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La N-VA s’intéresse au "mouvement turc de Fethullah Gülen"
Paul De Ridder, historien et unique député bruxellois du parti nationaliste flamand (N-VA), vient récemment de soumettre une "question écrite" au ministre-président du gouvernement bruxellois à propos du « mouvement turc de Fethullah Gülen ». Le député précise qu’il n’a pas trouvé « d’informations objectives » à propos de ce mouvement qui regroupe à travers le monde "des millions de Turcs autour de leur chef spirituel Fethullah Gülen" car qu’on a d’une part des partisans qui évoquent un mouvement religieux turc qui vise à émanciper les jeunes à travers l’éducation et la science et d’autre part les opposants qui considèrent ce mouvement comme une « machine à endoctriner » ayant l’objectif de fonder un Etat turc islamique.
La liste N-VA (BHV) pour la Chambre 2010
Deux représentants de la liste NIEUW-VLAAMSE ALLIANTIE (N-VA) étaient présents ce jeudi (13/05/2010) pour déposer officiellement les signatures de parlementaires ainsi que la liste des candidats en vue de participer aux élections législatives belges du 13/06/2010. Le parti nationaliste flamand dispose actuellement de 8 sièges à la Chambre (dont 1 élu à BHV) et 2 sièges au Sénat.
Résultats des élections bruxelloises 2009

La nouvelle composition du Parlement bruxellois (source : SPF Intérieur)
Les électeurs des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale se sont rendus aux urnes ce dimanche (07/06/09) pour désigner leurs mandataires qui siègeront pendant les 5 prochaines années au Parlement bruxellois, au Parlement européen, au Parlement flamand et au Parlement de la Communauté française de Belgique.
A noter que le code électoral belge n’oblige pas un élu direct à effectivement siéger, ce dernier peut en effet choisir de démissionner pour qu’un suppléant soit amené à siéger à sa place. Par ailleurs, lorsqu’un parti participe à une coalition et désigne des mandataires exécutifs, ces derniers sont réputés "empêchés" et leurs sièges de députés sont alors temporairement occupés par des suppléants.
Non-obstant la décision des personnes d’exercer ou non le mandat attribué par le scrutin, parmi les 6 nouveaux élus bruxellois au Parlement flamand, on compte : Yamila IDRISSI (SP.A, 1.827 voix), Luckas VAN DER TAELEN (GROEN!, 1.949 voix), Johan DEMOL (VB, 3.599 voix), Brigitte GROUWELS (CD&V, 3.017 voix), Sven GATZ (Open VLD, 4.390 voix) et Anne BRUSSEEL (Open VLD, 813 voix).
Les résultats finaux comptabilisés par le SPF Intérieur indiquent également pour le Parlement bruxellois la composition (provisoire car certains élus ne siègeront probablement pas) suivante selon les voix de préférence :

Classement des 89 élus par voix de préférence
Bruxelles : Au moins 17 listes FR et 10 listes NL

Les listes Egalité et Pro Bruxsel (F) n'ont pas été acceptées le premier jour des dépôts
Ce samedi (09/05/09), dès 13h30, des représentants de l’ensemble des listes politiques ont fait la file devant le bureau principal au Palais de Justice de Bruxelles en vue de déposer chacun officiellement leurs listes dans le cadre des élections régionales du 7 juin 2009. Parmi les représentants présents, il y en avait notamment pour : Front National, PS, MR, Trefle, Ecolo, Egalité, Pro Bruxsel (F), Unie, Vélorution, Musulmans.be, PTB+, CDH, LCR-PSL-PC-PH, CAP D’ORAZIO, Nation, PSH, RWF-RBF du côté francophone bruxellois et Open-VLD, SP.A, Groen!, Vlaams Belang, Lijst De Decker, CD&V, N-VA, Pro Bruxsel (N), PvdA+ et B.U.B. du côté flamand bruxellois.
Deux listes (Egalité et Pro Bruxsel (F)) n’ont pas été acceptées lors de cette première journée d’inscription. Pour la liste Egalité, les candidats n’avaient pas rempli correctement le formulaire F/3/bis relatif aux obligations de dépenses électorales, ils ont promis de faire le nécessaire et de repasser demain pour finaliser les démarches administratives.
Concernant la liste Pro Bruxsel, le nouveau parti régionaliste a voulu marquer le coup avec une démarche que les militants qualifient d’"historique en région bruxelloise" puisque c’est la première fois, depuis la création de la région (1989), qu’un même parti politique présentait 2 listes avec le même nom (mais avec des candidats différents) dans les deux groupes linguistiques. La négociation a d’abord tourné autour de la question de savoir laquelle des deux listes Pro Bruxsel avaient été déposée en premier sachant que les représentants bilingues du nouveau parti étaient entrés en même temps dans la salle. Ensuite, il convenait de savoir si le droit de protection des sigles et des logos pouvait interdire l’usage du même nom sans sigle et sans logo. Face à ce casse-tête juridique, les militants ont préféré opter carrément pour un changement de dénomination du nom unique de ce parti bilingue en la déclinant en deux listes linguistiquement marquées : Pro Bruxsel (F) et Pro Bruxsel (N). Enfin, pour départager la préséance entre ces deux nouvelles listes bruxelloises, les parties ont organisé dans le bureau principal un tirage aléatoire à "pile ou face" (une première aussi) à l’aide d’une pièce d’un euro et le sort a finalement donné la priorité à la liste flamande Pro Bruxsel (N) qui a été correctement enregistrée pour participer aux prochaines élections.

Philippe Delstanche a joué à "pile ou face" pour départager les 2 listes de son parti Pro Bruxsel
La liste francophone Pro Bruxsel (F) devra encore attendre l’arbitrage lundi prochain des membres du bureau principal pour savoir si le degré de différenciation entre la liste déposée (N) et la liste proposée (F) du même parti est suffisamment valable et si le parrainnage des 500 électeurs (qui ont signé pour une liste Pro Bruxsel) pourra s’appliquer aux deux nouvelles dénominations. "Voilà comment la démocratie se joue à pile ou face dans la capitale européenne. La conclusion de cette journée est qu’il n’est pas permis d’avoir un parti bilingue dans une capitale politiquement bilingue, c’est vraiment un système aberrant !", a réagi Philippe Delstanche, Président du parti Pro Bruxsel.
Les représentants des listes ont jusqu’à demain (10/05/09) pour venir déposer ou finaliser les dernières formalités en vue de garantir leurs présences lors des élections bruxelloises du 7 juin 2009.
3.500 voix flamandes pour un siège au Parlement

Campagne congolo-flamande "stem vlaams" (votez flamand) lors des élections fédérales de 2007
Lors des élections régionales de 1999 à Bruxelles, la situation était simple : il n’y avait au total que 4 listes du côté néerlandophone. Aujourd’hui, il y en a 12. Le nombre de sièges réservés (17) au Parlement bruxellois a, semble-t-il, aiguisé l’appétit des candidats.
Pour les centristes unitaristes de Belgische Unie-Union Belge (BUB), la situation est encore plus claire. Le parti, qui a participé à de nombreuses élections durant les dernières années, ne se présente le 7 Juin prochain qu’à Bruxelles et uniquement du côté flamand. La raison ? Un calcul purement stratégique : c’est au Parlement bruxellois et du côté flamand qu’il est le plus facile de décrocher un siège. Il y a 17 sièges réservés pour les Flamands de Bruxelles au Parlement régional quel que soit le nombre d’électeurs flamands à Bruxelles. Le législateur en a ainsi décidé pour mieux protéger la minorité flamande de la région capitale. Aujourd’hui, cette garantie de sièges donne de l’espoir aux petits partis. "Nous ne nous présentons ni en Flandre, ni en Wallonie", déclare le Président du BUB Hans Van de Cauter, "parce que nous voulons nous concentrer pour décrocher au moins un siège. Et c’est à Bruxelles que c’est le plus facile puisque 3.500 voix suffisent ». Ainsi, Hans Van de Cauter sera tête de liste tant pour le Parlement bruxellois que pour le Parlement flamand. BUB ne s’est même pas encombré de la formalité obligatoire pour récolter les 500 signatures nécessaires puisqu’un parlementaire sortant a accepté de parrainer cette liste.
D’autres petits partis considèrent également l’enjeu flamand à Bruxelles comme une opportunité pour gagner rapidement un siège parlementaire. Ainsi, le député sortant Jos Van Assche (ex-Vlaams Belang et ex-VLD) est présent avec une liste populiste Pensioen + 20% pour concourir aux élections régionales avec une thématique qui relève de la compétence des instances fédérales. Il espère récolter le suffrage des personnes âgées devant vivre avec une petite pension. D’autres partis se présentent tant du côté francophones que du côté flamand et s’organisent ainsi leur propre concurrence. C’est par exemple le cas de la liste Pro Bruxsel qui défend une communauté bruxelloise et plaide pour une plus grande autonomie de la région. Contrairement à ce qui avait été annoncé, Thierry Vanhecke ne sera finalement pas tête de liste flamande pour Pro Bruxsel mais bien Jan Verbeke, vétérinaire bilingue et conseiller communal à Watermael-Boitsfort.
A gauche, le PVDA+ sera présent avec Riet D’Hondt, active politiquement à Bruxelles « depuis les années 1970 ». La liste du parti frère francophone PTB+ sera également menée par un flamand, Dirk De Block de la maison des jeunes de Molenbeek Centrum-Ouest. Le PVDA+ l’aurait bien voulu pour sa propre liste mais l’intéressé possède une carte d’identité francophone « ce qui prouve encore une fois la nécessité d’avoir des listes bilingues pour tous les habitants de Bruxelles », commente Jan Brusselen, candidat pour PVDA +.
La fragmentation flamande dans ces élections n’est pas seulement un phénomène bruxellois. La désintégration des cartels en Flandre a aussi eu un impact sur l’échiquier bruxellois. Le Sociaal-Liberale Partij (SLP), successeur de VlaamsProgressieven, annonce sa présence à Bruxelles mais ne veut pas encore dire qui mènera la liste. La N-VA se présente pour la première fois seule face à l’électeur. L’historien et présentateur sur TvBrussel, Paul De Ridder, occupe la tête de la liste pour le Parlement bruxellois tandis que Karl Vanlouwe tire la même liste pour le Parlement flamand. Le Président du parti Bart De Wever, qui participe aux élections européennes, annonce qu’il soutiendra également la campagne bruxelloise de son parti. La participation de la N-VA apparaît comme un test case (cas d’école) pour juger de la force du nationalisme classique flamand à Bruxelles. A l’aube de la naissance de la région, il y a vingt ans, il y avait 9.000 voix Volksunie à Bruxelles.
La liste Dedecker (LDD) à Bruxelles n’a pas encore décidé quelle sera sa tête de liste. Piet Deslé et Jan Vandenbussche ont été souvent évoqués alors qu’Isabelle Van Laethem n’avait pas fait un mauvais score lors des dernières élections fédérales. La première place dans ce parti est très convoitée car on s’attend à ce que la LDD décroche au moins un siège bruxellois. Et ce siège pourrait être au détriment du Vlaams Belang, ce qui suppose que ce parti, qui avait déjà recueilli le chiffre record de 21.000 suffrages (sur un total d’environ 60.000 votes) en 2004, puisse difficilement égaler son précédent score. Johan Demol mènera la liste à la fois pour le Parlement bruxellois et pour le Parlement flamand.
Les partis traditionnels (Open VLD, SP.A, CD & V et Groen!) louchent déjà en voyant ce kaléidoscope. Si la fragmentation se manifeste également dans le résultat des élections, la situation sera inextricable parce qu’il n’y a que trois postes de ministre flamand en jeu. Pire : deux ministres et demi (soit 2 ministres et 1 secrétaire d’Etat). Si les partis flamands seront obligés de former une coalition à 4 ou 5 partis, les places seront très difficiles à négocier.
(traduction de l’article original en flamand dans le cadre d’une collaboration entre l’agence Parlemento.com et l’hebdomadaire Brussel Deze Week)






