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Affichage sauvage et difficultés de participation

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L’affichage public pendant la campagne électorale et les règles de participation aux élections sont fortement réglementés en Belgique avec des dispositions conservatrices qui favorise le maintien et le succès des partis déjà représentés au sein des assemblées législatives. Interrogé par Parlemento.com, plusieurs dirigeants de partis au score marginal en 2010 (Belg.Unie, Front des gauches, PTB, Wallonie d’abord, Egalité, FN, Pro Bruxsel) critiquent ce système et plaident pour des réformes assurant l’égalité de traitements des services publics et des médias envers toutes les formations.
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Rédigé par Mehmet Koksal

23/06/2010 à 1:39

Publié dans Elections

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Accès inégal et antidémocratique à l’affichage public

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Affichage limité pour le PTB+ et affichage sauvage de Bertin Mampaka (CDH) et Philippe Close (PS)

Ce vendredi (04/06/2010), plusieurs candidats de la liste PTB+/PvdA+ (parti unitaire d’extrême gauche belge) ont symboliquement rendu hommage au "panneau inconnu" sur la Place Bethléem dans la commune bruxelloise de Saint-Gilles. Le parti entend par là dénoncer la main mise des partis au pouvoir en matière d’affichage public, la tolérance suspecte de certaines autorités en matière d’affichage sauvage émanant des partis traditionnels et l’inégalité des traitements en matière d’affichage électoral.

"La réglementation de l’affichage électoral est en soi une bonne chose mais c’est la répartition des espaces qui pose problème. En effet, les partis traditionnels [PS, Ecolo, MR, CDH ainsi que leurs pendants flamands] se réservent 90 % des espaces sur les panneaux publics pendant les campagnes électorales et n’accordent que 10 % aux partis non représentés, c’est totalement inégal quant on sait que dans la circonscription BHV, il y a 11 listes non représentés au Parlement. Déjà que ces partis non représentés n’ont pas d’accès aux médias audiovisuels, les partis au pouvoir monopolisent également l’affichage public rendant ainsi le combat électoral encore plus inégal", explique Benjamin Pestieau, responsable de la communication du PTB+.

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Rédigé par Mehmet Koksal

06/06/2010 à 10:20

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700 manifestants contre Israël devant le ministère belge des Affaires étrangères

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Quelque 700 manifestants se sont réunis ce lundi (31/05/2010) à Bruxelles devant le siège du ministère belge des Affaires étrangères (rue des Petits Carmes) pour condamner la dernière opération militaire israélienne contre un bateau turc coûtant la vie à au moins 9 personnes et blessant une trentaine d’autres militants.

De nombreux représentants de partis politiques belges (notamment du PS, Ecolo, Groen!, CDH, SP.A, Front des Gauches, Egalité, PTB-PvdA, PSL, LCR et Bloc ML) figuraient parmi les manifestants à Bruxelles agitant des drapeaux et criant les slogans suivants : "Israël assassin", "Israël terroriste, l’Europe complice", "Israël terroriste, la Belgique complice", "Expulsions", "Israël boycott", "Nous sommes tous des Palestiniens", "Fermez l’ambassade des terroristes", "Hamas ! Jihad ! Hezbollah !" (+VIDEOS)

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Rédigé par Mehmet Koksal

31/05/2010 à 9:43

La liste PTB+/PvdA+ (BHV) pour la Chambre 2010

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Trois représentants de la liste PARTI DU TRAVAIL DE BELGIQUE (PTB)Partij van de Arbeid (PvdA) étaient présents ce jeudi (13/05/2010) pour déposer officiellement les plus de 500 signatures d’électeurs légalisés (pour l’arrondissement BHV) ainsi que la liste des candidats en vue de participer aux élections législatives belges du 13/06/2010.

Ce parti marxiste-léniniste belge avait déjà réussi à décrocher le parrainage de parlementaires écologistes (la sénatrice Zakia Khattabi et la députée fédérale Zoé Genot) mais face au refus d’autres parlementaires de délivrer les signatures manquantes, le PTB/PvdA a finalement dû recourir aux parrainages des électeurs pour pouvoir se présenter aux élections législatives. Le parti unitaire se présente avec  une liste commune bilingue baptisée PTB+/PvdA+ dans l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvoorde, le signe + faisant référence aux 3 candidats indépendants (non affiliés au parti) sur la liste.

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

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Rédigé par Mehmet Koksal

16/05/2010 à 4:06

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Le PTB a déjà les signatures et veut quand même les parrainages

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Le Parti du Travail de Belgique (PTB, parti unitaire marxiste-léniniste) annonce avoir réussi l’exploit de récolter 15.000 signatures d’électeurs (5.000 pour le collège francophone au Sénat, 5.000 pour le collège néerlandophone au Sénat et 5.000 pour l’ensemble des circonscriptions à la Chambre des représentants) en mobilisant ses 4.000 membres actifs sur l’ensemble du territoire belge. Le parti est actuellement sur le point de finaliser la procédure de légalisation de chaque signature auprès des administrations communales en vue d’assurer sa présence sur toutes les listes lors des élections fédérales du 13/06/2010.

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Rédigé par Mehmet Koksal

11/05/2010 à 10:41

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Le groupement avorté aurait pu briser le seuil des 5 %

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Les 12 listes regroupées

Les 12 listes regroupées auraient obtenu 4 sièges

Dans le cadre de la campagne électorale 2009, plusieurs dirigeants de partis francophones non représentés au Parlement bruxellois avaient tenté, en vain, de faire aboutir un "projet de groupement" rassemblant un total de 12 listes (CAP D’ORAZIO, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution!) dont l’objectif avoué visait à  créer "un vote utile" atypique, "briser le seuil non démocratique des 5 %" et décrocher ainsi quelques sièges à l’assemblée parlementaire régionale. 

Le calcul a posteriori sur base des résultats définitifs publiés ce dimanche (07/06/2009) par le SPF Intérieur indique que ce projet de groupement avorté a recueilli un total de 26.562 voix et 6,48 % brisant donc effectivement le seuil minimum des 5 % et offrant 4 sièges au groupement atypique.

Des conditions exclusives émanant principalement du PSL, PC, PTB+ et CAP D’ORAZIO, l’avis défavorable de Trèfle et le désintéressement du CDF n’avaient pas permis de conclure le projet en question. Parallèlement à ce projet, 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution!) avaient finalement conclu un accord de groupement aboutissant ensemble à recueillir 1,68 % du total des suffrages exprimés. 

En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des “groupements de listes (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé “clé D’Hondt“.

Si le projet de groupement des 12 listes avait pu être conclu, 4 nouveaux partis (Pro Bruxsel (F), Egalité, Musulmans.be et PTB+) auraient fait leur entrée au Parlement bruxellois en décrochant chacun un siège de parlementaire. Ce groupement ayant échoué, seuls les 4 partis francophones dominants (MR, PS, Ecolo et CDH) siègeront au Parlement régional bruxellois pendant les 5 prochaines années de législature.

Rédigé par Mehmet Koksal

08/06/2009 à 2:49

Consignes européennes des partis bruxellois absents du scrutin européen

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Les consignes de vote des partis absents du scrutin européen sont forts diversifiés

Les consignes de vote des partis absents du scrutin européen sont forts diversifiés

Dans le cadre des élections du 7 juin 2009, l’électeur bruxellois est d’abord amené à émettre un choix pour les élections du Parlement européen avant de pouvoir voter pour une liste dans le cadre des élections régionales pour le renouvellement du Parlement bruxellois. Or, des 21 listes francophones bruxelloises au niveau régional, seules 8 se présentent également à l’Europe, tandis que des 11 listes flamandes à Bruxelles, 10 sont également présentes pour le scrutin européen.

Ainsi, il peut être intéressant de voir les préférences électorales des 13 listes francophones bruxellois et de BUB-Belg.Unie du côté flamand bruxellois qui ne présentent pas de liste au niveau européen

"Il n’y a pas de consigne de vote spécifique à Pro Bruxsel mais si je peux donner un conseil à mes troupes c’est de voter pour un candidat bruxellois qui siègera effectivement au Parlement européen. J’avoue, en regardant les listes européennes, que ce choix est très difficile car ni au MR, ni au PS, ni au CDH, ni chez Ecolo, je ne vois des candidats dont on peut être sûr qu’ils siègeront après le 7 juin. C’est la raison pour laquelle, Pro Bruxsel plaide pour une représentation spécifique de Bruxelles au Parlement européen, que la répartition des sièges pour la Belgique ne se base plus sur les communautés mais les régions. Il est quand même totalement absurde que les 70.000 habitants de la Communauté germanophone puissent avoir un siège réservé au Parlement européen alors que le million de Bruxellois ne soit pas représenté dans la même assemblée et je ne parle même pas de l’image symbolique de capitale européenne", explique Philippe Delstanche, tête de liste pour Pro Bruxsel (F). 

Pour la liste Unie, la tête de liste Alain Mahiat ne donne pas non plus de consigne de vote européen "afin de respecter la liberté individuelle de l’individu" mais il précise que "les gens qui nous connaissent savent pour qui vont nos préférences, à savoir pour des partis qui défendent la liberté, le respect de l’individu et de la famille". Refusant de dévoiler son propre choix, il déconseille fortement "le vote blanc car on sait tous comment Hitler et Staline sont arrivés au pouvoir" et rappelle que "les électeurs d’Unie peuvent voter pour un parti francophone ou néerlandophone au niveau européen. Guy Verhofstadt [Open-VLD, parti libéral flamand] est par exemple quelqu’un de bien, Louis Michel [MR, parti libéral francophone] aussi même s’il est plus à gauche", conclut la tête de liste Unie, Alain Mahiat, qui se définit lui-même comme "un homme de droite populiste et non démagogue".

Le vote européen a déjà fait l’objet de plusieurs discussions au sein des militants de la liste Egalité. "Il n’y a pas de consigne de vote, tout le monde est libre de voter pour le candidat de son choix en prenant ses responsabilités. C’est assez normal qu’il n’y ait pas de consigne de vote au sein d’Egalité car notre liste est fortement diversifiée avec des communistes, des musulmans, etc.", précise Nordine Saïdi, tête de liste Egalité. Bien que le groupe reste relativement indécis, les noms de Céline Caudron (LCR) et Véronique de Keyser (PS) arrivent en tête de préférence.

Luc Vanbressem, tête de liste Trèfle, refuse même d’évoquer le mot "consigne" car "trop militaire" au goût de cet ancien lieutenant de réserve de la DMT. "Il n’entre pas dans le rôle de Trèfle d’influencer le vote de l’électeur au niveau européen", préfère déclarer le dirigeant de cette liste bruxelloise à quatre feuilles.

Au Parti Socialiste Humaniste (PSH), la consigne de vote européen est plus nette et plus affirmée. Philippe Goisse, tête de liste PSH, conseille à ses sympathisants de voter pour Ecolo "mais surtout pas pour une personne en particulier, pour la liste dans son entièreté".

La liste Nation a publié un communiqué ce mercredi (03/06/09) à l’attention de ses sympathisants les appelant à "ne voter pour personne aux européennes" et précisant que "voter pour les listes FN pour le Parlement wallon n’est ni interdit, ni déconseillé par la direction du Mouvement NATION". "Le refus de soutenir la liste FN au niveau européen s’explique par la présence de la tête de liste, Jean-Pierre Borbouse, qui ne nous a pas défendu en tant que conseiller communal à Charleroi lorsque Nation a été interdit de manifestation le 1er mai. Nous ne pouvons dès lors soutenir un tel candidat qui risque d’adopter la même attitude silencieuse au Parlement européen", explique Pascal Cornet, tête de liste Nation à Bruxelles.

Pour Musulmans.be, Redouane Ahrouch conseille à ses sympathisants de "voter blanc à l’Europe car il n’y a ni de partis, ni des candidats défendant nos valeurs musulmanes. Contrairement aux idées reçues, le vote blanc ne bénéficie pas à la majorité, ces voix sont retirées du décompte lors du calcul final".   

Chez Vélorution, "il n’y a officiellement pas de consigne de vote européen", déclare Réginald de Potesta de Waleffe, tête de liste Vélorution à Bruxelles. Les militants du parti environnementaliste hésitent entre "les révolutionnaires" (LCR, PC et CAP) et "les capitalistes verts" (Ecolo). Refusant de dévoiler son propre choix, Réginald de Potesta de Waleffe conseille seulement de "ne pas voter pour le capitalisme vert". 

Pour Diversité Positive, la tête de liste Nkiama Mayimbi-ma-Mwanda, (alias "Papa Mayimbi", "Doyen" et "Alphonse Mayimbi"), déclare qu’"il n’y a pas de mot d’ordre car il faut laisser la liberté à chacun de choisir comme il le désire". Alphonse Mayimbi rappelle cependant qu’il est "un homme de gauche" et qu’il faut "choisir un parti qui défend la diversité dans tous les sens et de manière positive". 

consignes de vote européenAu CDF (Chrétiens-Démocrates Fédéraux), "nous conseillons de voter blanc en cas de vote électronique et d’écrire en grand CDF sur le bulletin de vote en cas de vote sur papier, cela annullera la voix mais lancera un message clair aux autres partis qui soutiennent ce système injuste de 5.000 signatures ou de 5 signatures de parlementaires nationaux pour qu’un parti puisse se présenter au niveau européen", précise Pierre-Alexandre de Maere d’Artrycke, tête de liste CDF à Bruxelles. 

Du côté flamand bruxellois, Hans Van de Cauter (tête de liste B.U.B.-Belg.Unie) lance une double consigne de vote européen : "Pour ceux qui ont une sensibilité de gaucheB.U.B. les invite à voter pour le PTB ou PvdA à l’Europe car c’est un parti unitariste qui défend plus ou moins les idées d’une Belgique unitariste. Pour ceux qui ont une sensibilité de droite, je les invite à s’abstenir au niveau européen. Personnellement, je vais voter pour le PTB", conclut Hans Van de Cauter.  

Les dirigeants du FDB et du FNB étaient injoignables au moment de la recherche.

Rédigé par Mehmet Koksal

04/06/2009 à 11:58

Les groupements de listes et l'échec d'un "vote utile" atypique

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La préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009

A lire : la préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009

Le jeudi (21/05/09), le bureau principal de circonscription électorale à Bruxelles a arrêté "le tableau des listes formant groupe" pour les élections régionales du 7 juin 2009. En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des "groupements de listes" (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé "clé D’Hondt". 

Du côté francophone bruxellois, le bureau principal indique un groupement entre 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution) tandis que du côté flamand bruxellois on découvre un groupement entre 9 listes (SP.A, SLP, NV.A, Groen!, CD&V, Open VLD, PVDA+, Pro Bruxsel (N), B.U.B. (Belg.Unie) face à la Lijst De Decker (pas de groupement) et le Vlaams Belang (pas de groupement).

"La Lijst De Decker ne fait partie d’aucun groupement car lorsque nous avions contacté l’ensemble des partis représentés au Parlement bruxellois pour essayer d’obtenir le parrainnage d’un parlementaire sortant et d’éviter ainsi la récolte des 500 signatures, le groupement nous était soumis comme une condition pour obtenir ce parrainnage. Nous avons refusé d’accepter ce chantage et nous avons donc récolté nos 500 signatures. La Lijst De Decker était plutôt favorable à un groupement des petites listes regroupant Pro Bruxsel (N), N-VA et même Groen! mais ils ont préféré faire une alliance avec les autres partis", explique Piet Deslé, tête de liste LDD à Bruxelles. 

L’absence de la LDD du groupement anti-VB laisse-t-il présager d’une future rupture du "cordon sanitaire" (accord politique visant à exclure toute alliance avec des formations non démocratiques) en cas de succès électoral au soir du 7 juin prochain ? Théoriquement le scénario est possible : si le Vlaams Belang maintient ses 6 sièges actuels, la LDD obtient 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège, la future coalition bruxelloise du côté flamand pourrait aboutir mathématiquement à l’alliance des partis nationaliste, populiste et d’extrême droite. "Ecoutez, nous sommes effectivement opposés par principe au cordon sanitaire mais nous n’avons pas pour autant l’intention de bloquer les institutions bruxelloises. En plus, en nous alliant avec le VB, on se mettrait de facto dans le cordon sanitaire en Flandre où ce système est bel et bien pratiqué. Mais, je ne pense pas qu’un tel scénario sera possible car le Vlaams Belang ne parviendra pas à refaire son méga-score de 2004 qu’il a obtenu grâce à ce procès politique orchestré par les autres partis visant à lui enlever sa dotation publique", ajoute Piet Deslé. 

Le concept de "lijstverbinding" (groupement de listes), qui existe également dans le code électoral hollandais, semble plus facilement acceptable pour les partis flamands qui veulent échapper au seuil de 5 % mais aussi pour empêcher la répartition des sièges au profit des formations d’extrême droite. Bien qu’appliqué de la même manière lors des élections régionales de 2004 (2 groupements en 2004 avec d’un côté le groupement Vlaams Belang et la liste FIRE face au groupement anti-VB des autres partis)  les groupements de liste n’avaient pas eu d’effet, selon une étude du CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques), sur la répartition des sièges au Parlement bruxellois lors des élections 2004. 

Dans le cadre de la campagne électorale 2009, du côté francophone bruxellois,  il convient encore de noter l’existence d’un "projet de groupement", avorté, de l’ensemble des listes non représentés au Parlement bruxellois à l’exclusion des listes d’extrême droite. L’initiative de regrouper "toutes les petites listes démocratiques" a d’abord été lancée par Rauf Ben Ammar (CAP D’ORAZIO) et travaillée par Rachid Zegzaoui (Egalité).  Objectif ? Briser "le seul non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes" composé de 12 listes francophones bruxellois (Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution). En cas de réussite, un tel regroupement aurait également permis de défendre l’idée d"un autre vote utile" pendant la campagne électorale face à l’argument du "vote utile" (voter pour le parti dominant le plus proche de ses idées) régulièrement avancé par les partis parlementaires.

Le PSL du cartel PC-LCR-PSL-PH refusera un tel regroupement au motif que la liste Egalité "soutient le terrorisme en demandant le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, n’est pas une liste de gauche et défend le régime de Mahmoud Ahmadinejad", le PC refusera à cause de l’"aggréssivité verbale" du négiocateur d’Egalité (Rachid Zegzaoui), PTB+ refusera à cause de la présence de Nadine Rosa-Rosso (Egalité, ex-PTB), Pierre Guindja (CAP D’ORAZIO) refusera le groupement à cause de la présence de Musulmans.be, Trèfle prononcera un avis défavorable, Pro Bruxsel (F) émettra un avis favorable mais le parti avait déjà coché la case du "non" regroupement au moment du dépôt de la liste, le CDF déclarera "ne pas être intéressé", le PSH rédigera une note favorable, Musulmans.be se prononcera favorablement, la liste DP expliquera (sans comprendre) être "favorable mais seulement après les élections" et Vélorution écrira être favorable "au plus large regroupement possible" afin de donner "un peu de chance pour quiconque de profiter de cette petite fenêtre de démocratie" et ce "avec ou sans élus Vélorution".

Résultat : le projet de regroupement de ces 12 listes francophones bruxellois aboutira à un échec, les dirigeants n’arrivant pas à faire lever les conditions "exclusives" sur l’un ou l’autre candidat(e). Le bureau principal actera finalement un seul groupement du côté francophone bruxellois regroupant 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution).

Rédigé par Mehmet Koksal

01/06/2009 à 1:40

Les groupements de listes et l’échec d’un "vote utile" atypique

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La préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009

A lire : la préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009

Le jeudi (21/05/09), le bureau principal de circonscription électorale à Bruxelles a arrêté "le tableau des listes formant groupe" pour les élections régionales du 7 juin 2009. En vertu de l’article 16 bis, §2, de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relatives aux Instructions bruxelloises, la répartition des sièges s’établit d’abord sur base des "groupements de listes" (et non des partis) du groupe linguistique concerné (francophone ou néerlandophone) qui ont obtenu au moins 5 % du total général des votes valablement exprimés en leur faveur. La répartition des sièges au sein d’un groupement s’établit ensuite sur base d’un système de représentation proportionnelle intégrale à la plus forte moyenne appelé "clé D’Hondt". 

Du côté francophone bruxellois, le bureau principal indique un groupement entre 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution) tandis que du côté flamand bruxellois on découvre un groupement entre 9 listes (SP.A, SLP, NV.A, Groen!, CD&V, Open VLD, PVDA+, Pro Bruxsel (N), B.U.B. (Belg.Unie) face à la Lijst De Decker (pas de groupement) et le Vlaams Belang (pas de groupement).

"La Lijst De Decker ne fait partie d’aucun groupement car lorsque nous avions contacté l’ensemble des partis représentés au Parlement bruxellois pour essayer d’obtenir le parrainnage d’un parlementaire sortant et d’éviter ainsi la récolte des 500 signatures, le groupement nous était soumis comme une condition pour obtenir ce parrainnage. Nous avons refusé d’accepter ce chantage et nous avons donc récolté nos 500 signatures. La Lijst De Decker était plutôt favorable à un groupement des petites listes regroupant Pro Bruxsel (N), N-VA et même Groen! mais ils ont préféré faire une alliance avec les autres partis", explique Piet Deslé, tête de liste LDD à Bruxelles. 

L’absence de la LDD du groupement anti-VB laisse-t-il présager d’une future rupture du "cordon sanitaire" (accord politique visant à exclure toute alliance avec des formations non démocratiques) en cas de succès électoral au soir du 7 juin prochain ? Théoriquement le scénario est possible : si le Vlaams Belang maintient ses 6 sièges actuels, la LDD obtient 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège, la future coalition bruxelloise du côté flamand pourrait aboutir mathématiquement à l’alliance des partis nationaliste, populiste et d’extrême droite. "Ecoutez, nous sommes effectivement opposés par principe au cordon sanitaire mais nous n’avons pas pour autant l’intention de bloquer les institutions bruxelloises. En plus, en nous alliant avec le VB, on se mettrait de facto dans le cordon sanitaire en Flandre où ce système est bel et bien pratiqué. Mais, je ne pense pas qu’un tel scénario sera possible car le Vlaams Belang ne parviendra pas à refaire son méga-score de 2004 qu’il a obtenu grâce à ce procès politique orchestré par les autres partis visant à lui enlever sa dotation publique", ajoute Piet Deslé. 

Le concept de "lijstverbinding" (groupement de listes), qui existe également dans le code électoral hollandais, semble plus facilement acceptable pour les partis flamands qui veulent échapper au seuil de 5 % mais aussi pour empêcher la répartition des sièges au profit des formations d’extrême droite. Bien qu’appliqué de la même manière lors des élections régionales de 2004 (2 groupements en 2004 avec d’un côté le groupement Vlaams Belang et la liste FIRE face au groupement anti-VB des autres partis)  les groupements de liste n’avaient pas eu d’effet, selon une étude du CRISP (Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques), sur la répartition des sièges au Parlement bruxellois lors des élections 2004. 

Dans le cadre de la campagne électorale 2009, du côté francophone bruxellois,  il convient encore de noter l’existence d’un "projet de groupement", avorté, de l’ensemble des listes non représentés au Parlement bruxellois à l’exclusion des listes d’extrême droite. L’initiative de regrouper "toutes les petites listes démocratiques" a d’abord été lancée par Rauf Ben Ammar (CAP D’ORAZIO) et travaillée par Rachid Zegzaoui (Egalité).  Objectif ? Briser "le seul non démocratique des 5% par un regroupement des petites listes" composé de 12 listes francophones bruxellois (Cap d’Orazio, CDF, Diversité Positive, Egalité, Musulmans.be , PC-PSL-LCR-PH, ProBruxsel (F), PSH, PTB+, RWF-RBF, Trèfle, Vélorution). En cas de réussite, un tel regroupement aurait également permis de défendre l’idée d"un autre vote utile" pendant la campagne électorale face à l’argument du "vote utile" (voter pour le parti dominant le plus proche de ses idées) régulièrement avancé par les partis parlementaires.

Le PSL du cartel PC-LCR-PSL-PH refusera un tel regroupement au motif que la liste Egalité "soutient le terrorisme en demandant le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, n’est pas une liste de gauche et défend le régime de Mahmoud Ahmadinejad", le PC refusera à cause de l’"aggréssivité verbale" du négiocateur d’Egalité (Rachid Zegzaoui), PTB+ refusera à cause de la présence de Nadine Rosa-Rosso (Egalité, ex-PTB), Pierre Guindja (CAP D’ORAZIO) refusera le groupement à cause de la présence de Musulmans.be, Trèfle prononcera un avis défavorable, Pro Bruxsel (F) émettra un avis favorable mais le parti avait déjà coché la case du "non" regroupement au moment du dépôt de la liste, le CDF déclarera "ne pas être intéressé", le PSH rédigera une note favorable, Musulmans.be se prononcera favorablement, la liste DP expliquera (sans comprendre) être "favorable mais seulement après les élections" et Vélorution écrira être favorable "au plus large regroupement possible" afin de donner "un peu de chance pour quiconque de profiter de cette petite fenêtre de démocratie" et ce "avec ou sans élus Vélorution".

Résultat : le projet de regroupement de ces 12 listes francophones bruxellois aboutira à un échec, les dirigeants n’arrivant pas à faire lever les conditions "exclusives" sur l’un ou l’autre candidat(e). Le bureau principal actera finalement un seul groupement du côté francophone bruxellois regroupant 3 listes (PTB+, PC-PSL-LCR-PH et Vélorution).

Rédigé par Mehmet Koksal

01/06/2009 à 1:40

Financement et armement bruxellois pour la colonisation israélienne ?

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Des manifestants critiquent la banque Dexia pour le financement de la colonisation israélienne

Des manifestants ont critiqué la banque belgo-française Dexia pour le financement de la colonisation israélienne

Une centaine de manifestants se sont réunis ce mercredi (13/05/09) vers 16h00 sur la Place Rogier à Bruxelles, devant le siège de Dexia, pour dénoncer le soutien de la banque franco-belge à la colonisation israélienne en territoire palestinien. Ce "rassemblement national" était principalement organisé par le mouvement flamand de solidarité internationale INTAL (membre de la coupole Nord-Sud CNCD-Opération 11.11.11) et a notamment rassemblé des représentants des partis Ecolo, LCR, CAP, Egalité et PTB+

"Je suis venu ici sur la Place Rogier car l’assemblée générale annuelle de Dexia se tient en ce moment et je suis venu avec d’autres courants de gauche pour protester contre la politique bancaire de Dexia en Israël. Concrètement, ils sont en train de financer une politique qui vise à exproprier les Palestiniens et détourner ainsi l’argent des épargnants qui ne sont pas toujours tenus au courant de la finalité de l’usage de leurs argents. Dexia finance la colonisation israélienne et donc le message qu’on veut envoyer est à l’attention du Conseil d’administration de Dexia même si on ne se fait pas trop d’illusion sur l’effet immédiat qu’on peut avoir sur ce Conseil. Par contre, si on arrive à alerter les épargnants et s’ils protestent chacun auprès de leurs agences bancaires, il y aura peut-être des réactions parce que ce qui intéresse les dirigeants avant tout est de garder les clients et d’avoir de l’argent, ils sont dans une logique purement économique", déclare Guy Van Sinoy, militant syndicaliste et 7e candidat effectif PC-PSL-LCR-PH dans le cadre des élections bruxelloises du 7 juin 2009. 

Le Conseil d’administration de Dexia se compose de 17 membres - dont des personnalités politiques belges comme Jean-Luc Dehaene, ex-Premier ministre belge et actuel candidat tête de liste CD&V à l’Europe, Serge Kubla parlementaire wallon et actuel tête de liste MR dans le Brabant wallon, Koen Van Loo ex-chef de cabinet du ministre MR des Finances Didier Reynders et Francis Vermeiren parlementaire flamand et 20e candidat effectif sur la liste Open-VLD dans le Brabant flamand - qui se partage ensemble un montant annuel global maximum de rémunération de 1.300.000 euros

Dirk De Block est tête de liste pour le PTB+ à Bruxelles

Dirk De Block est tête de liste pour le PTB+ à Bruxelles

"Mais le problème ne concerne pas uniquement la banque Dexia. En faisant une petite recherche sur les décisions concernant les exportations et importations d’armes, j’ai été surpris de constater que le gouvernement bruxellois sortant [PS-CDH-Ecolo-SP.A-OpenVLD-CD&V] a approuvé des exportations d’armes vers Israël en 2005 et 2007 pour moderniser les avions de l’armée israélienne ainsi que des importations en 2008 venant d’Israël. Je rappelle qu’aucun des partis du gouvernement bruxellois n’a parlé de cette affaire, la presse traditionnelle l’a à peine évoquée et personne n’a vraiment marqué son désaccord. Ils se sont tous tus", regrette Dirk De Block, tête de liste pour le PTB+ (Parti du Travail de Belgique – extrême gauche marxiste-léniniste).  

Pour rappel, Magda Alvoet (ex-ministre Agalev dans le gouvernement Verhofstadt I) avait été contrainte par son parti à la démission en 2002 en raison de son attitude passive au gouvernement fédéral lorsque Louis Michel (MR) octroya une licence d’exportations d’armes vers le Népal, une crise qui provoqua d’ailleurs la régionalisation de la compétence en matière d’importation et d’exportation d’armes.

Un rapport de janvier 2009 de Caroline Pailhe, chargée de recherche au GRIP (Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité), indique  qu’ "en 2007, la majorité des exportations effectuées vers Israël par les entités fédérées a été accordée à 66,5% par la région de Bruxelles-Capitale (pour une valeur de 3,6 millions d’euros), contre 19,6% pour la Région wallonne et 13,8% pour la Région flamande. Israël est d’ailleurs, cette année-là, la principale destination des exportations bruxelloises vers le Moyen-Orient (à côté de l’Arabie saoudite) et une destination majeure sur l’ensemble des exportations bruxelloises. L’État hébreu a en effet représenté 99,9% des exportations de la capitale vers le Moyen-Orient et 40,43% de l’ensemble de ses exportations".

Alors que le gouvernement flamand [CD&V-OpenVLD-SP.A] a émis 5 refus à destination d’Israël pour une valeur de 2,7 millions d’euros, le gouvernement  bruxellois [PS-CDH-Ecolo-SP.A-OpenVLD-CD&Vn’a refusé aucune exportation d’armes vers Israël sur la période de 2003 au 1er septembre 2008 et approuvé en 2008 pour 100.266 euros d’importations d’armes légères venant d’Israël, indique la même étude.

En 2007, la majorité des exportations effectuées vers Israël par les entités fédérées a été accordée à 66,5%
par la région de Bruxelles-Capitale (pour une valeur de 3,6 millions d’euros), contre 19,6% pour la Région
wallonne et 13,8% pour la Région flamande. Israël est d’ailleurs, cette année-là, la principale destination
des exportations bruxelloises

"Ce n’est pas vraiment une attitude conséquente pour les partis politiques de l’Olivier, je n’ai pas envie de dire qu’ils sont hypocrites pour ne pas affecter les militants dans ces partis qui bougent de manière honnête sur cette question. Au PTB, notre position est claire pour s’opposer aux licences d’exportation vers Israël et il existe une vraie concordance entre les militants de base et les dirigeants du parti, ce qui n’est pas le cas dans des partis comme le PS, le CDH ou même chez Ecolo. On peut voter pour des candidats qu’on trouve bien dans tous les partis mais la question est de savoir si celle ou celui qui sera ministre aura la même attitude que le militant de base. Israël ne respecte pas le droit international et ne tient pas compte des résolutions de l’ONU. L’histoire a toujours montré que lorsqu’un pays occupe les territoires d’un autre peuple, le peuple se révolte toujours. Lorsque, par exemple, la Belgique a été envahie par l’Allemagne nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a également des résistances pour condamner l’occupation", ajoute Dirk De Block. Interpellé sur l’amalgame fait entre Israël et le régime nazi, la tête de liste du PTB+ répond qu’il "compare la résistance légitime d’un peuple face à l’occupation, pas autre chose". 

Interpellé sur le sujet, Ahmed Mouhssin (12e candidat Ecolo) estime qu’il s’agit clairement "d’une erreur du gouvernement bruxellois" et qu’il n’était "pas au courant des chiffres pour 2008". "En tant que collaborateur chez la ministre Evelyne Huytebroeck (Ecolo), je suis tenu par un devoir de réserve et je ne peux donc pas faire de commentaire sur les membres du gouvernement mais cette question d’exportation d’armes me prouve une chose, c’est que je dois absolument devenir député bruxellois pour qu’on soit plus attentif à ce sujet", conclut le candidat.

Rédigé par Mehmet Koksal

13/05/2009 à 11:12

Publié dans Elections, Religions

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