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Pro Bruxsel envisage l’indépendance de Bruxelles

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Dans un communiqué de presse de ce lundi (24/05/2010), le parti régionaliste bilingue Pro Bruxsel prône une large réforme institutionnelle du système fédéral belge en rappelant que « les Régions sont les seules entités qui doivent subsister dans la Belgique de demain« . Demandant une série de liberté et d’autonomie de gestion pour la région de Bruxelles-Capitale, Pro Bruxsel envisage aussi l’indépendance de Bruxelles en cas d’absence de volonté de la Flandre et de la Wallonie de vouloir construire un avenir commun.

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Le contenu du communiqué de presse de Pro Bruxsel

LIBERTE POUR BRUXELLES !
Bruxelles doit se libérer de toute ingérence communautaire extérieure.
Après avoir constaté la faillite de la confrontation entre les Communautés, Bruxelles doit exiger une réforme fondamentale de l’Etat belge afin de disposer des moyens d’assurer l’avenir de ses citoyens et particulièrement de ses enfants. Il n’y plus aucune raison pour la Région bruxelloise de rester dépendante de la Communauté flamande et de la Communauté française. Bruxelles doit exiger de pouvoir se gérer de manière indépendante au sein d’une Belgique nouvelle.
Les Régions sont les seules entités qui doivent subsister dans la Belgique de demain. Si elles le jugent nécessaire, elles pourront, ensemble, décider des compétences qui seront confiées au niveau fédéral qui représenterait alors l’Etat au niveau Européen et international.

  • Bruxelles doit être libre d’exercer, en toute indépendance, toutes les compétences culturelles, y compris l’enseignement, et les matières personnalisables concernant ses habitants.
  • Bruxelles doit être libre de décider de la manière dont elle souhaite se gérer et s’administrer, dans le respect de tous et en garantissant le droit des minorités.
  • Bruxelles doit être libre d’organiser un enseignement multilingue pour donner à tous les jeunes les meilleures chances dans une Ville-Région internationale, lieu de rencontre historique de la culture latine et de la culture germanique ; et plus récemment lieu de rencontre de l’Europe et du monde.
  • Bruxelles doit être libre de prélever l’impôt des personnes physiques sur le lieu où elles travaillent.
  • Bruxelles doit être libre de mieux gérer sa mobilité et garantir une meilleure qualité de vie à ses habitants et ses visiteurs,  en organisant un péage urbain comme le font Londres ou Stockholm avec succès.
  • Bruxelles doit avoir les moyens d’organiser une coexistence harmonieuse et bénéfique pour tous ses habitants et ses visiteurs. En collaboration avec ses voisins, Bruxelles doit pouvoir gérer la mobilité, la sécurité, l’aménagement du territoire et l’économie de son hinterland au profit de tous.


Pro Bruxsel souhaite construire un avenir commun avec les autres Régions, si la Flandre et la Wallonie le veulent aussi. Si cette volonté n’existe plus, Bruxelles doit être libre de prendre, seule, son destin en main, en toute indépendance.
C’est pour défendre ce projet d’autonomie pour Bruxelles et ce projet d’avenir pour la Belgique que Pro Bruxsel a décidé de présenter une liste de 22 candidats bruxellois francophones et néerlandophones aux prochaines élections pour porter au Parlement fédéral, la voix des Bruxellois.

Contact presse : Philippe Delstanche
philippe.delstanche@probruxsel.be

Written by Mehmet Koksal

24/05/2010 à 9:43

Publié dans Elections

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19 Réponses

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  1. Tout ça est très bien, Mehmet, mais irréalisable sans rattacher à Bruxelles le ring nord, et les moyens de communications avec la Wallonie, faute de quoi la Flandre aurait tous moyens pour faire pression sur la géographie, la mobilité, l’aéroport, etc. Il est impossible d’obtenir cela dans le cadre de la Constitution, et je crois que c’est impossible de l’obtenir sans violence. Bruxelles sans contrôle sur les zones économiques mitoyennes et sans contrôle sur la mobilité vers la Wallonie est une véritable folie vouée à l’assèchement rapide. N’oubliez pas que le gouvernement flamand est acquis à l’idée d' »affamer » Bruxelles (ce sont les mots de Bart Maddens) pour obtenir qu’elle accepte la mainmise de la Flandre. Pour tous les partis flamands, les Néerlandophones de Bruxelles font partie de la Flandre, et la séparation de Bruxelles reviendrait à un casus belli. Petit rappel : pratiquement tous les généraux de l’armée belge, ainsi que 70% de la police bruxelloise sont flamands.

    Marcel Sel

    24/05/2010 at 11:33

  2. Il faut arrêter de terroriser le bon peuple de Bruxelles avec l’indispensable lien physique et géographique qu’il faudrait maintenir entre Bruxelles et la Wallonnie.

    Pensez-vous sérieusement que subitement des douaniers Flamands aux frontières de Bruxelles nous empêcheraient (nous Bruxellois) de nous déplacer ou bon nous semble..

    Nous sommes je vous le rappel en Europe et dans l’espace Schengen en plus (avec la libre circulation des biens et des personnes)..

    Nous affamer et nous étrangler financièrement ??
    Je vous rappel que ce sont 300.000 navetteurs Flamands qui viennent quotidiennement travailler à Bruxelles..Bruxelles qui accueille aussi les institutions Européenne…

    Arrêter de délirer et de fantasmer Monsieur..

    Le meilleur moyen d’éviter toutes vos craintes et d’aider Bruxelles à obtenir un statut de Région à part entière avec toutes les compétences qui vont avec, point à la ligne.. et surement pas le parrainage de la Wallonie qui sous prétexte de Francophonie abuse les Bruxellois..

    Fayssal

    24/05/2010 at 3:23

  3. Bruxelles est indispensable à la Flandre et à la Wallonie.
    On ne va pas ériger des barbelés le long du ring pour empêcher les gens de se rendre à Bruxelles ou d’en sortir…
    La Region Bruxelloise existe déjà constitutionnellement, elle dispose d’un Parlement, d’un gouvernement et d’un semblant d’autorité régionale… et le ring nord est toujours en Flandre.
    Il faut surtout renforcer cette région en transférant en son sein les vrais sources de son « asséchement » à savoir les compétences communautaires exercée par une francophonie wallonne qui se soucie très peu de Bruxelles et des Bruxellois…
    Les solutions existent, elles ont été pensée et réfléchies..
    Consultez les ici et faites nous part de vos commentaires.
    http://probruxsel.be/DOCUMENTS/LIVRET_INSTITUTIONNEL_FR_20100521.pdf

    José Fernandez

    24/05/2010 at 6:06

  4. Un rassemblement bruxellois sur les marches de la Bourse le 30 mai à 11 heures

    Menaces sur Bruxelles

    Depuis le début de la campagne électorale, des femmes et des hommes politiques de Flandre et de Wallonie se penchent sur le sort de Bruxelles. Ils envisagent d’ annexer la Région, de la cogérer, de la marier ou d’en faire un district européen. Le Premier ministre a déclaré que Bruxelles devait être cogérée par la Flandre et la Wallonie parce que cette ville est trop importante pour tout le pays.

    Des associations de la société civile bruxelloise s’inquiètent de ces propos. Ils tiennent à affirmer clairement que personne ne décidera du sort de la Région de Bruxelles à la place des Bruxellois. Elles vont le faire savoir publiquement

    le dimanche 30 mai à 11h sur les marches de la Bourse

    Les Bruxellois actifs sont invités à rejoindre ce rassemblement festif et revendicatif auquel participeront aussi plusieurs artiste qui diront  » leur Bruxelles « . Bruxelles ne sera jamais une colonie des deux autres Régions, ni leur champ de bataille. Bruxelles existe depuis mille ans et est fière d’avoir contribué à l’essor de la Belgique
    et de l’Europe dont elle est heureuse d’être la capitale. Pour maintenir et renforcer ses bonne relations avec la Flandre, la Wallonie et l’Europe, Bruxelles doit renforcer sa souveraineté, de préférence au sein d’une nouvelle Belgique plus régionale et plus solidaire.

    Bruxelles n’est pas le problème, Bruxelles est la solution. Sans solution pour Bruxelles, il n’y a pas d’avenir pour la Belgique.

    Manifesto

    24/05/2010 at 8:46

  5. @Fayssal : vous devriez de temps en temps lire la presse flamande et écouter ce que disent les politiciens flamands. Je ne dis pas qu’il y aura violence, je demande comment on espère garantir qu’il n’y en aurait pas et comment, sachant que la majorité des partis flamands exigent que Bruxelles reste la capitale de la Flandre, vous espérez l’en détacher. Que se passera le jour où l’on expropriera le Parlement Flamand ? Si vos réponses sont : « rien du tout, les partis flamands seront ravis de dire adieu à 150 ans de flamingantisme », vous êtes d’une naïveté dangereuse.

    Marcel Sel

    24/05/2010 at 10:08

  6. @ Marcel Sel .. dans Pro Bruxsel il y a aussi Sel ;0)

    Venez nous rejoindre ce dimanche 30 Mai sur les marches de la Bourse de Bruxelles..

    Pour montrer que les Bruxellois existent et n’ont pas l’intention de se faire rouler dans la farine « institutionnelle » que nous préparent nos meilleurs amis ou ennemis (Flandre & Wallonie) ..
    =====================================

    BRUXELLES : PAS VICTIME DE LA CRISE POLITIQUE
    Cela fait trop longtemps que Bruxelles est ridiculisée, asphyxiée et/ou négligée par la Wallonie et la Flandre. Vous avez le droit de lever la voix contre cette situation inacceptable.
    Le 30 mai à 11 heures, Manifesto asbl organise avec le soutien de nombreuses organisations de la société civile, un rassemblement festif sur les marches de la Bourse.
    Venez nombreux à cet évènement multilingue, multicolore, 100% Bruxellois, agrémenté par la présence d’artistes divers.
    Plus il y aura du monde à la Bourse, plus la voix des Bruxellois sera entendue

    BRUSSEL: GEEN SLACHTOFFER VAN DE POLITIEKE CRISIS
    Vlaanderen en Wallonië betuttelen, negeren en/of verstikken Brussel al veel te lang. In het huidige politieke tijdperk riskeert deze onaanvaardbare situatie verder te ontsporen.
    U hebt het recht uw mening hierover te uiten!
    Op 30 mei 2010 om 11 uur organiseert Manifesto vzw, gesteund door vele andere verenigingen een happening op de trappen van de Beurs. Kom allen naar deze echte Brusselse taalgemengde, vrolijke en veelkleurige bijeenkomst om ons recht op een vrij en niet onderdrukt Brussel te uiten; er zullen diverse artiesten zijn en u kan een hapje of drankje mee te brengen.

    Fayssal

    25/05/2010 at 3:07

  7. Je pense que du côté francophone, on ne réalise pas bien la réalité flamande. Pour les Flamands d’aujourd’hui, Bruxelles fait partie intégrante de la Flandre. Le fait que la majorité des habitants y parle français st une anomalie à corriger au plus vite.

    Regayov

    25/05/2010 at 6:50

  8. Cette ville est internationale, c’est la fenêtre et le poumon économique de la Belgique. Bruxelles n’est ni Francophone, ni Néerlandophone, il n’y a aucune anomalie ou nettoyage ethnique à y apporter..

    Je pense que ni la Flandre, ni la Wallonie ne comprennent ni ne comprendrons jamais Bruxelles, cette ville est au delà des petites conceptions communautaristes et nationaliste, qui sont des concepts d’un autre age…

    Fayssal

    25/05/2010 at 6:59

  9. Une très large indépendance de BXL dans le cadre d’une confédération est la seule solution. Le but n’est pas de se facher avec la flandre ni même avec la wallonie mais simplement de ne plus être les dindons de la farce . La flandre ne voit dans BXL qu’une pompe à fric mais en fait en a peur à cause de sa population jeune et allochtone. Cela n’intéresse pas les flamands de venir vivre à BXL et encore moins de voir des allochtones près de chez eux. C’est pourquoi un accord qui sauvegarde les interets vitaux des deux grandes régions et permette à BXL de vivre (et non survivre) doit être trouvé

    salman

    26/05/2010 at 1:28

  10. Que faites-vous des institutions flamandes qui siègent à Bruxelles ?

    Marcel Sel

    29/05/2010 at 11:13

  11. Si la Belgique doit se retrouver dans une configuration ou il y aurait 3 régions, la Flandre va devoir décider de déménager ses institutions et sa « capital » en Flandre.. comme il se doit..

    Fayssal

    29/05/2010 at 11:41

  12. @Jose : j’ai lu et mes remarques sont :
    1. tant que Bruxelles sera « enclavable » dans la Flandre, le fédéralisme antagonique continuera.
    2. le Parlement flamand a, en 1999, voté à la quasi-unanimité des résolutions qui impliquent la cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie, et donc la fin de l’autonomie bruxelloise. Chaque année, les partis de la majorité sont priés de dire ce qu’il en est de la réalisation de ces résolutions. Ce sont ces résolutions qui sont le programme communautaire du CD&V et de la N-VA. Les programmes de LDD et du VB sont plus radicaux encore (les Bruxellois deviendront des citoyens flamands à part entière). Ensemble, ces partis constituent une large majorité en Flandre. C’est pourquoi tout supplément d’autonomie pour Bruxelles ne peut s’obtenir que par un coup d’État, pas démocratiquement. En revanche, c’est évidemment bien de rappeler qu’il faut plus d’argent ou de liberté pour Bruxelles, mais Piqué, Doulkeridis, Cerexhe et Maingain ne font rien d’autre !

    3.Par la disparition des communautés, la Flandre perdrait la fonction de capitale de la ville de Bruxelles. Si vous croyez que c’est envisageable, vous n’avez jamais parlé avec un politicien flamand ! C’est un peu comme si vous « voliez » Paris à la France. Vous sous-estimez le désir absolu pour les Flamands de se garder Bruxelles !

    4. Pour cette raison aussi, le désenclavement est fondamentale. Mais il n’est probablement pas envisageable sans un coup politique, ou sans violence…

    5. Si vous augmentez l’autonomie des (autres) régions, il faut bien comprendre que la Flandre fera tout pour continuer à harceler les habitants non-néerlandophones de la Périphérie. Avec l’impossibilité pour les Bruxellois de se loger dans une « extension urbaine » facilement atteignable depuis la capitale. Toute la mobilité bruxelloise est aux mains de la Flandre. Si aujourd’hui déjà, celle-ci fait tout pour améliorer la circulation entre Bruxelles et la Flandre, et tout autant pour freiner celle entre Bruxelles et la Wallonie, pourquoi ferait-elle moins lorsqu’elle n’aura plus aucun pouvoir dans la capitale, qu’elle revendique, à raison de 100% de ses partis, y compris Groen ! ?

    6. Que se passera-t-il concrètement le jour où un huissier se rendra dans les bâtiments flamands de Bruxelles pour tendre un avis d’expropriation ? Vous n’avez aucun moyen d’expulser la Flandre de Bruxelles à moins de le faire manu militari. Au moins les mandatairss de la NVA et du Vlaams Belang refuseront de quitter l’hémicycle. Au vu de l’opinion flamande, cela représentera une déclaration de guerre pure et simple.
    Si vous croyez pouvoir négocier une telle expropriation, j’aimerais savoir ce que vous donnerez en échange de Bruxelles ET de ses revenus à la Flandre ?

    7. En revanche, si Bruxelles est autonome, il n’y aura plus aucune raison d’attribuer 50% des emplois de cadre et 30% des emplois subalternes de la Fonction publique bruxelloise à des Néerlandophones. C’est une discrimination inadmissible que d’avoir 2 à 5 fois plus de chances d’avoir un tel emploi en tant que Flamand qu’en tant que non-flamand.

    8. Vous donnez 25% des candidatures minimum au 12% de Flamands ?

    9. L’article 14 revient à accueillir les trois communes à facilités qui ont voté leur adhésion au projet bruxellois. Boum.

    10. La communauté urbaine existait. C’était le Brabant. On l’a divisé. vous croyez franchement que c’est pour le rétablir ?

    Voilà. Les intentions sont excellentes et je suis d’accord sur le fond. Je trouve aussi qu’il faut des projets fonctionnels à opposer au projet flamand; Il y a Juste que vous devez réaliser que ce que vous proposez n’est pas fonctionnel, parce qu’il ne peut être obtenu en aucune manière par la négociation ou un règlement pacifique. Autant, peut-être, le savoir !

    Marcel Sel

    29/05/2010 at 11:54

  13. Bruxelles n’appartient ni aux Flamands, ni aux Wallons. Bruxelles est bruxelloise, belge, et européenne. En choisissant l’indépendance de la Flandre et la dissolution du Royaume, les Flamands doivent faire un sacrifice et perdre Bruxelles. Il est temps de penser à de nouveaux concepts. L’Etat Nation n’a plus lieu d’être dans l’Europe actuelle, dans l’Europe des régions, et Bruxelles se doit de montrer l’exemple en devenant la première Cité Libre de l’Union européenne, abritant non seulement les Institutions européennes, mais offrant surtout une plate-forme internationale unique de créativité et d’innovation politique, spirituelle, académique, économique, sociale, culturelle, environnementale. Une cité libre où il fait bon travailler et où il fait bon vivre. Bruxellae, Liberam Urbem !

    Frederic

    10/07/2011 at 8:58

  14. @ Marcel Sel

    « N’oubliez pas que le gouvernement flamand est acquis à l’idée d’ »affamer » Bruxelles (ce sont les mots de Bart Maddens) pour obtenir qu’elle accepte la mainmise de la Flandre. »

    Bart Maddens est prof à la KUL, ne fait pas partie du gouvernement Flamand et n’a jamais prononcé ces mots. Personnellement je considère ce genre de diffamation répétée par rapport à la Flandre (ou autres régions ou communautés) comme un appel à la haine ethnique.

    Je préfère de me laisser guider par les bonnes paroles d’Elie Baussart.

    Elie Baussart (1887 – 1965) dans “La Terre wallonne”:
    « N’ayons de parti pris contre quoi que ce soit, contre qui que ce soit. Je pense spécialement, en disant cela, à notre attitude vis-à-vis des Flamands qui, de bonne foi, comme nous d’ailleurs, cherchent à réaliser l’ensemble des conditions les plus favorables à l’épanouissement de leur peuple. Assez de querelles, de préjugés et de malentendus nous séparent pour que nous netentions pas un effort réciproque de compréhension et de sympathie. N’est-ce pas le chemin le plus droit pour le bien des deux peuples et du pays ?»

    Hendrik Verroken

    11/07/2011 at 10:33

  15. @ Hendrik,

    Ne jouons pas sur les mots la doctrine Maddens, même s’il ne le dit pas explicitement équivaut à « affamer » les Bruxellois.et les francophones en général, qui sont bien entendu la cause de tout les maux de la Flandre..

    ===================================================================================
    Doctrine Maddens

    La doctrine Maddens est une stratégie politique flamande pour le dialogue communautaire développée par le politicologue Bart Maddens de la KULeuven, visant à rendre la partie opposée (les francophones de Belgique) demandeurs. Cette stratégie été publiée pour la première fois dans une carte blanche du quotidien néerlandophone belge De Standaard en mars 2009 1. Maddens publiait une autre carte blanche dans De Standaard trois jours après les élections régionales belges du 7 juin 2009.

    Elle se résume comme suit :

    utiliser toutes les arcanes juridiques possibles pour créer un système politique flamand parallèle et autonome en Flandre,
    assécher les ressources de l’Etat fédéral et donc tarir les ressources financières wallonnes et bruxelloises,
    puis échanger de nouvelles compétences pour la Flandre contre un refinancement des niveaux fédéral, régional wallon et bruxellois.

    En fait, plutôt qu’une doctrine, c’est une idée répandue en Flandre selon laquelle l’indépendance flamande s’achètera grâce à l’impécuniosité et la mauvaise gestion chronique francophones.
    ====================================================================================

    Rachid F Boutahar

    11/07/2011 at 12:35

  16. @ Rachid

    D’abord la doctrine Maddens n’est pas une doctrine mais simplement une stratégie très simple proposé par Bart Maddens dans un article publié sous le titre “On n’est demandeur de rien” ( 2009). Est-ce que t’a lue l’article? Cette stratégie n’a rien de très révolutionnaire. Elle consiste simplement à jouer le même jeu que le « front francophone » à l’époque. C’est-à-dire la Flandre aussi devient «  demandeur de rien ». Mais si le niveau fédéral demande au communautés et régions des efforts financiers supplémentaires le gouvernement flamand demandera alors à son tour en échange des compétences et donc de l’autonomie supplémentaire pour les communautés et régions. Point final. Le but n’est donc pas d’assécher qui que ce soit mais de demander des compétencencecs supplementaires en échange d’un effort financier supplémentaire.

    En plus : cette stratégie est celle de Bart Maddens et non du gouvernement flamand. Le CD&V c’est prononcé contre cette stratégie (notamment via sa présidente à l’époque Marianne Thysen). Et puis la Flandre est incapable d’assécher Bruxelles et/ ou la Wallonie et/ ou la Communauté Française. Il est absurde de prétendre l’opposé. Ce genre de propos ne sert que la cause de la polarisation et de faire de l’autre une grosse caricature. Dommage.

    Hendrik Verroken

    11/07/2011 at 1:23

  17. @Hendrik,

    Il n’y a aucune diffamation. Lors d’une émission de télévision de la VRT, le présentateur a demandé à Bart Maddens à propos de sa doctrine (quant à laisser les choses pourrir dans la capitale) : s’il s’agissait d’ « affamer Bruxelles » (le mot exact en néerlandais est : « verhongeren ». Et Bart Maddens a répondu « oui ». Le problème est qu’à force de déni, vous n’entendez plus ce qui se dit vraiment.

    Marcel Sel

    11/07/2011 at 2:31

  18. @Hendrik : la stratégie Maddens n’a pas été clairement adoubée par Marianne Thyssen, mais Kris Peeters n’a pas contredit Bart De Wever quand il a dit que c’était bien la stratégie du gouvernement flamand. De plus, le nogov, de fait, est la mise en œuvre de la Maddensdoctrine, puisque tout refinancement de Bruxelles est suspendu à l’acceptation de l’Octopusnota du Gouvernement flamand. On voit déjà que cette stratégie a un effet négatif sur l’enseignement, y compris flamand à Bruxelles. Ce n’est que le début.

    Marcel Sel

    11/07/2011 at 2:33

  19. @Marcel Sel

    1) Dans le JT de la VRT du 22/09/2009 : “CD&V voorzitster Marianne Thysen zegt dat haar partij volstrekt tegen de Maddens-doctrine is”. Le message est clair, non?
    http://www.deredactie.be/cm/vrtnieuws/mediatheek/2.7184/2.7185/1.60231

    2) La discussion sur le refinancement de Bruxelles ne suspend pas le financement actuel de la Région Bruxelloise. En plus par habitant la région Bruxelloise reçoit déjà plus d’argent du fédéral que la Wallonie ou la Flandre. Et puis le Gouvernement Flamand investie plus proportionnellement à Bruxelles qu’à Anvers ou Gand (670 millions d’euro par an pour BXL). Et puis dans la note de Bart De Wever il y avait bel et bien stipulé un refinancement supplémentaire de la région Bruxelloise ( + 300 million d’euro par an à partir de 2013).

    Accuser la Flandre ou les Flamands de vouloir affamer Bruxelles reste donc une accusation gratuite de la part des adeptes d’un front francophone. Dans quel but et pour quelle fin obscure?

    Hendrik Verroken

    11/07/2011 at 4:09


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