureau principal de circonscription électorale à Bruxelles a arrêté "le tableau des listes formant groupe" pour les élections régionales du 7 juin 2009. En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des "groupements de listes" (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé "clé D’Hondt".
Du côté francophone bruxellois, le bureau principal indique un groupement entre 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution) tandis que du côté flamand bruxellois on découvre un groupement entre 9 listes (SP.A, SLP, NV.A, Groen!, CD&V, Open VLD, PVDA+, Pro Bruxsel (N), B.U.B. (Belg.Unie) face à la Lijst De Decker (pas de groupement) et le Vlaams Belang (pas de groupement).
"La Lijst De Decker ne fait partie d’aucun groupement car lorsque nous avions contacté l’ensemble des partis représentés au Parlement bruxellois pour essayer d’obtenir le parrainnage d’un parlementaire sortant et d’éviter ainsi la récolte des 500 signatures, le groupement nous était soumis comme une condition pour obtenir ce parrainnage. Nous avons refusé d’accepter ce chantage et nous avons donc récolté nos 500 signatures. La Lijst De Decker était plutôt favorable à un groupement des petites listes regroupant Pro Bruxsel (N), N-VA et même Groen! mais ils ont préféré faire une alliance avec les autres partis", explique Piet Deslé, tête de liste LDD à Bruxelles.
L’absence de la LDD du groupement anti-VB laisse-t-il présager d’une future rupture du "cordon sanitaire" (accord politique visant à exclure toute alliance avec des formations non démocratiques) en cas de succès électoral au soir du 7 juin prochain ? Théoriquement le scénario est possible : si le Vlaams Belang maintient ses 6 sièges actuels, la LDD obtient 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège, la future coalition bruxelloise du côté flamand pourrait aboutir mathématiquement à l’alliance des partis nationaliste, populiste et d’extrême droite. "Ecoutez, nous sommes effectivement opposés par principe au cordon sanitaire mais nous n’avons pas pour autant l’intention de bloquer les institutions bruxelloises. En plus, en nous alliant avec le VB, on se mettrait de facto dans le cordon sanitaire en Flandre où ce système est bel et bien pratiqué. Mais, je ne pense pas qu’un tel scénario sera possible car le Vlaams Belang ne parviendra pas à refaire son méga-score de 2004 qu’il a obtenu grâce à ce procès politique orchestré par les autres partis visant à lui enlever sa dotation publique", ajoute Piet Deslé.
Le concept de "lijstverbinding" (groupement de listes), qui existe également dans le code électoral hollandais, semble plus facilement acceptable pour les partis flamands qui veulent échapper au seuil de 5 % mais aussi pour empêcher la répartition des sièges au profit des formations d’extrême droite. Bien qu’appliqué de la même manière lors des élections régionales de 2004 (2 groupements en 2004 avec d’un côté le groupement Vlaams Belang et la liste FIRE face au groupement anti-VB des autres partis) les groupements de liste n’avaient pas eu d’effet, selon une étude du CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques), sur la répartition des sièges au Parlement bruxellois lors des élections 2004.
Dans le cadre de la campagne électorale 2009, du côté francophone bruxellois, il convient encore de noter l’existence d’un "projet de groupement", avorté, de l’ensemble des listes non représentés au Parlement bruxellois à l’exclusion des listes d’extrême droite. L’initiative de regrouper "toutes les petites listes démocratiques" a d’abord été lancée par Rauf Ben Ammar (CAP D’ORAZIO) et travaillée par Rachid Zegzaoui (Egalité). Objectif ? Briser "le seul non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes" composé de 12 listes francophones bruxellois (Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution). En cas de réussite, un tel regroupement aurait également permis de défendre l’idée d"un autre vote utile" pendant la campagne électorale face à l’argument du "vote utile" (voter pour le parti dominant le plus proche de ses idées) régulièrement avancé par les partis parlementaires.
Le PSL du cartel PC-LCR-PSL-PH refusera un tel regroupement au motif que la liste Egalité "soutient le terrorisme en demandant le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, n’est pas une liste de gauche et défend le régime de Mahmoud Ahmadinejad", le PC refusera à cause de l’"aggréssivité verbale" du négiocateur d’Egalité (Rachid Zegzaoui), PTB+ refusera à cause de la présence de Nadine Rosa-Rosso (Egalité, ex-PTB), Pierre Guindja (CAP D’ORAZIO) refusera le groupement à cause de la présence de Musulmans.be, Trèfle prononcera un avis défavorable, Pro Bruxsel (F) émettra un avis favorable mais le parti avait déjà coché la case du "non" regroupement au moment du dépôt de la liste, le CDF déclarera "ne pas être intéressé", le PSH rédigera une note favorable, Musulmans.be se prononcera favorablement, la liste DP expliquera (sans comprendre) être "favorable mais seulement après les élections" et Vélorution écrira être favorable "au plus large regroupement possible" afin de donner "un peu de chance pour quiconque de profiter de cette petite fenêtre de démocratie" et ce "avec ou sans élus Vélorution".
Résultat : le projet de regroupement de ces 12 listes francophones bruxellois aboutira à un échec, les dirigeants n’arrivant pas à faire lever les conditions "exclusives" sur l’un ou l’autre candidat(e). Le bureau principal actera finalement un seul groupement du côté francophone bruxellois regroupant 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution).
Les groupements de listes et l'échec d'un "vote utile" atypique

A lire : la préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009
Le jeudi (21/05/09), le bureau principal de circonscription électorale à Bruxelles a arrêté "le tableau des listes formant groupe" pour les élections régionales du 7 juin 2009. En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des "groupements de listes" (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé "clé D’Hondt".
Du côté francophone bruxellois, le bureau principal indique un groupement entre 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution) tandis que du côté flamand bruxellois on découvre un groupement entre 9 listes (SP.A, SLP, NV.A, Groen!, CD&V, Open VLD, PVDA+, Pro Bruxsel (N), B.U.B. (Belg.Unie) face à la Lijst De Decker (pas de groupement) et le Vlaams Belang (pas de groupement).
"La Lijst De Decker ne fait partie d’aucun groupement car lorsque nous avions contacté l’ensemble des partis représentés au Parlement bruxellois pour essayer d’obtenir le parrainnage d’un parlementaire sortant et d’éviter ainsi la récolte des 500 signatures, le groupement nous était soumis comme une condition pour obtenir ce parrainnage. Nous avons refusé d’accepter ce chantage et nous avons donc récolté nos 500 signatures. La Lijst De Decker était plutôt favorable à un groupement des petites listes regroupant Pro Bruxsel (N), N-VA et même Groen! mais ils ont préféré faire une alliance avec les autres partis", explique Piet Deslé, tête de liste LDD à Bruxelles.
L’absence de la LDD du groupement anti-VB laisse-t-il présager d’une future rupture du "cordon sanitaire" (accord politique visant à exclure toute alliance avec des formations non démocratiques) en cas de succès électoral au soir du 7 juin prochain ? Théoriquement le scénario est possible : si le Vlaams Belang maintient ses 6 sièges actuels, la LDD obtient 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège, la future coalition bruxelloise du côté flamand pourrait aboutir mathématiquement à l’alliance des partis nationaliste, populiste et d’extrême droite. "Ecoutez, nous sommes effectivement opposés par principe au cordon sanitaire mais nous n’avons pas pour autant l’intention de bloquer les institutions bruxelloises. En plus, en nous alliant avec le VB, on se mettrait de facto dans le cordon sanitaire en Flandre où ce système est bel et bien pratiqué. Mais, je ne pense pas qu’un tel scénario sera possible car le Vlaams Belang ne parviendra pas à refaire son méga-score de 2004 qu’il a obtenu grâce à ce procès politique orchestré par les autres partis visant à lui enlever sa dotation publique", ajoute Piet Deslé.
Le concept de "lijstverbinding" (groupement de listes), qui existe également dans le code électoral hollandais, semble plus facilement acceptable pour les partis flamands qui veulent échapper au seuil de 5 % mais aussi pour empêcher la répartition des sièges au profit des formations d’extrême droite. Bien qu’appliqué de la même manière lors des élections régionales de 2004 (2 groupements en 2004 avec d’un côté le groupement Vlaams Belang et la liste FIRE face au groupement anti-VB des autres partis) les groupements de liste n’avaient pas eu d’effet, selon une étude du CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques), sur la répartition des sièges au Parlement bruxellois lors des élections 2004.
Dans le cadre de la campagne électorale 2009, du côté francophone bruxellois, il convient encore de noter l’existence d’un "projet de groupement", avorté, de l’ensemble des listes non représentés au Parlement bruxellois à l’exclusion des listes d’extrême droite. L’initiative de regrouper "toutes les petites listes démocratiques" a d’abord été lancée par Rauf Ben Ammar (CAP D’ORAZIO) et travaillée par Rachid Zegzaoui (Egalité). Objectif ? Briser "le seul non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes" composé de 12 listes francophones bruxellois (Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution). En cas de réussite, un tel regroupement aurait également permis de défendre l’idée d"un autre vote utile" pendant la campagne électorale face à l’argument du "vote utile" (voter pour le parti dominant le plus proche de ses idées) régulièrement avancé par les partis parlementaires.
Le PSL du cartel PC-LCR-PSL-PH refusera un tel regroupement au motif que la liste Egalité "soutient le terrorisme en demandant le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, n’est pas une liste de gauche et défend le régime de Mahmoud Ahmadinejad", le PC refusera à cause de l’"aggréssivité verbale" du négiocateur d’Egalité (Rachid Zegzaoui), PTB+ refusera à cause de la présence de Nadine Rosa-Rosso (Egalité, ex-PTB), Pierre Guindja (CAP D’ORAZIO) refusera le groupement à cause de la présence de Musulmans.be, Trèfle prononcera un avis défavorable, Pro Bruxsel (F) émettra un avis favorable mais le parti avait déjà coché la case du "non" regroupement au moment du dépôt de la liste, le CDF déclarera "ne pas être intéressé", le PSH rédigera une note favorable, Musulmans.be se prononcera favorablement, la liste DP expliquera (sans comprendre) être "favorable mais seulement après les élections" et Vélorution écrira être favorable "au plus large regroupement possible" afin de donner "un peu de chance pour quiconque de profiter de cette petite fenêtre de démocratie" et ce "avec ou sans élus Vélorution".
Résultat : le projet de regroupement de ces 12 listes francophones bruxellois aboutira à un échec, les dirigeants n’arrivant pas à faire lever les conditions "exclusives" sur l’un ou l’autre candidat(e). Le bureau principal actera finalement un seul groupement du côté francophone bruxellois regroupant 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution).
Bruxelles : Au moins 17 listes FR et 10 listes NL

Les listes Egalité et Pro Bruxsel (F) n'ont pas été acceptées le premier jour des dépôts
Ce samedi (09/05/09), dès 13h30, des représentants de l’ensemble des listes politiques ont fait la file devant le bureau principal au Palais de Justice de Bruxelles en vue de déposer chacun officiellement leurs listes dans le cadre des élections régionales du 7 juin 2009. Parmi les représentants présents, il y en avait notamment pour : Front National, PS, MR, Trefle, Ecolo, Egalité, Pro Bruxsel (F), Unie, Vélorution, Musulmans.be, PTB+, CDH, LCR-PSL-PC-PH, CAP D’ORAZIO, Nation, PSH, RWF-RBF du côté francophone bruxellois et Open-VLD, SP.A, Groen!, Vlaams Belang, Lijst De Decker, CD&V, N-VA, Pro Bruxsel (N), PvdA+ et B.U.B. du côté flamand bruxellois.
Deux listes (Egalité et Pro Bruxsel (F)) n’ont pas été acceptées lors de cette première journée d’inscription. Pour la liste Egalité, les candidats n’avaient pas rempli correctement le formulaire F/3/bis relatif aux obligations de dépenses électorales, ils ont promis de faire le nécessaire et de repasser demain pour finaliser les démarches administratives.
Concernant la liste Pro Bruxsel, le nouveau parti régionaliste a voulu marquer le coup avec une démarche que les militants qualifient d’"historique en région bruxelloise" puisque c’est la première fois, depuis la création de la région (1989), qu’un même parti politique présentait 2 listes avec le même nom (mais avec des candidats différents) dans les deux groupes linguistiques. La négociation a d’abord tourné autour de la question de savoir laquelle des deux listes Pro Bruxsel avaient été déposée en premier sachant que les représentants bilingues du nouveau parti étaient entrés en même temps dans la salle. Ensuite, il convenait de savoir si le droit de protection des sigles et des logos pouvait interdire l’usage du même nom sans sigle et sans logo. Face à ce casse-tête juridique, les militants ont préféré opter carrément pour un changement de dénomination du nom unique de ce parti bilingue en la déclinant en deux listes linguistiquement marquées : Pro Bruxsel (F) et Pro Bruxsel (N). Enfin, pour départager la préséance entre ces deux nouvelles listes bruxelloises, les parties ont organisé dans le bureau principal un tirage aléatoire à "pile ou face" (une première aussi) à l’aide d’une pièce d’un euro et le sort a finalement donné la priorité à la liste flamande Pro Bruxsel (N) qui a été correctement enregistrée pour participer aux prochaines élections.

Philippe Delstanche a joué à "pile ou face" pour départager les 2 listes de son parti Pro Bruxsel
La liste francophone Pro Bruxsel (F) devra encore attendre l’arbitrage lundi prochain des membres du bureau principal pour savoir si le degré de différenciation entre la liste déposée (N) et la liste proposée (F) du même parti est suffisamment valable et si le parrainnage des 500 électeurs (qui ont signé pour une liste Pro Bruxsel) pourra s’appliquer aux deux nouvelles dénominations. "Voilà comment la démocratie se joue à pile ou face dans la capitale européenne. La conclusion de cette journée est qu’il n’est pas permis d’avoir un parti bilingue dans une capitale politiquement bilingue, c’est vraiment un système aberrant !", a réagi Philippe Delstanche, Président du parti Pro Bruxsel.
Les représentants des listes ont jusqu’à demain (10/05/09) pour venir déposer ou finaliser les dernières formalités en vue de garantir leurs présences lors des élections bruxelloises du 7 juin 2009.
12 listes flamandes face à 60.000 votes pour aboutir à une tripartite ?

17 députés flamands siègent au Parlement bruxellois pour environ 60.000 voix
Avec sa récente sortie contre les Flamands de Bruxelles, le secrétaire d’Etat fédéral Bernard Clerfayt (MR-FDF) a donné le véritable coup d’envoi de la campagne électorale car la prétendue bataille entre les deux têtes de liste Charles Picqué (PS) et Armand De Decker (MR-PRL) ne laisse pour l’instant pas grand-chose à voir.
Pour Bernard Clerfayt, les Flamands devraient avoir moins de poids au gouvernement régional et au Parlement bruxellois et les garanties mises en oeuvre pour la minorité néerlandophone de la capitale ne constitue qu’un vestige du système d’apartheid. C’est avec ce type de message que le FDF (Front Démocratique des Francophones – parti régionaliste de droite) tente toujours de s’attirer les voix des électeurs bruxellois. Ce dérapage communautaire n’attire généralement l’attention que des médias flamands et mais montre aussi la combativité du FDF sur cette thématique.
Ce combat linguistique enflammé est à l’opposé du climat qui règne entre les deux principaux prétendants à la fonction de ministre-président de la Région bruxelloise : l’actuel ministre-président Charles Picqué (PS) et l’actuel Président du Sénat Armand De Decker, bref un combat entre deux sexagénaires en fin de carrière. Les jeunes talents politiques ne semblent pas encore prêts à être exposés mais la campagne est déjà en cours et personne ne sait jusqu’à présent quelle direction empruntera la lutte électorale.
Du résultat de ces élections dépendent toutefois les politiques qui seront menées durant les cinq prochaines années : y aura-t-il un nouvel Olivier, une nouvelle coalition de gauche (PS, Ecolo, CDH) ou une réédition du gouvernement Picqué II (PS, MR)? Le résultat final ne dépendra pas exclusivement des partis en région bruxelloise. Il est prévu que les états-majors de partis se mêleront fortement de la formation des coalitions. Les chefs de partis francophones annoncent déjà une préférence pour des coalitions symétriques entre Bruxelles et la composition des gouvernements en Région wallonne et en Communauté française. Ainsi, ils pourront se présenter avec un front francophone solide en vue d’entamer des prochaines négociations sur l’avenir de la Belgique.
La situation du côté néerlandophone à Bruxelles est très différente. La question est de savoir si l’actuelle tripartite (Open VLD, SP.A et CD & V) va remporter suffisamment de sièges (9) pour conserver une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone. La situation est d’autant plus difficile qu’il n’y a pas moins de 12 listes qui se présentent aux électeurs dans le camp flamand. Cette fragmentation risque d’aboutir à des surprises. Il faudra également examiner de près le score que fera la List De Decker (LDD, parti populiste de droite). La tripartite flamande pourra-t-elle s’en sortir ou faudra-t-il appeler les écologistes flamands de Groen! pour se sauver ?
La répartition des portefeuilles au sein du Big 3 (Open VLD, SP.A et CD & V) est un sujet aussi important. Les têtes de listes ont tous les yeux braqués sur le portefeuille de la Mobilité: aussi bien le titulaire actuel Pascal Smet (SP.A), que le vice-Premier ministre fédéral Steven Vanacker (CD & V) ou encore l’actuel ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open VLD). En plus de la mobilité, le portefeuille de l’Enseignement est également un poste très convoité car les deux matières représentent des défis majeurs à Bruxelles.
Enfin, ces élections régionales de 2009 permettront de se faire une meilleure idée de la taille de l’électorat néerlandophone à Bruxelles. Depuis 1999, le nombre d’électeurs flamands dans la capitale bruxelloise (19 communes) fluctue autour des 60.000 unités, soit 13 % du total des votes exprimés. Il faudra voir si ce chiffre pourra encore être atteint mais cela dépend des électeurs.
(traduction de l’article original en flamand dans le cadre d’une collaboration entre l’agence Parlemento.com et l’hebdomadaire Brussel Deze Week)
Braderies à Molenbeek : les marchands ambulants dénoncent "les magouilles de Rachid Azdad"

Risque de tensions entre commerçants à la "grande braderie" de Molenbeek
7 marchands ambulants ont été reçus ce lundi (27/04/09) à 16h00 par le bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux (PS). Ces marchands contestent notamment la décision de l’Association des commerçants de la Chaussée de Gand (Molenbeek Shopping Center) d’exclure des 4 braderies annuelles les commerçants ambulants.
La commune de Molenbeek accueille annuellement 8 braderies (4 quartier Chaussée de Gand, 1 quartier Mexico, 1 quartier Ribaucourt, 1 quartier Karreveld et 1 quartier Mettewie) qui génère un important chiffre d’affaires pour les commerçants locaux et les marchands ambulants. L’organisation de ces braderies est de la compétence des comités de quartier ou d’une association des commerçants. Ainsi, pour pouvoir étaler sa marchandise, le commerçant est tenu de louer son emplacement soit par un système d’abonnement annuel (pour les commerçants locaux) auprès de l’Association des commerçants, soit de payer directement une location auprès des "placeurs professionnels" rattachés à une association momentanée de marchands ambulants.
"Cela fait plus de 20 ans que tout se passait très bien concernant l’organisation de ces braderies mais depuis que j’ai refusé d’entrer dans le système de magouilles mis en place par Monsieur Rachid Azdad, le responsable de l’Atrium à Molenbeek, ce dernier a demandé à l’Association des commerçants de la Chaussée de Gand d’exclure tout simplement l’ensemble des commerçants ambulants des braderies afin de m’écarter définitivement", explique Claude Bertier, responsable de l’association momentanée Les Marchands Sud Bruxelles.
"Avant moi, c’était feu Raymond Eggerickx qui s’occupait de la gestion des marchands ambulants et des placeurs lors des braderies. Après son décès en mai 2008, j’ai pris en main les choses et on m’a fait comprendre qu’il y avait quelques petits arrangements dans la gestion des emplacements. Ainsi, après la première braderie, j’ai été trouvé Rachid Azdad pour lui remettre la recette des emplacements d’environ 2.500 euros mais il m’a demandé de lui donner un papier pour 1.250 euros et que le reste je devais lui donner comme ça, pour les oeuvres sociales. J’ai dit oui la première fois car je ne savais pas exactement ce qu’il se passait mais ensuite j’ai refusé de jouer dans la combine car il s’agit de fraudes et j’ai été verser la totalité des recettes à la trésorerie de la commune. Alors qu’il n’a aucune compétence en la matière, ce monsieur Rachid a l’habitude de percevoir en noir les locations des emplacements lors des braderies, la plupart des marchands peuvent en témoigner, et c’est un gars redoutable qui ne laisse aucune trace derrière lui", accuse Claude Bertier qui fait confiance sur la bonne volonté du bourgmestre pour trouver une solution au nouveau problème des marchands ambulants.

Claude Bertier est le responsable des marchands ambulants à Sud Bruxelles
La seule braderie de la Chaussée de Gand, environ 1 km du canal aux Etangs noirs, compte environ 250 emplacements et le prix d’une location varie de 60 euros/8 m² à 225 euros, soit un chiffre d’affaires par braderie de 15.000 à 56.250 euros pour la location des emplacements. Une occupation de la voie publique qui ne bénéficie curieusement pas aux pouvoirs publics mais à une "Association des commerçants" présidé par Eddy Meert, ex-candidat socialiste sur la liste du bourgmestre lors des élections communales de 2006, qui… n’a plus de commerce à Molenbeek. L’argent récolté par cette association servirait, d’après les gestionnaires, à "embellir la Chaussée de Gand, organiser des dîners populaires, assurer la publicité avec les affiches, les annonces à la radio, les banderoles et à louer des gnawas [danseurs traditionnels marocains] pour animer les braderies". La commune de Molenbeek se charge du service d’ordre et accorde même un subside (cabinet de l’échevin Jamal Ikazban) pour les festivités locales de ce genre.
"Le problème est que monsieur Rachid Azdad ne rend jamais des comptes et organise son racket en toute tranquilité car il n’est jamais inquiété par les dirigeants de la commune. Il a totalement pourri la situation. Il faut savoir que légalement l’Atrium, ou son responsable, n’a pas le droit d’organiser des braderies mais pratiquement c’est toujours lui qui organise tout. En tout cas, moi j’ai décidé de me retirer car tant que Rachid Azdad sera impliqué dans les braderies, je refuse d’y participer", ajoute Claude Bertier, vendeur de produits cosmétiques domicilié dans la commune flamande de Dilbeek, qui annonce par ailleurs publiquement qu’il votera pour les écologistes flamands de Groen! "parce que sur l’affaire BHV, ce parti n’a pas émis un vote antifrancophone au Parlement fédéral".

Albert Oltmans est vice-président du syndicats des marchands ambulants de Belgique
Albert Oltmans, placeur réputé et vice-président du syndicat des marchands ambulants de Belgique, parle également de "magouille pur et simple" à propos de la gestion des emplacements de braderie. "Ce monsieur Rachid organise un vrai racket des commerçants en réservant des places de commerçants locaux pour les revendre illégalement à d’autres marchands. Depuis une loi Tobback de 1987, ce sont des placeurs professionnels qui sont normalement chargés de gérer les emplacements et la police se contente d’assurer l’ordre public. Mais, probablement à cause de la proximité des élections, les dirigeants ont décidé d’exclure les commerçants ambulants pour favoriser les magasins locaux parce qu’on y retrouve plus souvent des électeurs directs. J’espère que Philippe Moureaux, qui est un homme honnête et à l’écoute de la population, va trouver une solution et mettre fin à ces pratiques maffieuses. Nous lui avons expliqué la situation, il a promis d’entreprendre les contacts nécessaires mais le marché a lieu samedi prochain, il faudra donc une décision urgente car nous devons avertir les personnes concernées", explique le syndicaliste.
Faisant partie de la délégation des commerçants ambulants, Murad "vendeur de chaussures" et Mohammed "vendeur de biscuits et chocolats" partagent également les mêmes observations : "Je suis de la deuxième génération et je travaille depuis près de 20 ans à la place occupée par mon père comme marchand ambulant. Subitement, la semaine passée, j’ai été informé par monsieur Rachid qu’on ne pouvait plus venir étaler car monsieur gère son petit business, il réserve 3 ou 4 places pour un commerçant pour les revendre ensuite en black au plus offrant. C’est totalement injuste et on ne va certainement pas se laisser faire. Cette année, je compte venir débarquer ma marchandise dès 4 heures du matin et ensuite je ne bouge plus, on se battra physiquement si nécessaire", ajoute Hafid, vendeur ambulant de tissus.
Interpellé devant le bureau de l’Atrium, dont la vitre est déjà fracturée à deux niveaux, Abderrachid "Rachid" Azdad réfute les accusations et rappelle que "ce n’est pas moi qui gère les emplacements mais l’Association des commerçants, je vous invite donc à poser vos questions à l’association". Deux autres commerçants de la Chaussée de Gand se présentent à ce moment à la porte de l’Atrium et déclarent : "Si Rachid [Monsieur Rachid en arabe], j’ai appris que tu avais loué nos places à d’autres commerçants, je te précise que je compte participer cette année à la braderie. Je ne t’ai pas encore payer ma cotisation annuelle parce que j’étais absent du magasin mais je veux bien te payer le loyer mais préviens juste les autres qu’ils ne doivent pas venir devant mon magasin".
Gêné, Rachid Azdad s’en va remettre la lettre de l’Association des commerçants et les invite à payer la somme au trésorier Jean-Claude Cockx. "Oui mais c’était toujours toi qui passait pendant la braderie prendre les sommes, tu passes et je te paye comme d’habitude, je ne connais pas les autres", ajoutera le commerçant refusant de décliner son identité.

La porte d'entrée vitrée de l'Atrium à Molenbeek compte déjà 2 fractures
Concernant les accusations de détournement et de perception en noir, Rachid Azdad estime que "les commerçants ambulants sont manipulés par le MR. Les commerçants qui louent des emplacements reçoivent toujours une facture et l’argent est correctement comptabilisé par l’Association des commerçants. Je rappelle que ce Claude Bertier a volé l’argent de l’association d’octobre à janvier dernier, c’est un malade auquel il convient de prescrire des médicaments car il est manipulé par le camp libéral. L’Atrium ne gère pas les braderies, elle travaille pour le développement économique local du quartier, ces gens ne connaissent pas vraiment les missions de l’Atrium. L’Association des commerçants a décidé de privilégier les commerces locaux afin que ceux-ci puissent liquider leurs stocks de marchandise, je ne gère rien dans cette affaire", conclut Rachid Azdad.
Samedi 2 et Dimanche 3 mai 2009, la commune de Molenbeek accueille deux grandes journées de braderie le long de la chaussée de Gand. A 4 jours de l’événement, les emplacements ne sont toujours pas attribués, la gestion du financement n’est pas transparente et le quartier risque de vivre d’importants troubles entre commerçants aux premières heures de la matinée du samedi.
Braderies à Molenbeek : les marchands ambulants dénoncent "les magouilles de Rachid Azdad"

Risque de tensions entre commerçants à la "grande braderie" de Molenbeek
7 marchands ambulants ont été reçus ce lundi (27/04/09) à 16h00 par le bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux (PS). Ces marchands contestent notamment la décision de l’Association des commerçants de la Chaussée de Gand (Molenbeek Shopping Center) d’exclure des 4 braderies annuelles les commerçants ambulants.
La commune de Molenbeek accueille annuellement 8 braderies (4 quartier Chaussée de Gand, 1 quartier Mexico, 1 quartier Ribaucourt, 1 quartier Karreveld et 1 quartier Mettewie) qui génère un important chiffre d’affaires pour les commerçants locaux et les marchands ambulants. L’organisation de ces braderies est de la compétence des comités de quartier ou d’une association des commerçants. Ainsi, pour pouvoir étaler sa marchandise, le commerçant est tenu de louer son emplacement soit par un système d’abonnement annuel (pour les commerçants locaux) auprès de l’Association des commerçants, soit de payer directement une location auprès des "placeurs professionnels" rattachés à une association momentanée de marchands ambulants.
"Cela fait plus de 20 ans que tout se passait très bien concernant l’organisation de ces braderies mais depuis que j’ai refusé d’entrer dans le système de magouilles mis en place par Monsieur Rachid Azdad, le responsable de l’Atrium à Molenbeek, ce dernier a demandé à l’Association des commerçants de la Chaussée de Gand d’exclure tout simplement l’ensemble des commerçants ambulants des braderies afin de m’écarter définitivement", explique Claude Bertier, responsable de l’association momentanée Les Marchands Sud Bruxelles.
"Avant moi, c’était feu Raymond Eggerickx qui s’occupait de la gestion des marchands ambulants et des placeurs lors des braderies. Après son décès en mai 2008, j’ai pris en main les choses et on m’a fait comprendre qu’il y avait quelques petits arrangements dans la gestion des emplacements. Ainsi, après la première braderie, j’ai été trouvé Rachid Azdad pour lui remettre la recette des emplacements d’environ 2.500 euros mais il m’a demandé de lui donner un papier pour 1.250 euros et que le reste je devais lui donner comme ça, pour les oeuvres sociales. J’ai dit oui la première fois car je ne savais pas exactement ce qu’il se passait mais ensuite j’ai refusé de jouer dans la combine car il s’agit de fraudes et j’ai été verser la totalité des recettes à la trésorerie de la commune. Alors qu’il n’a aucune compétence en la matière, ce monsieur Rachid a l’habitude de percevoir en noir les locations des emplacements lors des braderies, la plupart des marchands peuvent en témoigner, et c’est un gars redoutable qui ne laisse aucune trace derrière lui", accuse Claude Bertier qui fait confiance sur la bonne volonté du bourgmestre pour trouver une solution au nouveau problème des marchands ambulants.

Claude Bertier est le responsable des marchands ambulants à Sud Bruxelles
La seule braderie de la Chaussée de Gand, environ 1 km du canal aux Etangs noirs, compte environ 250 emplacements et le prix d’une location varie de 60 euros/8 m² à 225 euros, soit un chiffre d’affaires par braderie de 15.000 à 56.250 euros pour la location des emplacements. Une occupation de la voie publique qui ne bénéficie curieusement pas aux pouvoirs publics mais à une "Association des commerçants" présidé par Eddy Meert, ex-candidat socialiste sur la liste du bourgmestre lors des élections communales de 2006, qui… n’a plus de commerce à Molenbeek. L’argent récolté par cette association servirait, d’après les gestionnaires, à "embellir la Chaussée de Gand, organiser des dîners populaires, assurer la publicité avec les affiches, les annonces à la radio, les banderoles et à louer des gnawas [danseurs traditionnels marocains] pour animer les braderies". La commune de Molenbeek se charge du service d’ordre et accorde même un subside (cabinet de l’échevin Jamal Ikazban) pour les festivités locales de ce genre.
"Le problème est que monsieur Rachid Azdad ne rend jamais des comptes et organise son racket en toute tranquilité car il n’est jamais inquiété par les dirigeants de la commune. Il a totalement pourri la situation. Il faut savoir que légalement l’Atrium, ou son responsable, n’a pas le droit d’organiser des braderies mais pratiquement c’est toujours lui qui organise tout. En tout cas, moi j’ai décidé de me retirer car tant que Rachid Azdad sera impliqué dans les braderies, je refuse d’y participer", ajoute Claude Bertier, vendeur de produits cosmétiques domicilié dans la commune flamande de Dilbeek, qui annonce par ailleurs publiquement qu’il votera pour les écologistes flamands de Groen! "parce que sur l’affaire BHV, ce parti n’a pas émis un vote antifrancophone au Parlement fédéral".

Albert Oltmans est vice-président du syndicats des marchands ambulants de Belgique
Albert Oltmans, placeur réputé et vice-président du syndicat des marchands ambulants de Belgique, parle également de "magouille pur et simple" à propos de la gestion des emplacements de braderie. "Ce monsieur Rachid organise un vrai racket des commerçants en réservant des places de commerçants locaux pour les revendre illégalement à d’autres marchands. Depuis une loi Tobback de 1987, ce sont des placeurs professionnels qui sont normalement chargés de gérer les emplacements et la police se contente d’assurer l’ordre public. Mais, probablement à cause de la proximité des élections, les dirigeants ont décidé d’exclure les commerçants ambulants pour favoriser les magasins locaux parce qu’on y retrouve plus souvent des électeurs directs. J’espère que Philippe Moureaux, qui est un homme honnête et à l’écoute de la population, va trouver une solution et mettre fin à ces pratiques maffieuses. Nous lui avons expliqué la situation, il a promis d’entreprendre les contacts nécessaires mais le marché a lieu samedi prochain, il faudra donc une décision urgente car nous devons avertir les personnes concernées", explique le syndicaliste.
Faisant partie de la délégation des commerçants ambulants, Murad "vendeur de chaussures" et Mohammed "vendeur de biscuits et chocolats" partagent également les mêmes observations : "Je suis de la deuxième génération et je travaille depuis près de 20 ans à la place occupée par mon père comme marchand ambulant. Subitement, la semaine passée, j’ai été informé par monsieur Rachid qu’on ne pouvait plus venir étaler car monsieur gère son petit business, il réserve 3 ou 4 places pour un commerçant pour les revendre ensuite en black au plus offrant. C’est totalement injuste et on ne va certainement pas se laisser faire. Cette année, je compte venir débarquer ma marchandise dès 4 heures du matin et ensuite je ne bouge plus, on se battra physiquement si nécessaire", ajoute Hafid, vendeur ambulant de tissus.
Interpellé devant le bureau de l’Atrium, dont la vitre est déjà fracturée à deux niveaux, Abderrachid "Rachid" Azdad réfute les accusations et rappelle que "ce n’est pas moi qui gère les emplacements mais l’Association des commerçants, je vous invite donc à poser vos questions à l’association". Deux autres commerçants de la Chaussée de Gand se présentent à ce moment à la porte de l’Atrium et déclarent : "Si Rachid [Monsieur Rachid en arabe], j’ai appris que tu avais loué nos places à d’autres commerçants, je te précise que je compte participer cette année à la braderie. Je ne t’ai pas encore payer ma cotisation annuelle parce que j’étais absent du magasin mais je veux bien te payer le loyer mais préviens juste les autres qu’ils ne doivent pas venir devant mon magasin".
Gêné, Rachid Azdad s’en va remettre la lettre de l’Association des commerçants et les invite à payer la somme au trésorier Jean-Claude Cockx. "Oui mais c’était toujours toi qui passait pendant la braderie prendre les sommes, tu passes et je te paye comme d’habitude, je ne connais pas les autres", ajoutera le commerçant refusant de décliner son identité.

La porte d'entrée vitrée de l'Atrium à Molenbeek compte déjà 2 fractures
Concernant les accusations de détournement et de perception en noir, Rachid Azdad estime que "les commerçants ambulants sont manipulés par le MR. Les commerçants qui louent des emplacements reçoivent toujours une facture et l’argent est correctement comptabilisé par l’Association des commerçants. Je rappelle que ce Claude Bertier a volé l’argent de l’association d’octobre à janvier dernier, c’est un malade auquel il convient de prescrire des médicaments car il est manipulé par le camp libéral. L’Atrium ne gère pas les braderies, elle travaille pour le développement économique local du quartier, ces gens ne connaissent pas vraiment les missions de l’Atrium. L’Association des commerçants a décidé de privilégier les commerces locaux afin que ceux-ci puissent liquider leurs stocks de marchandise, je ne gère rien dans cette affaire", conclut Rachid Azdad.
Samedi 2 et Dimanche 3 mai 2009, la commune de Molenbeek accueille deux grandes journées de braderie le long de la chaussée de Gand. A 4 jours de l’événement, les emplacements ne sont toujours pas attribués, la gestion du financement n’est pas transparente et le quartier risque de vivre d’importants troubles entre commerçants aux premières heures de la matinée du samedi.





