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Bruxelles-Midi: destruction populaire et censure socialiste

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"Bruxelles-Midi - l'urbanisme du sacrifique et des bouts de ficelle" est en vente sur rezolibre.com au prix de 18 euros

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Dans un ouvrage de 384 pages intitulé de Bruxelles-Midi – L’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle (Editions Aden), le journaliste  Gwenaël Breës revient étape par étape sur la destruction urbanistique d’un quartier populaire dans la commune bruxelloise de Saint-Gilles, un projet mis en oeuvre et exécuté par le ministre-président Charles Picqué (PS) et son entourage.

A travers l’exemple d’un petit quartier populaire bruxellois transformé en complexe à bureaux, le parcours de ses habitants d’origine sociale défavorisée, les épisodes et enjeux politiques, économiques, juridiques et administratifs autour de la Gare du Midi, l’auteur explique comment en 20 ans les pouvoirs publics ont réussi à détourner sous prétexte de « revitalisation » des sommes considérables vers des entitées privées tout en renforçant la gentrification urbaine. 

La publication de l’ouvrage coïncide avec le 20e anniversaire de la Région bruxelloise et intervient dans le cadre des élections régionales du 7 juin 2009. « L’idée est justement de lancer un débat sur la politique sociale et urbanistique pendant la campagne électorale mais il y a une telle abscence de débat sur ces thématiques que c’est hallucinant« , s’étonne Gwenaël Breës.

L’auteur offre un glossaire des instances, des organismes, des sociétés et des associations bruxelloises qui interviennent dans la politique urbanistique régionale, il publie des correspondances administratives, revient sur la disparition du quartier Nord, le « coup de poker urbanistique » relatif à l’arrivée du Train à grande vitesse (TGV), le « mépris et jusqu’au-boutisme » des pouvoirs publics et des administrations, la « loi d’exception » de 1962 autorisant l’expropriation en cas « d’extrême urgence » et pour « utilité publique« , les origines de Saint-Gilles, la jonction Nord-Midi, le silence de l’opposition politique, la « lenteur bien opportune » dans ce dossier, les bilans des gouvernements régionaux successifs, le plan « délogement » régional et enfin le « grand déménagement« . « A Bruxelles, les autorités n’accueillent pas l’étranger. Elles accueillent ‘l’international‘, qu’il leur faudra encore retenir… de peur qu’il ne parte trop vite vers d’autres gares« , conclut-il. 

Le livre contient également un portrait détaillé de Charles Picqué, tête de liste PS à Bruxelles, ce « recordman du titre de ‘Bruxellois de l’année‘ décerné par les lecteurs de l’hebdomadaire toutes-boîtes Vlan« , 1e, 2e et 4e ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, « fumant le cigare avec autant d’aisance qu’il peut vous donner une tape dans le dos, il fréquente aussi assidûment les loges de l’Union (le club de foot local) que la loge franc-maçonnique dont il est membre« . « À Saint-Gilles, Picqué surfe sur ces questions non sans ambiguïté. Pour sa seconde campagne électorale il tient un discours musclé sur l’islam lors d’une assemblée générale de la section du PS, fait de la « lutte contre l’intégrisme musulman » un cheval de bataille, se prononce contre le droit de vote des immigrés, y compris pour les scrutins communaux… Un an plus tôt, il impulsait avec d’autres « municipalistes » socialistes la rédaction d’une motion virulemment opposée au droit de vote des étrangers. « Cette attitude suscita à l’époque de vives réactions, y compris au sein même du PS et du syndicat socialiste (qui comptait déjà une importante proportion d’affiliés allochtones en région bruxelloise, au contraire du PS) », d’autant que certaines « parties du texte initial flirtaient ouvertement avec la xénophobie». Néanmoins, le texte sera adopté par la fédération bruxelloise en juin 1987 et le PS prendra position en conséquence, limitant la défense du droit de vote aux seuls ressortissants de la CEE. (…) Dès sa première accession au mayorat, Picqué avait refusé d’organiser le cours de religion islamique dans les écoles de sa Commune, comme Nols le fera à Schaerbeek. « Dès les années 1980, l’administration schaerbeekoise adopte un règlement d’ordre intérieur pour ses écoles où l’on interdit le port de tout couvre-chef en signe d’appartenance religieuse ou philosophique. Il est possible de considérer le maire Nols comme un précurseur en matière d’interdiction du port du foulard. En imitation d’une mesure d’un autre maire islamophobe de la région bruxelloise, Charles Picqué (PS) à Saint-Gilles, le cours de religion islamique, pourtant imposé par la loi, n’a pas été organisé entre 1986 et 1991 »… Jusqu’à ce que la condamnation d’un tribunal l’oblige à le réinstaurer.« 

musulman » un cheval de bataille, se prononce contre le droit de vote des immigrés, y compris pour les scrutins communaux… Un an plus tôt, il impulsait avec d’autres « municipalistes » socialistes la rédaction d’une motion virulemment opposée au droit de vote des étrangers25. « Cette attitude
suscita à l’époque de vives réactions, y compris au sein même du PS et 

Dès parution, le livre suscite d’abord un vif intérêt médiatique et fait l’objet de quelques articles dans la presse (Trends-Tendances, Brusselnieuws, la Dernière Heure, BxlBlog). Le quotidien bruxellois Le Soir publiera également une interview de l’auteur sur le sujet ainsi qu’un article sur le site internet du « bimédia« , cette dernière contenant « les bonnes pages » du bouquin sera rapidement censuré suite aux pressions politiques exercées sur la presse par les dirigeants socialistes. Ces derniers n’auraient pas « supportés » de voir le nom de Charles Picqué (PS) et de Roger Nols (FN, ex-FDF, ex-PRL) associés dans une même phrase et paraissant sur le site internet d’un quotidien bruxellois. Interessé par le sujet, des médias comme la RTBF ou la chaîne de télévision régionale TéléBruxelles ont également accepté d’aborder le sujet mais seulement après les élections… probablement pour échapper aux critiques en période électorale.

Written by Mehmet Koksal

06/06/2009 à 6:08

Publié dans Elections

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2 Réponses

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  1. Les Marolliens connaissaient déjà le « schieven architect » (Joseph Polaert), ils découvrent aujourd’hui le « schieven politicus ». Merci pour la référence, je l’ajoute à la liste des livres à lire pendant les grandes vacances !

    Abdelkrim

    06/06/2009 at 9:01

  2. Monsieur Picqué, ténor du Parti Socialiste, et xénophobe notoire dont la politique urbaine accroît les divisions sociales à Bruxelles, au profit de la spéculation immobilière et du « rayonnement international » de la ville, est un symbole de la déliquescence du PS.

    Monsieur Picqué souhaite malgré tout rempiler pour un 4e mandat de Ministre-Président, comptant très certainement sur les voix de ceux qu’il méprise pourtant le plus…

    Naruto

    07/06/2009 at 2:42


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