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ProBruxsel: "Bruxelles n'est pas une ville francophone"
107 jours après les élections fédérales du 13/06/2010 et à l’aube de la rentrée parlementaire, les partis politiques n’ont toujours pas réussi à former une coalition gouvernementale au niveau fédéral. L’un des principaux blocages entre Flamands et francophones ? Le financement de la Région de Bruxelles-Capitale. Réagissant, au micro de l’agence Parlemento.com, sur ce blocage institutionnel Philippe Delstanche (dirigeant et ex-tête de liste du parti régionaliste ProBruxsel) critique l’absence des Bruxellois dans ces négociations bilatérales "entre communauté flamande et communauté française". Qualifiant l’option de "Fédération Wallonie-Bruxelles" de fantaisie et d’illusion, Philippe Delstanche rappelle que "Bruxelles n’est pas une ville francophone même si le français y est majoritairement utilisé".
"La Flandre ne va jamais demander son indépendance"
Dépenses électorales 2010 : +10,42 % à payer par le contribuable

Pas de transparence : les législateurs ont limité à 15 jours la consultation des milliers de pages de dépenses électorales déposées au greffe du Tribunal correctionnel de Bruxelles accessibles seulement pendant les heures d'ouverture
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Tout électeur, muni de sa carte d’identité et de sa convocation électoral, peut consulter pendant 15 jours seulement (et uniquement pendant les heures d’ouverture 8h30-12h00/13h30-16h00) les déclarations de dépenses électorales relatives aux élections fédérales 2010 au greffe du Tribunal correctionnel de Bruxelles. En effet, tous les partis et tous les candidats sont obligés – en vertu de l’article 6 de la loi du 04/07/1989 relative à la limitation et au contrôle des dépenses électorales engagées pour les élections des Chambres fédérales ainsi qu’au financement et à la comptabilité ouverte des partis politiques et à l‘article 116 paragraphe 6 du code électoral – de remettre à temps une déclaration de dépense auprès du bureau principal de circonscription électoral sous peine de poursuites judiciaires et de sanctions. Dans le faits, ces lois restent inefficaces principalement en raison des intérêts politiques de la commission (composée de mandataires) chargée de contrôler les formations ou personnes en infraction.
+10,42 % par rapport à 2007
Affichage sauvage et difficultés de participation
L’affichage public pendant la campagne électorale et les règles de participation aux élections sont fortement réglementés en Belgique avec des dispositions conservatrices qui favorise le maintien et le succès des partis déjà représentés au sein des assemblées législatives. Interrogé par Parlemento.com, plusieurs dirigeants de partis au score marginal en 2010 (Belg.Unie, Front des gauches, PTB, Wallonie d’abord, Egalité, FN, Pro Bruxsel) critiquent ce système et plaident pour des réformes assurant l’égalité de traitements des services publics et des médias envers toutes les formations.
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Pro Bruxsel envisage l’indépendance de Bruxelles
Dans un communiqué de presse de ce lundi (24/05/2010), le parti régionaliste bilingue Pro Bruxsel prône une large réforme institutionnelle du système fédéral belge en rappelant que "les Régions sont les seules entités qui doivent subsister dans la Belgique de demain". Demandant une série de liberté et d’autonomie de gestion pour la région de Bruxelles-Capitale, Pro Bruxsel envisage aussi l’indépendance de Bruxelles en cas d’absence de volonté de la Flandre et de la Wallonie de vouloir construire un avenir commun.
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)
La liste PROBRUXSEL (BHV) pour la Chambre 2010
Plusieurs dirigeants du parti régionaliste bruxellois Pro Bruxsel étaient présents ce jeudi (13/05/2010) au Palais de Justice de Bruxelles pour déposer les signatures légalisées et une liste pour participer aux élections fédérales du 13/06/2010 dans l’arrondissement électoral de Bruxelles-Halle-Vilvoorde. "C’est la première fois que nous pouvons enfin nous présenter ensemble, francophones et Flamands, sur une même liste bilingue. C’est un comble parce qu’aux précédentes élections régionale à Bruxelles, Pro Bruxsel avait été forcé de concourir séparément avec une liste pour chaque collège linguistique", a déclaré Philippe Delstanche qui occupe à nouveau la tête de liste du parti. Lors des élections régionales bruxelloises de 2009, le parti bilingue avait été forcé de créer deux listes ProBruxsel (F) et ProBruxsel (N) provoquant ainsi un morcellement de son propre électorat sur base linguistique. Cette fois-ci, grâce à l’existence d’un arrondissement électoral bilingue Bruxelles-Halle-Vilvoorde, les Bruxellois francophones et néerlandophones de ProBruxsel sont contents de pouvoir se présenter ensemble sur une même liste baptisée PROBRUXSEL pour mieux affirmer la spécificité institutionnelle bilingue de leur région-capitale.
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)
Email : « Je viens donc vous demander d’aider un parti, ProBruxsel »
From: Caroline Sagesser
To: Caroline Sagesser
Sent: Friday, May 07, 2010 11:26 PM
Subject: besoin d’aide
Chers amis et amies,Vous le savez, il est maintenant décidé que des élections législatives anticipées auront lieu le 13 juin.
Dans les formations politiques traditionnelles, on affûte les arguments pour séduire l’électeur et le convaincre que, cette fois, on fera autrement ; on marchande âprement les meilleures places sur les listes ; on approuve slogans et affiches commandés à de vrais professionnels.
Dans les formations politiques alternatives, rien de tout cela. Une seule chose compte : rassembler le nombre de signatures nécessaires au dépôt des listes. En effet, pour pouvoir déposer valablement une liste à la Chambre, un parti doit soit obtenir la signature de trois députés sortants, soit récolter de 400 à 500 signatures d’électeurs ; pour une liste au Sénat, à défaut d’avoir la signature de deux sénateurs, la présentation de la liste doit récolter 5000 signatures d’électeurs !
L’exercice, déjà difficile lors d’élections normales, devient mission impossible en cas d’élections anticipées. Les petites listes n’ont qu’une semaine pour réunir les signatures. Il s’agit là d’un véritable déni de démocratie comme l’ont très bien dénoncé Manuel Abramowicz,Vincent Engel, Jean-Jacques Jespers, Benoit Van der Meerschen et d’autres dans une carte blanche parue dans Le Soir de ce vendredi « Quand la précipitation bafoue la démocratie ».
Je viens donc vous demander d’aider un parti, ProBruxsel, à obtenir le nombre de signatures nécessaires au dépôt de sa liste à la Chambre dans l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Si vous êtes domicilié dans une des communes de l’arrondissement, vous pouvez signer ce simple acte de présentation qui ne constitue en rien un acte d’adhésion au parti ou à ses idées ; il s’agit simplement de poser un acte démocratique en permettant à une liste démocratique de participer aux élections.
Pourquoi viens-je vous demander de soutenir ProBruxsel et pas un autre petit parti ? ProBruxsel, nouvelle formation politique qui a déjà récolté plus de 8000 voix aux élections régionales, est le seul parti authentiquement bruxellois et bilingue. Son message m’a séduite : Bruxellois, nous ne sommes ni flamands ni wallons, et nous en avons marre d’être l’enjeu et la victime des querelles entre le nord et le sud du pays. Pendant ce temps-là, Bruxelles est mal gérée et sous financée. Il faut donner à Bruxelles les clés de son avenir : plus d’autonomie pour un enseignement bilingue, une formation professionnelle efficace, une politique sociale et culturelle qui ne divise plus artificiellement les Bruxellois en néerlandophones et en francophones. Vous trouverez plus d’information sur le site de ProBruxsel : www.probruxsel.be
Cependant, je le répète, il n’est pas nécessaire de partager ces idées pour signer l’acte de présentation ; il suffit d’avoir la conviction que la démocratie, c’est aussi permettre à chacun de participer aux élections, et en l’occurrence, accepter de donner cette chance à une équipe composée de Bruxellois engagés et idéalistes qui bossent pour défendre leurs idées contre vents et marées depuis deux ans.
Merci d’avance d’imprimer et signer le formulaire ci-joint, et de le déposer avant lundi soir soit
chez moi, [adresse] ;
chez Bertrand Velu, [adresse] .
Si vous ne pouvez vous déplacer, téléphonez-moi (0485 … …) et je viendrai chercher le formulaire chez vous lundi soir.
N’hésitez pas à solliciter conjoints, enfants (de plus de 18 ans), parents et voisins !!
D’avance un grand merci !
Caroline
Consignes européennes des partis bruxellois absents du scrutin européen

Les consignes de vote des partis absents du scrutin européen sont forts diversifiés
Dans le cadre des élections du 7 juin 2009, l’électeur bruxellois est d’abord amené à émettre un choix pour les élections du Parlement européen avant de pouvoir voter pour une liste dans le cadre des élections régionales pour le renouvellement du Parlement bruxellois. Or, des 21 listes francophones bruxelloises au niveau régional, seules 8 se présentent également à l’Europe, tandis que des 11 listes flamandes à Bruxelles, 10 sont également présentes pour le scrutin européen.
Ainsi, il peut être intéressant de voir les préférences électorales des 13 listes francophones bruxellois et de BUB-Belg.Unie du côté flamand bruxellois qui ne présentent pas de liste au niveau européen :
"Il n’y a pas de consigne de vote spécifique à Pro Bruxsel mais si je peux donner un conseil à mes troupes c’est de voter pour un candidat bruxellois qui siègera effectivement au Parlement européen. J’avoue, en regardant les listes européennes, que ce choix est très difficile car ni au MR, ni au PS, ni au CDH, ni chez Ecolo, je ne vois des candidats dont on peut être sûr qu’ils siègeront après le 7 juin. C’est la raison pour laquelle, Pro Bruxsel plaide pour une représentation spécifique de Bruxelles au Parlement européen, que la répartition des sièges pour la Belgique ne se base plus sur les communautés mais les régions. Il est quand même totalement absurde que les 70.000 habitants de la Communauté germanophone puissent avoir un siège réservé au Parlement européen alors que le million de Bruxellois ne soit pas représenté dans la même assemblée et je ne parle même pas de l’image symbolique de capitale européenne", explique Philippe Delstanche, tête de liste pour Pro Bruxsel (F).
Pour la liste Unie, la tête de liste Alain Mahiat ne donne pas non plus de consigne de vote européen "afin de respecter la liberté individuelle de l’individu" mais il précise que "les gens qui nous connaissent savent pour qui vont nos préférences, à savoir pour des partis qui défendent la liberté, le respect de l’individu et de la famille". Refusant de dévoiler son propre choix, il déconseille fortement "le vote blanc car on sait tous comment Hitler et Staline sont arrivés au pouvoir" et rappelle que "les électeurs d’Unie peuvent voter pour un parti francophone ou néerlandophone au niveau européen. Guy Verhofstadt [Open-VLD, parti libéral flamand] est par exemple quelqu’un de bien, Louis Michel [MR, parti libéral francophone] aussi même s’il est plus à gauche", conclut la tête de liste Unie, Alain Mahiat, qui se définit lui-même comme "un homme de droite populiste et non démagogue".
Le vote européen a déjà fait l’objet de plusieurs discussions au sein des militants de la liste Egalité. "Il n’y a pas de consigne de vote, tout le monde est libre de voter pour le candidat de son choix en prenant ses responsabilités. C’est assez normal qu’il n’y ait pas de consigne de vote au sein d’Egalité car notre liste est fortement diversifiée avec des communistes, des musulmans, etc.", précise Nordine Saïdi, tête de liste Egalité. Bien que le groupe reste relativement indécis, les noms de Céline Caudron (LCR) et Véronique de Keyser (PS) arrivent en tête de préférence.
Luc Vanbressem, tête de liste Trèfle, refuse même d’évoquer le mot "consigne" car "trop militaire" au goût de cet ancien lieutenant de réserve de la DMT. "Il n’entre pas dans le rôle de Trèfle d’influencer le vote de l’électeur au niveau européen", préfère déclarer le dirigeant de cette liste bruxelloise à quatre feuilles.
Au Parti Socialiste Humaniste (PSH), la consigne de vote européen est plus nette et plus affirmée. Philippe Goisse, tête de liste PSH, conseille à ses sympathisants de voter pour Ecolo "mais surtout pas pour une personne en particulier, pour la liste dans son entièreté".
La liste Nation a publié un communiqué ce mercredi (03/06/09) à l’attention de ses sympathisants les appelant à "ne voter pour personne aux européennes" et précisant que "voter pour les listes FN pour le Parlement wallon n’est ni interdit, ni déconseillé par la direction du Mouvement NATION". "Le refus de soutenir la liste FN au niveau européen s’explique par la présence de la tête de liste, Jean-Pierre Borbouse, qui ne nous a pas défendu en tant que conseiller communal à Charleroi lorsque Nation a été interdit de manifestation le 1er mai. Nous ne pouvons dès lors soutenir un tel candidat qui risque d’adopter la même attitude silencieuse au Parlement européen", explique Pascal Cornet, tête de liste Nation à Bruxelles.
Pour Musulmans.be, Redouane Ahrouch conseille à ses sympathisants de "voter blanc à l’Europe car il n’y a ni de partis, ni des candidats défendant nos valeurs musulmanes. Contrairement aux idées reçues, le vote blanc ne bénéficie pas à la majorité, ces voix sont retirées du décompte lors du calcul final".
Chez Vélorution, "il n’y a officiellement pas de consigne de vote européen", déclare Réginald de Potesta de Waleffe, tête de liste Vélorution à Bruxelles. Les militants du parti environnementaliste hésitent entre "les révolutionnaires" (LCR, PC et CAP) et "les capitalistes verts" (Ecolo). Refusant de dévoiler son propre choix, Réginald de Potesta de Waleffe conseille seulement de "ne pas voter pour le capitalisme vert".
Pour Diversité Positive, la tête de liste Nkiama Mayimbi-ma-Mwanda, (alias "Papa Mayimbi", "Doyen" et "Alphonse Mayimbi"), déclare qu’"il n’y a pas de mot d’ordre car il faut laisser la liberté à chacun de choisir comme il le désire". Alphonse Mayimbi rappelle cependant qu’il est "un homme de gauche" et qu’il faut "choisir un parti qui défend la diversité dans tous les sens et de manière positive".
Au CDF (Chrétiens-Démocrates Fédéraux), "nous conseillons de voter blanc en cas de vote électronique et d’écrire en grand CDF sur le bulletin de vote en cas de vote sur papier, cela annullera la voix mais lancera un message clair aux autres partis qui soutiennent ce système injuste de 5.000 signatures ou de 5 signatures de parlementaires nationaux pour qu’un parti puisse se présenter au niveau européen", précise Pierre-Alexandre de Maere d’Artrycke, tête de liste CDF à Bruxelles.
Du côté flamand bruxellois, Hans Van de Cauter (tête de liste B.U.B.-Belg.Unie) lance une double consigne de vote européen : "Pour ceux qui ont une sensibilité de gauche, B.U.B. les invite à voter pour le PTB ou PvdA à l’Europe car c’est un parti unitariste qui défend plus ou moins les idées d’une Belgique unitariste. Pour ceux qui ont une sensibilité de droite, je les invite à s’abstenir au niveau européen. Personnellement, je vais voter pour le PTB", conclut Hans Van de Cauter.
Les dirigeants du FDB et du FNB étaient injoignables au moment de la recherche.
Yakup Yurt (ProB) : "Chez Ecolo, les dérogations aux règles et à l’éthique sont toujours pour les grosses pointures"

Le Bruxellois Yakup Yurt est 5e effectif et 2e suppléant sur la liste ProBruxsel
Réagissant aux propos d’Isabelle Durant sur l’absence de candidats d’origine turque chez Ecolo parus hier (24/04/09) sur Parlemento.com, Yakup Yurt, candidat du parti régionaliste Pro Bruxsel lors des élections régionales du 7 juin 2009, désire apporter les précisions suivantes quant à son expérience politique chez les verts :
"C’est vrai qu’en 2003 j’ai été membre du parti Ecolo et j’ai assisté régulièrement à toutes les réunions mensuelles de la locale schaerbeekoise. J’ai essayé d’observer le plus objectivement possible dans le seul but d’apprendre l’écologie et de comprendre la mentalité des gens. Je n’avais aucune intention de poser ma candidature sur la liste des fédérales en mai 2003. A la fin de l’une de ces réunions Mohamed El Khattabi est venu me trouver pour me faire comprendre que, dans l’intérêt du parti, je n’avais pas d’autre choix que d’accepter de figurer sur la liste. J’ai donc “accepté”. Après beaucoup d’hésitations entre la 19ème effective et la 8ème suppéance, le parti m’a placé à la 8ème suppléance. Et j’ai apporté 588 voix de Turcs de Bruxelles (dont 7 des Belges de l’étranger). Malgré le fait que le parti Ecolo n’arrêtait pas de demander aux petits candidats de ne pas montrer leur tête en disant “Vendre des idées et non des têtes”. Ainsi j’ai été très frustré de ne pas avoir pu montrer ma grosse “Tête de Turc”… J’ai donc décidé de ne plus m’investir dans son parti, car j’ai trouvé l’amour politique de ma vie qui s’appelle Pro Bruxsel. Le seul parti politique belge qui soit vraiment ouvert à toutes les communautés composant la région de Bruxelles. J’ai l’honneur d’être 5ème effectif et 2ème suppélant pour les régionales du 7 juin, tout en étant membre du Bureau politique.Tout compte fait, j’ai vécu une expérience fort utile chez Ecolo. Cela m’a permis de voir le fonctionnement de ce parti “pastèque” en ce sens que l’extérieur est vert et l’intérieur est rouge. Les règles s’appliquent toujours aux petits figurants et les dérogations aux règles et à l’éthique, tant vantées, sont toujours pour les grosses pointures, visibles et éligibles. Et les petits canotiers n’arrêtent pas de ramer pour emmener les étoiles du “star system” au bon port dont le pape s’appelle Daniel Cohn-Bendit, un soixante-huitard comme moi. C’est Ecolo qui a des problèmes de dialogue avec la communauté turcophone de Bruxelles et non l’inverse. Et c’est vraiment dommage pour un parti politique qui se prépare à la prochaine coalition du gouvernement régional", ajoute ce traducteur juré de profession.
Yakup Yurt (ProB) : "Chez Ecolo, les dérogations aux règles et à l’éthique sont toujours pour les grosses pointures"

Le Bruxellois Yakup Yurt est 5e effectif et 2e suppléant sur la liste ProBruxsel
Réagissant aux propos d’Isabelle Durant sur l’absence de candidats d’origine turque chez Ecolo parus hier (24/04/09) sur Parlemento.com, Yakup Yurt, candidat du parti régionaliste Pro Bruxsel lors des élections régionales du 7 juin 2009, désire apporter les précisions suivantes quant à son expérience politique chez les verts :
"C’est vrai qu’en 2003 j’ai été membre du parti Ecolo et j’ai assisté régulièrement à toutes les réunions mensuelles de la locale schaerbeekoise. J’ai essayé d’observer le plus objectivement possible dans le seul but d’apprendre l’écologie et de comprendre la mentalité des gens. Je n’avais aucune intention de poser ma candidature sur la liste des fédérales en mai 2003. A la fin de l’une de ces réunions Mohamed El Khattabi est venu me trouver pour me faire comprendre que, dans l’intérêt du parti, je n’avais pas d’autre choix que d’accepter de figurer sur la liste. J’ai donc “accepté”. Après beaucoup d’hésitations entre la 19ème effective et la 8ème suppéance, le parti m’a placé à la 8ème suppléance. Et j’ai apporté 588 voix de Turcs de Bruxelles (dont 7 des Belges de l’étranger). Malgré le fait que le parti Ecolo n’arrêtait pas de demander aux petits candidats de ne pas montrer leur tête en disant “Vendre des idées et non des têtes”. Ainsi j’ai été très frustré de ne pas avoir pu montrer ma grosse “Tête de Turc”… J’ai donc décidé de ne plus m’investir dans son parti, car j’ai trouvé l’amour politique de ma vie qui s’appelle Pro Bruxsel. Le seul parti politique belge qui soit vraiment ouvert à toutes les communautés composant la région de Bruxelles. J’ai l’honneur d’être 5ème effectif et 2ème suppélant pour les régionales du 7 juin, tout en étant membre du Bureau politique.Tout compte fait, j’ai vécu une expérience fort utile chez Ecolo. Cela m’a permis de voir le fonctionnement de ce parti “pastèque” en ce sens que l’extérieur est vert et l’intérieur est rouge. Les règles s’appliquent toujours aux petits figurants et les dérogations aux règles et à l’éthique, tant vantées, sont toujours pour les grosses pointures, visibles et éligibles. Et les petits canotiers n’arrêtent pas de ramer pour emmener les étoiles du “star system” au bon port dont le pape s’appelle Daniel Cohn-Bendit, un soixante-huitard comme moi. C’est Ecolo qui a des problèmes de dialogue avec la communauté turcophone de Bruxelles et non l’inverse. Et c’est vraiment dommage pour un parti politique qui se prépare à la prochaine coalition du gouvernement régional", ajoute ce traducteur juré de profession.
3.500 voix flamandes pour un siège au Parlement

Campagne congolo-flamande "stem vlaams" (votez flamand) lors des élections fédérales de 2007
Lors des élections régionales de 1999 à Bruxelles, la situation était simple : il n’y avait au total que 4 listes du côté néerlandophone. Aujourd’hui, il y en a 12. Le nombre de sièges réservés (17) au Parlement bruxellois a, semble-t-il, aiguisé l’appétit des candidats.
Pour les centristes unitaristes de Belgische Unie-Union Belge (BUB), la situation est encore plus claire. Le parti, qui a participé à de nombreuses élections durant les dernières années, ne se présente le 7 Juin prochain qu’à Bruxelles et uniquement du côté flamand. La raison ? Un calcul purement stratégique : c’est au Parlement bruxellois et du côté flamand qu’il est le plus facile de décrocher un siège. Il y a 17 sièges réservés pour les Flamands de Bruxelles au Parlement régional quel que soit le nombre d’électeurs flamands à Bruxelles. Le législateur en a ainsi décidé pour mieux protéger la minorité flamande de la région capitale. Aujourd’hui, cette garantie de sièges donne de l’espoir aux petits partis. "Nous ne nous présentons ni en Flandre, ni en Wallonie", déclare le Président du BUB Hans Van de Cauter, "parce que nous voulons nous concentrer pour décrocher au moins un siège. Et c’est à Bruxelles que c’est le plus facile puisque 3.500 voix suffisent ». Ainsi, Hans Van de Cauter sera tête de liste tant pour le Parlement bruxellois que pour le Parlement flamand. BUB ne s’est même pas encombré de la formalité obligatoire pour récolter les 500 signatures nécessaires puisqu’un parlementaire sortant a accepté de parrainer cette liste.
D’autres petits partis considèrent également l’enjeu flamand à Bruxelles comme une opportunité pour gagner rapidement un siège parlementaire. Ainsi, le député sortant Jos Van Assche (ex-Vlaams Belang et ex-VLD) est présent avec une liste populiste Pensioen + 20% pour concourir aux élections régionales avec une thématique qui relève de la compétence des instances fédérales. Il espère récolter le suffrage des personnes âgées devant vivre avec une petite pension. D’autres partis se présentent tant du côté francophones que du côté flamand et s’organisent ainsi leur propre concurrence. C’est par exemple le cas de la liste Pro Bruxsel qui défend une communauté bruxelloise et plaide pour une plus grande autonomie de la région. Contrairement à ce qui avait été annoncé, Thierry Vanhecke ne sera finalement pas tête de liste flamande pour Pro Bruxsel mais bien Jan Verbeke, vétérinaire bilingue et conseiller communal à Watermael-Boitsfort.
A gauche, le PVDA+ sera présent avec Riet D’Hondt, active politiquement à Bruxelles « depuis les années 1970 ». La liste du parti frère francophone PTB+ sera également menée par un flamand, Dirk De Block de la maison des jeunes de Molenbeek Centrum-Ouest. Le PVDA+ l’aurait bien voulu pour sa propre liste mais l’intéressé possède une carte d’identité francophone « ce qui prouve encore une fois la nécessité d’avoir des listes bilingues pour tous les habitants de Bruxelles », commente Jan Brusselen, candidat pour PVDA +.
La fragmentation flamande dans ces élections n’est pas seulement un phénomène bruxellois. La désintégration des cartels en Flandre a aussi eu un impact sur l’échiquier bruxellois. Le Sociaal-Liberale Partij (SLP), successeur de VlaamsProgressieven, annonce sa présence à Bruxelles mais ne veut pas encore dire qui mènera la liste. La N-VA se présente pour la première fois seule face à l’électeur. L’historien et présentateur sur TvBrussel, Paul De Ridder, occupe la tête de la liste pour le Parlement bruxellois tandis que Karl Vanlouwe tire la même liste pour le Parlement flamand. Le Président du parti Bart De Wever, qui participe aux élections européennes, annonce qu’il soutiendra également la campagne bruxelloise de son parti. La participation de la N-VA apparaît comme un test case (cas d’école) pour juger de la force du nationalisme classique flamand à Bruxelles. A l’aube de la naissance de la région, il y a vingt ans, il y avait 9.000 voix Volksunie à Bruxelles.
La liste Dedecker (LDD) à Bruxelles n’a pas encore décidé quelle sera sa tête de liste. Piet Deslé et Jan Vandenbussche ont été souvent évoqués alors qu’Isabelle Van Laethem n’avait pas fait un mauvais score lors des dernières élections fédérales. La première place dans ce parti est très convoitée car on s’attend à ce que la LDD décroche au moins un siège bruxellois. Et ce siège pourrait être au détriment du Vlaams Belang, ce qui suppose que ce parti, qui avait déjà recueilli le chiffre record de 21.000 suffrages (sur un total d’environ 60.000 votes) en 2004, puisse difficilement égaler son précédent score. Johan Demol mènera la liste à la fois pour le Parlement bruxellois et pour le Parlement flamand.
Les partis traditionnels (Open VLD, SP.A, CD & V et Groen!) louchent déjà en voyant ce kaléidoscope. Si la fragmentation se manifeste également dans le résultat des élections, la situation sera inextricable parce qu’il n’y a que trois postes de ministre flamand en jeu. Pire : deux ministres et demi (soit 2 ministres et 1 secrétaire d’Etat). Si les partis flamands seront obligés de former une coalition à 4 ou 5 partis, les places seront très difficiles à négocier.
(traduction de l’article original en flamand dans le cadre d’une collaboration entre l’agence Parlemento.com et l’hebdomadaire Brussel Deze Week)





