Articles Tagués ‘sp.a’
Plus de 600 musulmans turcs ont protesté à Bruxelles contre Israël
Plus de 600 musulmans turcs ont protesté le vendredi (04/06/2010) sur la Place Schuman à Bruxelles contre l’Etat d’Israël. Ils répondaient ainsi à l’appel à manifestation des organisations BIF (Fédération islamique de Belgique, de la mouvance islamiste Milli Görüs de Necmettin Erbakan), Diyanet (section belge de la Direction des Affaires religieuses de l’Etat turc), UETD (section bruxelloise de l’Union des Démocrates turco-européens, liée à la mouvance AKP), Eyad (association culturelle d’éducation permanente financé par la Communauté française de Belgique), UMB (Union des mosquées "marocaines" de Bruxelles) et la Fédération albanaise de Belgique. (+VIDEOS)
700 manifestants contre Israël devant le ministère belge des Affaires étrangères
Quelque 700 manifestants se sont réunis ce lundi (31/05/2010) à Bruxelles devant le siège du ministère belge des Affaires étrangères (rue des Petits Carmes) pour condamner la dernière opération militaire israélienne contre un bateau turc coûtant la vie à au moins 9 personnes et blessant une trentaine d’autres militants.
De nombreux représentants de partis politiques belges (notamment du PS, Ecolo, Groen!, CDH, SP.A, Front des Gauches, Egalité, PTB-PvdA, PSL, LCR et Bloc ML) figuraient parmi les manifestants à Bruxelles agitant des drapeaux et criant les slogans suivants : "Israël assassin", "Israël terroriste, l’Europe complice", "Israël terroriste, la Belgique complice", "Expulsions", "Israël boycott", "Nous sommes tous des Palestiniens", "Fermez l’ambassade des terroristes", "Hamas ! Jihad ! Hezbollah !" (+VIDEOS)
La liste SP.A (BHV) pour la Chambre 2010
Deux représentants de la liste SOCIALISTEN EN PROGRESSIEVEN ANDERS (SP.A) étaient présents ce jeudi (13/05/2010) pour déposer officiellement les signatures de parlementaires ainsi que la liste des candidats en vue de participer aux élections législatives belges du 13/06/2010. Le parti socialiste flamand dispose actuellement de 14 sièges à la Chambre (dont 1 élu à BHV) et 6 sièges au Sénat.
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)
Résultats des élections bruxelloises 2009

La nouvelle composition du Parlement bruxellois (source : SPF Intérieur)
Les électeurs des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale se sont rendus aux urnes ce dimanche (07/06/09) pour désigner leurs mandataires qui siègeront pendant les 5 prochaines années au Parlement bruxellois, au Parlement européen, au Parlement flamand et au Parlement de la Communauté française de Belgique.
A noter que le code électoral belge n’oblige pas un élu direct à effectivement siéger, ce dernier peut en effet choisir de démissionner pour qu’un suppléant soit amené à siéger à sa place. Par ailleurs, lorsqu’un parti participe à une coalition et désigne des mandataires exécutifs, ces derniers sont réputés "empêchés" et leurs sièges de députés sont alors temporairement occupés par des suppléants.
Non-obstant la décision des personnes d’exercer ou non le mandat attribué par le scrutin, parmi les 6 nouveaux élus bruxellois au Parlement flamand, on compte : Yamila IDRISSI (SP.A, 1.827 voix), Luckas VAN DER TAELEN (GROEN!, 1.949 voix), Johan DEMOL (VB, 3.599 voix), Brigitte GROUWELS (CD&V, 3.017 voix), Sven GATZ (Open VLD, 4.390 voix) et Anne BRUSSEEL (Open VLD, 813 voix).
Les résultats finaux comptabilisés par le SPF Intérieur indiquent également pour le Parlement bruxellois la composition (provisoire car certains élus ne siègeront probablement pas) suivante selon les voix de préférence :

Classement des 89 élus par voix de préférence
Yamila Idrissi (SP.A):"Il n’y a pas de conflits d’intérêts"

Yamila Idrissi est tête de liste SP.A à Bruxelles pour siéger au Parlement flamand
Le Bulletin Officiel du 07/02/2008 du Royaume du Maroc a publié le "Dahir n° 1-07-208 du 10 hija 1428 (21 décembre 2007) portant création du Conseil de la communauté marocaine de l’étranger".
Il s’agit d’une institution à caractère consultatif "chargée de donner un avis à Notre Majesté [le roi du Maroc] sur les affaires de l’émigration et notamment sur les questions concernant Nos concitoyens résidant à l’Etranger". Parmi les attributions de ce Conseil, on peut lire qu’il est notamment chargé d’émettre des avis sur "les principales orientations des politiques publiques permettant d’assurer aux Marocains résidant à l’étranger le maintien de liens étroits avec leur identité marocaine et notamment celles relatives à l’enseignement des langues, l’éducation religieuse et l’action culturelle". Par ailleurs, le "Conseil est également chargé d’observer les évolutions prévisibles dans le domaine de l’émigration sur les plans politique, économique, culturel et scientifique".
Parmi les 37 membres de ce Conseil de la communauté marocaine de l’étranger figurent l’avocate Yamila Idrissi, candidate tête de liste SP.A (parti socialiste flamand) à Bruxelles pour le Parlement flamand dans le cadre des élections régionales du 7 juin 2009, le psychanaliste Paul Dahan du Centre de la culture judéo-marocaine (CCJM) et l’historien Abdellah Boussouf de l’Institut des Etudes islamiques à Bruxelles.
Bien que l’article 9 des statuts du Conseil précise que "les membres du Conseil doivent assumer les fonctions qui leur sont dévolues avec fidélité, impartialité et dévouement pour la défense des intérêts suprêmes de la Nation [marocaine]", Yamila Idrissi estime qu’"il n’y a pas de conflits d’intérêts" entre sa candidature au Parlement flamand et sa qualité de membre du Conseil de la communauté marocaine de l’étranger.
"Il n’y a aucune incompatibilité. Au Conseil, je ne fais que donner des simples avis sur des sujets liés à l’identité ou à la culture. Il s’agit d’un mandat de 3 ans et je ne perçois aucune rémunération. D’ailleurs, d’autres élus espagnols siègent également dans ce Conseil. Il ne peut pas être question de double allégeance puisque je reste loyale à mes principes d’émancipation. Je ne comprends pas pourquoi vous vous intéressez tant à ce sujet qui n’est absolument pas relevant dans le cadre des élections régionales à Bruxelles. Je vous signale que je suis la première tête de liste d’origine étrangère à Bruxelles, c’est déjà très important. Je préfère parler sur la problématique du chômage, du vieillissement de la population en Flandre ou des projets que j’ai initiés en faveur des Bruxellois d’origine étrangère au Parlement bruxellois lorsque j’y avais siégé seulement 6 mois de fin 2003 aux élections régionales de 2004", ajoute la socialiste flamande. Et en cas d’élection au Parlement flamand, elle ne compte pas démissionner de son poste au Conseil marocain.

Le ministre flamand Bert Anciaux (SP.A) a désigné Yamila Idrissi (SP.A) comme gestionnaire de Daarkom
Diplômée droit de la VUB (Vrij Universiteit van Brussel), ex-avocate au barreau de Bruxelles, Yamila Idrissi travaillera dans différentes organisations sociales bruxelloises (Emancipatie via Arbeid et Steunpunt Allochtone Meisjes en Vrouwen) avant de tenter sa chance en politique d’abord comme candidate indépendante en 1999 puis comme SP.A en passant par un poste de collaborateur au cabinet du ministre Frank Vandenbroucke.
N’ayant pas été réélue en 2004, Yamila Idrissi sera engagée, via le ministre flamand de la Culture Bert Anciaux, comme gestionnaire à "Daarkom-la Maison des cultures maroco-flamandes à Bruxelles", une initiative conjointe financée par le Royaume du Maroc et la Communauté flamande, dont le siège se trouve à la rue des Princes, 8 à 1000 Bruxelles. Elle y travaillera pendant 2 ans "le temps de démarrer le projet qui est maintenant entré dans une autre phase" pour finalement quitter cette fonction en vue d’occuper la tête de liste SP.A à Bruxelles pour le Parlement flamand.
Financement et armement bruxellois pour la colonisation israélienne ?

Des manifestants ont critiqué la banque belgo-française Dexia pour le financement de la colonisation israélienne
Une centaine de manifestants se sont réunis ce mercredi (13/05/09) vers 16h00 sur la Place Rogier à Bruxelles, devant le siège de Dexia, pour dénoncer le soutien de la banque franco-belge à la colonisation israélienne en territoire palestinien. Ce "rassemblement national" était principalement organisé par le mouvement flamand de solidarité internationale INTAL (membre de la coupole Nord-Sud CNCD-Opération 11.11.11) et a notamment rassemblé des représentants des partis Ecolo, LCR, CAP, Egalité et PTB+.
"Je suis venu ici sur la Place Rogier car l’assemblée générale annuelle de Dexia se tient en ce moment et je suis venu avec d’autres courants de gauche pour protester contre la politique bancaire de Dexia en Israël. Concrètement, ils sont en train de financer une politique qui vise à exproprier les Palestiniens et détourner ainsi l’argent des épargnants qui ne sont pas toujours tenus au courant de la finalité de l’usage de leurs argents. Dexia finance la colonisation israélienne et donc le message qu’on veut envoyer est à l’attention du Conseil d’administration de Dexia même si on ne se fait pas trop d’illusion sur l’effet immédiat qu’on peut avoir sur ce Conseil. Par contre, si on arrive à alerter les épargnants et s’ils protestent chacun auprès de leurs agences bancaires, il y aura peut-être des réactions parce que ce qui intéresse les dirigeants avant tout est de garder les clients et d’avoir de l’argent, ils sont dans une logique purement économique", déclare Guy Van Sinoy, militant syndicaliste et 7e candidat effectif PC-PSL-LCR-PH dans le cadre des élections bruxelloises du 7 juin 2009.
Le Conseil d’administration de Dexia se compose de 17 membres - dont des personnalités politiques belges comme Jean-Luc Dehaene, ex-Premier ministre belge et actuel candidat tête de liste CD&V à l’Europe, Serge Kubla parlementaire wallon et actuel tête de liste MR dans le Brabant wallon, Koen Van Loo ex-chef de cabinet du ministre MR des Finances Didier Reynders et Francis Vermeiren parlementaire flamand et 20e candidat effectif sur la liste Open-VLD dans le Brabant flamand - qui se partage ensemble un montant annuel global maximum de rémunération de 1.300.000 euros.

Dirk De Block est tête de liste pour le PTB+ à Bruxelles
"Mais le problème ne concerne pas uniquement la banque Dexia. En faisant une petite recherche sur les décisions concernant les exportations et importations d’armes, j’ai été surpris de constater que le gouvernement bruxellois sortant [PS-CDH-Ecolo-SP.A-OpenVLD-CD&V] a approuvé des exportations d’armes vers Israël en 2005 et 2007 pour moderniser les avions de l’armée israélienne ainsi que des importations en 2008 venant d’Israël. Je rappelle qu’aucun des partis du gouvernement bruxellois n’a parlé de cette affaire, la presse traditionnelle l’a à peine évoquée et personne n’a vraiment marqué son désaccord. Ils se sont tous tus", regrette Dirk De Block, tête de liste pour le PTB+ (Parti du Travail de Belgique – extrême gauche marxiste-léniniste).
Pour rappel, Magda Alvoet (ex-ministre Agalev dans le gouvernement Verhofstadt I) avait été contrainte par son parti à la démission en 2002 en raison de son attitude passive au gouvernement fédéral lorsque Louis Michel (MR) octroya une licence d’exportations d’armes vers le Népal, une crise qui provoqua d’ailleurs la régionalisation de la compétence en matière d’importation et d’exportation d’armes.
Un rapport de janvier 2009 de Caroline Pailhe, chargée de recherche au GRIP (Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité), indique qu’ "en 2007, la majorité des exportations effectuées vers Israël par les entités fédérées a été accordée à 66,5% par la région de Bruxelles-Capitale (pour une valeur de 3,6 millions d’euros), contre 19,6% pour la Région wallonne et 13,8% pour la Région flamande. Israël est d’ailleurs, cette année-là, la principale destination des exportations bruxelloises vers le Moyen-Orient (à côté de l’Arabie saoudite) et une destination majeure sur l’ensemble des exportations bruxelloises. L’État hébreu a en effet représenté 99,9% des exportations de la capitale vers le Moyen-Orient et 40,43% de l’ensemble de ses exportations".
Alors que le gouvernement flamand [CD&V-OpenVLD-SP.A] a émis 5 refus à destination d’Israël pour une valeur de 2,7 millions d’euros, le gouvernement bruxellois [PS-CDH-Ecolo-SP.A-OpenVLD-CD&V] n’a refusé aucune exportation d’armes vers Israël sur la période de 2003 au 1er septembre 2008 et approuvé en 2008 pour 100.266 euros d’importations d’armes légères venant d’Israël, indique la même étude.
"Ce n’est pas vraiment une attitude conséquente pour les partis politiques de l’Olivier, je n’ai pas envie de dire qu’ils sont hypocrites pour ne pas affecter les militants dans ces partis qui bougent de manière honnête sur cette question. Au PTB, notre position est claire pour s’opposer aux licences d’exportation vers Israël et il existe une vraie concordance entre les militants de base et les dirigeants du parti, ce qui n’est pas le cas dans des partis comme le PS, le CDH ou même chez Ecolo. On peut voter pour des candidats qu’on trouve bien dans tous les partis mais la question est de savoir si celle ou celui qui sera ministre aura la même attitude que le militant de base. Israël ne respecte pas le droit international et ne tient pas compte des résolutions de l’ONU. L’histoire a toujours montré que lorsqu’un pays occupe les territoires d’un autre peuple, le peuple se révolte toujours. Lorsque, par exemple, la Belgique a été envahie par l’Allemagne nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a également des résistances pour condamner l’occupation", ajoute Dirk De Block. Interpellé sur l’amalgame fait entre Israël et le régime nazi, la tête de liste du PTB+ répond qu’il "compare la résistance légitime d’un peuple face à l’occupation, pas autre chose".
Interpellé sur le sujet, Ahmed Mouhssin (12e candidat Ecolo) estime qu’il s’agit clairement "d’une erreur du gouvernement bruxellois" et qu’il n’était "pas au courant des chiffres pour 2008". "En tant que collaborateur chez la ministre Evelyne Huytebroeck (Ecolo), je suis tenu par un devoir de réserve et je ne peux donc pas faire de commentaire sur les membres du gouvernement mais cette question d’exportation d’armes me prouve une chose, c’est que je dois absolument devenir député bruxellois pour qu’on soit plus attentif à ce sujet", conclut le candidat.
Bruxelles : Au moins 17 listes FR et 10 listes NL

Les listes Egalité et Pro Bruxsel (F) n'ont pas été acceptées le premier jour des dépôts
Ce samedi (09/05/09), dès 13h30, des représentants de l’ensemble des listes politiques ont fait la file devant le bureau principal au Palais de Justice de Bruxelles en vue de déposer chacun officiellement leurs listes dans le cadre des élections régionales du 7 juin 2009. Parmi les représentants présents, il y en avait notamment pour : Front National, PS, MR, Trefle, Ecolo, Egalité, Pro Bruxsel (F), Unie, Vélorution, Musulmans.be, PTB+, CDH, LCR-PSL-PC-PH, CAP D’ORAZIO, Nation, PSH, RWF-RBF du côté francophone bruxellois et Open-VLD, SP.A, Groen!, Vlaams Belang, Lijst De Decker, CD&V, N-VA, Pro Bruxsel (N), PvdA+ et B.U.B. du côté flamand bruxellois.
Deux listes (Egalité et Pro Bruxsel (F)) n’ont pas été acceptées lors de cette première journée d’inscription. Pour la liste Egalité, les candidats n’avaient pas rempli correctement le formulaire F/3/bis relatif aux obligations de dépenses électorales, ils ont promis de faire le nécessaire et de repasser demain pour finaliser les démarches administratives.
Concernant la liste Pro Bruxsel, le nouveau parti régionaliste a voulu marquer le coup avec une démarche que les militants qualifient d’"historique en région bruxelloise" puisque c’est la première fois, depuis la création de la région (1989), qu’un même parti politique présentait 2 listes avec le même nom (mais avec des candidats différents) dans les deux groupes linguistiques. La négociation a d’abord tourné autour de la question de savoir laquelle des deux listes Pro Bruxsel avaient été déposée en premier sachant que les représentants bilingues du nouveau parti étaient entrés en même temps dans la salle. Ensuite, il convenait de savoir si le droit de protection des sigles et des logos pouvait interdire l’usage du même nom sans sigle et sans logo. Face à ce casse-tête juridique, les militants ont préféré opter carrément pour un changement de dénomination du nom unique de ce parti bilingue en la déclinant en deux listes linguistiquement marquées : Pro Bruxsel (F) et Pro Bruxsel (N). Enfin, pour départager la préséance entre ces deux nouvelles listes bruxelloises, les parties ont organisé dans le bureau principal un tirage aléatoire à "pile ou face" (une première aussi) à l’aide d’une pièce d’un euro et le sort a finalement donné la priorité à la liste flamande Pro Bruxsel (N) qui a été correctement enregistrée pour participer aux prochaines élections.

Philippe Delstanche a joué à "pile ou face" pour départager les 2 listes de son parti Pro Bruxsel
La liste francophone Pro Bruxsel (F) devra encore attendre l’arbitrage lundi prochain des membres du bureau principal pour savoir si le degré de différenciation entre la liste déposée (N) et la liste proposée (F) du même parti est suffisamment valable et si le parrainnage des 500 électeurs (qui ont signé pour une liste Pro Bruxsel) pourra s’appliquer aux deux nouvelles dénominations. "Voilà comment la démocratie se joue à pile ou face dans la capitale européenne. La conclusion de cette journée est qu’il n’est pas permis d’avoir un parti bilingue dans une capitale politiquement bilingue, c’est vraiment un système aberrant !", a réagi Philippe Delstanche, Président du parti Pro Bruxsel.
Les représentants des listes ont jusqu’à demain (10/05/09) pour venir déposer ou finaliser les dernières formalités en vue de garantir leurs présences lors des élections bruxelloises du 7 juin 2009.
12 listes flamandes face à 60.000 votes pour aboutir à une tripartite ?

17 députés flamands siègent au Parlement bruxellois pour environ 60.000 voix
Avec sa récente sortie contre les Flamands de Bruxelles, le secrétaire d’Etat fédéral Bernard Clerfayt (MR-FDF) a donné le véritable coup d’envoi de la campagne électorale car la prétendue bataille entre les deux têtes de liste Charles Picqué (PS) et Armand De Decker (MR-PRL) ne laisse pour l’instant pas grand-chose à voir.
Pour Bernard Clerfayt, les Flamands devraient avoir moins de poids au gouvernement régional et au Parlement bruxellois et les garanties mises en oeuvre pour la minorité néerlandophone de la capitale ne constitue qu’un vestige du système d’apartheid. C’est avec ce type de message que le FDF (Front Démocratique des Francophones – parti régionaliste de droite) tente toujours de s’attirer les voix des électeurs bruxellois. Ce dérapage communautaire n’attire généralement l’attention que des médias flamands et mais montre aussi la combativité du FDF sur cette thématique.
Ce combat linguistique enflammé est à l’opposé du climat qui règne entre les deux principaux prétendants à la fonction de ministre-président de la Région bruxelloise : l’actuel ministre-président Charles Picqué (PS) et l’actuel Président du Sénat Armand De Decker, bref un combat entre deux sexagénaires en fin de carrière. Les jeunes talents politiques ne semblent pas encore prêts à être exposés mais la campagne est déjà en cours et personne ne sait jusqu’à présent quelle direction empruntera la lutte électorale.
Du résultat de ces élections dépendent toutefois les politiques qui seront menées durant les cinq prochaines années : y aura-t-il un nouvel Olivier, une nouvelle coalition de gauche (PS, Ecolo, CDH) ou une réédition du gouvernement Picqué II (PS, MR)? Le résultat final ne dépendra pas exclusivement des partis en région bruxelloise. Il est prévu que les états-majors de partis se mêleront fortement de la formation des coalitions. Les chefs de partis francophones annoncent déjà une préférence pour des coalitions symétriques entre Bruxelles et la composition des gouvernements en Région wallonne et en Communauté française. Ainsi, ils pourront se présenter avec un front francophone solide en vue d’entamer des prochaines négociations sur l’avenir de la Belgique.
La situation du côté néerlandophone à Bruxelles est très différente. La question est de savoir si l’actuelle tripartite (Open VLD, SP.A et CD & V) va remporter suffisamment de sièges (9) pour conserver une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone. La situation est d’autant plus difficile qu’il n’y a pas moins de 12 listes qui se présentent aux électeurs dans le camp flamand. Cette fragmentation risque d’aboutir à des surprises. Il faudra également examiner de près le score que fera la List De Decker (LDD, parti populiste de droite). La tripartite flamande pourra-t-elle s’en sortir ou faudra-t-il appeler les écologistes flamands de Groen! pour se sauver ?
La répartition des portefeuilles au sein du Big 3 (Open VLD, SP.A et CD & V) est un sujet aussi important. Les têtes de listes ont tous les yeux braqués sur le portefeuille de la Mobilité: aussi bien le titulaire actuel Pascal Smet (SP.A), que le vice-Premier ministre fédéral Steven Vanacker (CD & V) ou encore l’actuel ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open VLD). En plus de la mobilité, le portefeuille de l’Enseignement est également un poste très convoité car les deux matières représentent des défis majeurs à Bruxelles.
Enfin, ces élections régionales de 2009 permettront de se faire une meilleure idée de la taille de l’électorat néerlandophone à Bruxelles. Depuis 1999, le nombre d’électeurs flamands dans la capitale bruxelloise (19 communes) fluctue autour des 60.000 unités, soit 13 % du total des votes exprimés. Il faudra voir si ce chiffre pourra encore être atteint mais cela dépend des électeurs.
(traduction de l’article original en flamand dans le cadre d’une collaboration entre l’agence Parlemento.com et l’hebdomadaire Brussel Deze Week)
3.500 voix flamandes pour un siège au Parlement

Campagne congolo-flamande "stem vlaams" (votez flamand) lors des élections fédérales de 2007
Lors des élections régionales de 1999 à Bruxelles, la situation était simple : il n’y avait au total que 4 listes du côté néerlandophone. Aujourd’hui, il y en a 12. Le nombre de sièges réservés (17) au Parlement bruxellois a, semble-t-il, aiguisé l’appétit des candidats.
Pour les centristes unitaristes de Belgische Unie-Union Belge (BUB), la situation est encore plus claire. Le parti, qui a participé à de nombreuses élections durant les dernières années, ne se présente le 7 Juin prochain qu’à Bruxelles et uniquement du côté flamand. La raison ? Un calcul purement stratégique : c’est au Parlement bruxellois et du côté flamand qu’il est le plus facile de décrocher un siège. Il y a 17 sièges réservés pour les Flamands de Bruxelles au Parlement régional quel que soit le nombre d’électeurs flamands à Bruxelles. Le législateur en a ainsi décidé pour mieux protéger la minorité flamande de la région capitale. Aujourd’hui, cette garantie de sièges donne de l’espoir aux petits partis. "Nous ne nous présentons ni en Flandre, ni en Wallonie", déclare le Président du BUB Hans Van de Cauter, "parce que nous voulons nous concentrer pour décrocher au moins un siège. Et c’est à Bruxelles que c’est le plus facile puisque 3.500 voix suffisent ». Ainsi, Hans Van de Cauter sera tête de liste tant pour le Parlement bruxellois que pour le Parlement flamand. BUB ne s’est même pas encombré de la formalité obligatoire pour récolter les 500 signatures nécessaires puisqu’un parlementaire sortant a accepté de parrainer cette liste.
D’autres petits partis considèrent également l’enjeu flamand à Bruxelles comme une opportunité pour gagner rapidement un siège parlementaire. Ainsi, le député sortant Jos Van Assche (ex-Vlaams Belang et ex-VLD) est présent avec une liste populiste Pensioen + 20% pour concourir aux élections régionales avec une thématique qui relève de la compétence des instances fédérales. Il espère récolter le suffrage des personnes âgées devant vivre avec une petite pension. D’autres partis se présentent tant du côté francophones que du côté flamand et s’organisent ainsi leur propre concurrence. C’est par exemple le cas de la liste Pro Bruxsel qui défend une communauté bruxelloise et plaide pour une plus grande autonomie de la région. Contrairement à ce qui avait été annoncé, Thierry Vanhecke ne sera finalement pas tête de liste flamande pour Pro Bruxsel mais bien Jan Verbeke, vétérinaire bilingue et conseiller communal à Watermael-Boitsfort.
A gauche, le PVDA+ sera présent avec Riet D’Hondt, active politiquement à Bruxelles « depuis les années 1970 ». La liste du parti frère francophone PTB+ sera également menée par un flamand, Dirk De Block de la maison des jeunes de Molenbeek Centrum-Ouest. Le PVDA+ l’aurait bien voulu pour sa propre liste mais l’intéressé possède une carte d’identité francophone « ce qui prouve encore une fois la nécessité d’avoir des listes bilingues pour tous les habitants de Bruxelles », commente Jan Brusselen, candidat pour PVDA +.
La fragmentation flamande dans ces élections n’est pas seulement un phénomène bruxellois. La désintégration des cartels en Flandre a aussi eu un impact sur l’échiquier bruxellois. Le Sociaal-Liberale Partij (SLP), successeur de VlaamsProgressieven, annonce sa présence à Bruxelles mais ne veut pas encore dire qui mènera la liste. La N-VA se présente pour la première fois seule face à l’électeur. L’historien et présentateur sur TvBrussel, Paul De Ridder, occupe la tête de la liste pour le Parlement bruxellois tandis que Karl Vanlouwe tire la même liste pour le Parlement flamand. Le Président du parti Bart De Wever, qui participe aux élections européennes, annonce qu’il soutiendra également la campagne bruxelloise de son parti. La participation de la N-VA apparaît comme un test case (cas d’école) pour juger de la force du nationalisme classique flamand à Bruxelles. A l’aube de la naissance de la région, il y a vingt ans, il y avait 9.000 voix Volksunie à Bruxelles.
La liste Dedecker (LDD) à Bruxelles n’a pas encore décidé quelle sera sa tête de liste. Piet Deslé et Jan Vandenbussche ont été souvent évoqués alors qu’Isabelle Van Laethem n’avait pas fait un mauvais score lors des dernières élections fédérales. La première place dans ce parti est très convoitée car on s’attend à ce que la LDD décroche au moins un siège bruxellois. Et ce siège pourrait être au détriment du Vlaams Belang, ce qui suppose que ce parti, qui avait déjà recueilli le chiffre record de 21.000 suffrages (sur un total d’environ 60.000 votes) en 2004, puisse difficilement égaler son précédent score. Johan Demol mènera la liste à la fois pour le Parlement bruxellois et pour le Parlement flamand.
Les partis traditionnels (Open VLD, SP.A, CD & V et Groen!) louchent déjà en voyant ce kaléidoscope. Si la fragmentation se manifeste également dans le résultat des élections, la situation sera inextricable parce qu’il n’y a que trois postes de ministre flamand en jeu. Pire : deux ministres et demi (soit 2 ministres et 1 secrétaire d’Etat). Si les partis flamands seront obligés de former une coalition à 4 ou 5 partis, les places seront très difficiles à négocier.
(traduction de l’article original en flamand dans le cadre d’une collaboration entre l’agence Parlemento.com et l’hebdomadaire Brussel Deze Week)





