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Les facteurs qui influencent les voix de préférence d'un candidat

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Une récente étude (mai 2010) des professeurs Bart Maddens, Gert-Jan Put et Ine Vanlangenakker du Centrum voor Politicologie de la Katholieke Universiteit Leuven (KUL) analyse les factures déterminant les voix de préférence d’un candidat dans le système électoral belge.

De plus en plus de candidats décrochent leurs sièges au Parlement sur base des voix de préférence émises par les électeurs indépendamment de la place qu’ils occupent sur une liste. Cette évolution a été renforcée depuis 2003 suite à la réforme réduisant de moitié l’effet du vote en case de tête. Conséquence : la concurrence entre candidats d’un même parti ne se limite plus au rapport de force interne au moment de la formation des listes mais elle se déplace également dans la campagne électorale afin de battre son opposant (du même parti) par le vote des électeurs.

Sur base d’une recherche sur 4.481 candidats flamands à la Chambre (2003 et 2007) et au Parlement flamand (2004 et 2009), les chercheurs ont isolé 4 facteurs influençant le choix des électeurs :

  • la place du candidat sur une liste : la tête de liste reçoit 3,7 points de pourcent plus de voix que les autres
  • la fonction politique du candidat : ministre (+1,67 pp), candidat multiple (+0,51 pp), député (+0,33 pp)
  • l’investissement (financier) personnel du candidat : +026 pp/centime investi/électeur enregistré
  • le profil (sexe, âge et profession) du candidat : pas d’effet jeunes/vieux/femmes/hommes/profession sur le vote

Written by Mehmet Koksal

19/05/2010 à 2:43

Publié dans Elections

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6 Réponses

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  1. dommage que les chercheurs flamands se contentent d’étudier les candidats flamands. Ca aurait été interessant de voir s’il y a des différences entre régions…

    malte

    20/05/2010 at 7:11

  2. Faudrait qu’on m’explique alors comment ces chercheurs expliquent les phénomènes de « peopolisation » : un footballeur ou un présentateur de JT obtient plus de voix que les élus déjà bien établis.
    Les facteurs influençant l’électeur sont bien plus nombreux que cela, à commencer par la « pub » pré-électorale offerte par les médias. Que penser alors des promesses électoralistes du style « un logement contre une voix » et qui sont, par définition, impossibles à évaluer ?
    Lorsqu’on sait que 16% seulement des Wallons connaissent les noms de leurs ministres (sondage VA durant la campagne des régionales), il y a de quoi s’interroger sur la pertinence de cette étude de la KUL : en quoi le facteur « ministre » peut-il s’avérer plus ou moins déterminant ?
    Je pense qu’une étude portant sur le plus long terme serait plus pertinente pour révéler les vrais facteurs qui incitent à voter pour l’un plutôt que pour l’autre. Et je suis sûr qu’en Wallonie, on obtiendrait des résultats bien différents.

    Ludovic

    21/05/2010 at 9:30

  3. A Bruxelles, j’ai entendu dire que dans les rangs du PS, à l’issue des élections régionales, certain(e)s candidat(e)s mécontent(e)s affirmaient : « A Bruxelles, il suffit de poser un fez (ou un foulard) sur un âne pour qu’il soit élu au Parlement » !

    Rachid Z

    21/05/2010 at 10:31

  4. le cevipol a fait une étude plus intéressante par sondage où on remarque que la notoriété a beaucoup d’importance

    dans le cas de la présente étude, il y a pas mal de biais. La tête de liste, par exemple, est souvent occupée par quelqu’un de très populaire. Pour observer si elle a un effet en elle même, il faudrait comparer des candidats connus- pas connus, etc …

    le mieux est quand même de demander aux gens pourquoi ils ont voté pour une telle personne, on obtient des résultats plus probants qu’en essayant de faire des corrélations

    RedLight

    21/05/2010 at 8:39

  5. Dans un système électoral proportionnel, réduire l’effet de la case de tête a été une idiotie. Les partis doivent négocier entre eux pour former des coalitions. Susciter la compétition entre les membres de chacun d’entre eux, c’est déjà miner la stabilité de ces coalitions. Inutile et contre-productif.

    Il faudrait supprimer cette réformette insensée et en profiter pour abaisser et/ou supprimer le seuil électoral qui a été introduit en même temps, si je me souviens bien…

    Suske

    25/05/2010 at 10:18

  6. Entièrement d’accord avec vous, Suske.

    Rachid Z

    18/06/2010 at 3:12


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