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AG statutaire du MRAX sous haute tension ce dimanche

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L’asbl Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX) organise ce dimanche (27/06/2010) une assemblée générale statutaire (dans les locaux de l’association Garcia Lorca) qui risque de se dérouler sous haute tension en raison d’un ordre du jour qui prévoit notamment l’approbation des modifications de statuts de l’asbl et surtout de l’élection de nouveaux administrateurs. Après avoir pourtant déclaré à l’assemblée générale du MRAX de décembre 2009, sa volonté de ne pas se représenter à la présidence de l’association, le Président sortant Radouane Bouhlal aurait déjà assuré sa réélection à la tête du mouvement.

Après la contestation des organisations syndicales, le climat social désastreux au sein du personnel, la situation financière injustifiée et déficitaire auprès de la Communautaire française de Belgique, la démission massive des travailleurs et des administrateurs, la fronde politique et partisane menée sur le terrain médiatique, Radouane Bouhlal se voit confronter à une nouvelle contestation provenant de ses propres rangs : ancien fidèle soutien du Président du MRAX, Mohsin Mouedden (employé à l’association La Cles-Sport à Molenbeek, militant antiraciste et chroniqueur) dénonce aujourd’hui « la gestion chaotique de l’organisation« , « l’autoritarisme outrancier du président [Radouane Bouhlal] et de sa garde rapprochée » qui constitue « une menace pour l’anti-racisme et l’avenir du MRAX« .

« Un pas de côté »

« J’aimerai également que le MRAX de l’après 27 juin 2010, s’attelle à créer une réelle dynamique anti-raciste avec des projets concrets, à se rapprocher des valeurs de gauche, à se distancer de collaboration indigne avec notamment une organisation ayant une attitude conciliante avec la colonisation israélienne, à respecter l’équipe des travailleurs, mais aussi le CA (la moitié de l’équipe a démissionnée) et les membres de l’AG (une grande partie a démissionnée ou est en partance)« , écrit encore Mohsin Mouedden qui invite Radouane Bouhlal à faire « un pas de côté. Son influence négative sur beaucoup d’éléments soit naïfs, idéalistes ou opportunistes risque à terme de laisser aux générations futures, un champ de ruine« . L’intéressé (Mohsin Mouedden) n’était pas joignable téléphoniquement pour détailler son texte mais des sources proches indiquent qu’il tenterait encore de négocier afin d’aboutir à une solution concertée entre les différents clans (pro-Bouhlal, anti-Bouhlal, ni-ni, travailleurs, anti-travailleurs, laïcs, anti-laïcs,…) qui existent au sein de ce mouvement antiraciste belge.

Le courrier officiel du MRAX invite les membres qui souhaitent se porter candidat au Conseil d’administration ou à la présidence à envoyer une candidature écrite à l’adresse électronique privée « radouane.bouhlal@gmail.com et/ou mrax@mrax.be« . Ces candidatures sont conservées personnellement par le Président et ne sont pas communiquées aux membres avant l’assemblée générale. Plusieurs candidatures confirmées (Mohsin Mouedden, Mourad Boucif, Nordine Saïdi,…) poseraient problème à Radouane Bouhlal qui tenteraient, en coulisses, de donner des mots d’ordre à ses partisans pour empêcher l’élection de ces membres au Conseil d’administration.

Plus de référence au  nazisme

Au niveau des changements statutaires, les dirigeants du MRAX ont organisé une AG extraordinaire le 12/06/2010 pour tenter de faire avaliser les réformes importantes suivantes :

  • art. 2 : suppression de la référence au « nazisme » pour qualifier les persécutions racistes dont ont été victimes les personnes durant la Deuxième Guerre mondiale et ajout de la précision « lors d’un génocide » pour probablement inclure une référence aux victimes du génocide des Arméniens
  • art. 3 : suppression des sections locales du MRAX
  • art. 4 : suppression de la possibilité d’implication des personnes morales
  • art. 7 : automatisation de la procédure visant à considérer un membre comme « réputé démissionnaire » en cas de 3 absences consécutives
  • art. 8 : augmentation du pouvoir du Conseil d’administration l’autorisation à retirer l’agrément à une section locale
  • art. 18 : possibilité d’intégrer des membres au CA en cas de démission d’un administrateur en cours de mandat
  • art. 18 : incompatibilité entre la fonction de membre effectif et travailleur du MRAX ; le CA peut décider d’un huis clos pour empêcher le directeur de l’association de participer aux réunions
  • art. 19 : création de la fonction de co-Président
  • art. 22 : le Président est aussi le porte-parole du MRAX sauf dérogation, il a une voix délibérative tandis que le directeur n’a qu’une voix consultative lorsqu’il peut assister aux réunions du bureau jusqu’à ce que le huis clos soit prononcé par au moins deux membres du bureau

Mais l’assemblée générale extraordinaire du 12/06/2010 n’a pas pu adoptée ces changements faute de quorum suffisant. Ces changements statutaires ainsi que l’élection d’un nouveau Conseil d’administration du MRAX promettent des débats importants lors de l’assemblée générale de ce dimanche (27/06/2010).

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Written by Mehmet Koksal

26/06/2010 à 3:22

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29 Réponses

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  1. Peu importe les clans auxquels ces mraxiens appartiennent, ils sont toutes et tous complices de la « gestion cahotique » de cette officine « antiraciste » à la botte du politique. Ils ignorent le sens même du mot racisme, ils ignorent qu’ils participent à entretetenir ce fléau, à l’alimenter. C’est peut-être la raison pour laquelle ils ne peuvent que s’abstenir de remplir convenablement leur principipale mission d’éducation : lutter contre l’ignorance, les préjugés dans les écoles. Aucun d’eux n’est crédible. Le Mrax est devenu un souk, il n’a aucun sens si ce n’est pour les amateurs et amatrices de malsains chipotages.

    Rachid Z

    26/06/2010 at 7:03

  2. C’est pas vrai.
    Mais qui va là ? toute hargne dehors, un loup aux abois ?

    tortilla

    26/06/2010 at 9:45

  3. @Rachid :
    Il ne vous reste plus qu’à fonder une autre ASBL… celle-ci étant condamnée. Les gens pensent encore que le terme racisme se réfère aux races, c’est tellement pathétique.

    Nicolas

    27/06/2010 at 5:16

  4. Ah, et à quoi réfère le racisme, si ce n’est aux races et à leurs supposées hiérarchie, inégalité ?

    Stéphane

    27/06/2010 at 12:49

  5. Même question que Stéphane. Et j’ajoute que le déclin pathétique du MRAX s’explique en grande partie par sa dérive vers une dénonciation comme « raciste » de toute critique des extrémismes religieux, en particulier de l’islam.

    Nadia Geerts

    27/06/2010 at 1:06

  6. Analyse erronée, Nadia Geerts et visant (hélas..) à tirer la couverture à votre lecture des événements. Bouhlal essaye de maintenir le bateau MRAX en vie et au milieu du fleuve antiraciste face à une base radicale obsédée par la question palestinienne et dont les porte-parole dérapent dans un antisémitisme à la Dieudonné… Au lieu de soutenir Bouhlal (qui a sorti un Saïdi du bureau du MRAX pour refus de retirer des textes antisémites de son blog), les « démocrates » le font passer pour un islamiste… Il sera toujours temps de le regretter évidemment.

    zadig

    27/06/2010 at 1:37

  7. La suppression de la référence au “nazisme” me semble tout simplement la continuation de la conférence contre le racisme de Durban I (2001) qui cherche à minimiser la Shoa pour nourrir les passions antisionistes de ces pseudo-antiracistes. Se faisant le Mrax d’aujourd’hui flirte avec le négationnisme. Nadia Geerts à raison une grande partie la dérive du Mrax vient de la dénonciation comme “raciste” de toute critique des extrémismes religieux (ce qui était l’objet de la conférence mondiale contre le racisme de Durban II – Genève, 2009) . A force de prendre de prendre positions sur des thèmes qui n’ont rien avoir avec le racisme comme par exemple le conflit au Moyen-Orient, les questions du voile, la condamnation du blasphème ou plus anecdotiquement le décret inscription le MRAX d’aujourd’hui n’arrête pas de décrédibiliser la lutte antiraciste.
    Une suppression de la référence au “nazisme” est qu’un coup de poignard supplémentaire dans le dos à ma grand-mère Yvonne et autres membres fondateurs du Mrax.

    Gilles JOSPA

    27/06/2010 at 2:45

  8. La diatribe de Gilles Jospa est immonde, elle va d’ailleurs à l’encontre des positions de toutes les organisations juives de Belgique, qui demandent la reconnaissance de tous les génocides et la pénalisation de tous les négationnismes. Le génocide des Arméniens, Assyriens et autres Grecs pontiques par le pouvoir jeune-turc (dont le kémalisme, et donc la Républqiue turque actuelle, est l’héritier) ou celui des Tutsis par le régime Hutu Power ne sont pas moins abjects que celui des Juifs et des Tziganes par le régime nazi et ses alliés, la hiérarchisation des victimes de génocide est un concept que défend manifestement Gilles Jospa, en cela il n’a pas droit à la parole dans un débat sur l’antiracisme.

    Quant à l’exclusion sociale et économique par le biais de l’interdiction du port des signes distinctifs religieux, elle constitue bel et bien une réédition par d’autres voies du Berufsverbot nazi vis-à-vis des Juifs, ce qui crée une continuité évidente entre le nazisme et l’islamophobie éradicatrice de Geerts, Demelenne, Modrikamen, Destexhe, Ducarme jr. & co. Il est donc légitime que le MRAX lutte contre cette islamophobie et contre ceux qui mettent en place le Berufsverbot.

    Le « conflit du Moyen-Orient » entre parfaitement dans le cadre de la lutte contre le racisme, dans la mesure où le sionisme politique en tant que tel est un avatar du colonialisme et du nationalisme racistes du XIXème siècle, toute la structure de l’Etat d’Israël est basée sur le concept d' »Etat juif » aux frontières extensibles et dont l’assise territoriale actuelle, jusqu’au Jourdain, inclut une majorité de non-Juifs, tout comme le régime sud-africain d’apartheid.

  9. @zadig :
    Voici la réponse à votre question :
    (texte comportant encore quelques phrases aberrantes, veuillez m’en excuser d’avance)

    Lutte contre le racisme : Analyse, et orientation d’une politique nouvelle

    Le racisme est un phénomène aussi vieux que l’homme. Contrairement à une idée très répandue, ce terme ne se réfère pas uniquement à la notion de race. La notion de race n’a d’ailleurs plus sa place dans la société européenne, et ceci depuis bien longtemps. Cette notion a été démentie, comme tout le monde le sait, car il n’existe pas de différence fondamentale entre les différentes ethnies humaines. Nous ne reviendrons pas sur ce point car cela n’a absolument aucun intérêt. En effet, les pensées racistes basées sur cette notion erronée sont tellement insignifiantes au niveau européen qu’on peut en parler comme d’un phénomène marginal. Il est toutefois intéressant de citer une étude américaine [ref] qui montre qu’il existe pourtant une méfiance intrinsèque de l’être humain pour les personnes présentant des différences par rapport à lui-même.
    Il existe pourtant des idées racistes présentes en Europe. Il ne s’agit pas d’un racisme basé sur la notion de race, mais sur celle de la culture, de l’éducation. Ce phénomène peut être illustré par la recrudescence soudaine de l’obsession d’une part de la population face aux musulmans. Les musulmans ne sont pourtant pas une ethnie, mais bien les détenteurs d’une certaine culture, de certaines coutumes que l’on peut associer à leur religion, même si celles-ci peuvent être extrêmement variées, voire carrément différées d’un individu à l’autre.
    Il convient en tout premier lieu de fixer les choses. Tout le monde a une part de préjugé en lui. Ici, le terme préjugé ne se restreint pas à la notion de racisme, mais englobe toutes les idées préconçues qui diffèrent de la réalité de manière importante ou pas. C’est un mode de fonctionnement du cerveau qui permet d’établir des faits généraux à partir de faits singuliers, c’est de la statistique interne ; c’est la base de notre jugement. On ne peut donc pas éviter les préjugés puisque nous en dépendons. Par contre, on peut les affiner par la connaissance, par leur remise en question perpétuelle tout en sachant que le résultat de cet affinage sera également un préjugé. Mais, peut-être plus proche de la réalité.
    Différencions, dans le préjugé, l’étiquette, du jugement. L’étiquette est l’ensemble des paramètres qui définissent une catégorie, le jugement représente l’ensemble des caractéristiques que l’on associe à cette catégorie. Par exemple, dans le préjugé : « Les oiseaux volent », l’étiquette sera l’ensemble des paramètres (visuels, dans cas) qui me permettent de dire que tel animal est un oiseau (il a un bec, des ailes, etc…), tandis que mon jugement permet de me dire que cette catégorie à la capacité de voler.
    Il est donc bon de rappeler ce qui précède. Le préjugé fait partie de notre nature, mais notre évolution personnelle, ainsi que celle des connaissances de notre monde nous permettent d’affiner ce préjugé pour porter un regard sur ce qui nous entoure plus proche de la réalité.
    Mais en quoi tout ceci serait-il lié à la politique de l’antiracisme ?
    Analysons d’abord en quoi consiste la politique de l’antiracisme actuelle. La politique antiraciste prend véritablement naissance à la sortie de la seconde guerre mondiale. Elle part d’une prise de conscience face à l’horreur de la Shoah. L’impensable étant arrivé, il fallait que cela ne puisse se reproduire. On ne peut évidemment qu’approuver la démarche initiale, et ses effets sur les esprits, qui ont changé notre société. Le temps a passé, les nouvelles générations ont été averties des dangers que les préjugés additionnés de haine pouvaient produire sur l’humain. Cette démarche a produit ses effets car les préjugés de type raciaux ont aujourd’hui quasiment disparu, du moins en Europe. La tolérance à l’autre a globalement augmenté. Le problème avec la politique antiraciste actuelle, c’est que d’une part, elle continue à parler d’un racisme des races, alors que le racisme a complètement changé de visage. D’autre part, elle ne cherche qu’à combattre les conséquences de la pensée raciste, et non les causes.
    En effet, si l’on cherche à convaincre les personnes profondément racistes qu’elles sont dans l’erreur, je doute que les insulter, et les comparer à des personnes qui sont coupables des pires horreurs soit d’une quelconque utilité. C’est pourtant le gros de cette politique : empêcher ces personnes de tenir des propos racistes, et les diaboliser le cas échéant. Presque aucun effort n’est fait pour les empêcher d’arriver à un tel stade de haine.
    Un autre fait étrange est que la politique antiraciste se focalise uniquement sur les minorités. Comme si le racisme n’était que le fait des majorités [ref : étude du Centre pour l’égalité des chances montre que le racisme est légèrement plus présent chez les minorités]. Non seulement, cette politique tire les gens issus de l’immigration vers le bas, en leur donnant une prétexte simple pour expliquer leurs échecs (ce qui peut être le cas), mais en plus, elle nie tout simplement le fait que des personnes issues de l’immigration puisse eux aussi avoir des discours et comportement racistes.
    Ce dernier point est important car il n’existe rien de pire pour un être humain que d’être victime tout étant nié en tant que tel. Pour ma part, je suis persuadé que le racisme ne se développe pas tout seul. Le préjugé se fonde sur des faits particuliers, mais ces faits particuliers ne sont pas dénoncés comme élément déclencheur d’un racisme. Ainsi, il faut que la lutte contre le racisme dénonce également les individus qui par leur comportement indigne, leur manque de civisme et d’éducation, contribuent à renforcer les préjugés associés à leurs étiquettes.
    Le communautarisme est également un fléau qui n’est jamais présenté comme du racisme. Pourtant, l’exclusion de personnes n’appartenant pas à la communauté constitue un rejet, lié soit à une nationalité, soit à une culture, qui comporte toutes les caractéristiques propres au racisme tel que défini en début de texte. Il n’est pas nécessaire de diaboliser ce phénomène car il est propre à l’être humain. Toutefois, parler de ses conséquences, et agir politiquement pour empêcher son renforcement à des degrés trop avancés, est nécessaire. Si cela vaut pour les minorités, c’est également vrai pour la majorité. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que les composantes d’une société doivent avoir un minimum de contact et de points communs si l’on veut faire baisser les préjugés des uns par rapport aux autres. Les cartes de la population bruxelloise montre bien que les différentes populations issues de l’immigration ont une tendance très forte à se rassembler par nationalité, ce qui est aussi le cas des populations autochtones, même s’il est moins évident d’y voir un repli communautariste. Il faut bien constater que rien n’a été fait pour tenter d’endiguer ce phénomène, qui est évidemment, bien que naturel, une autre cause de l’augmentation du racisme. [ref]
    Il ne faut évidemment pas abandonner la défense des minorités quand ils font face à des situations racistes. Encore faut-il définir de quel racisme l’on parle. Il est, pour ma part, évident que les discriminations vécues par les minorités ne sont presque jamais basées sur la couleur de peau. Il est question de préjugés basés sur des étiquettes plus difficiles à établir, qui sont entre autre : la manière de s’exprimer, la mentalité, les attitudes, etc. Ce n’en est pas moins glorieux, mais une analyse erronée qui peut être démontée très simplement, puisque fausse, et qui ne fait que décrédibiliser le porteur du message, et donc son contenu.
    Le simple fait de considérer les minorités en tant que tel montre la non-cohérence du message antiraciste. On ne peut pas prôner un être humain universel tout en subdivisant les êtres par classe quelle que soit l’étiquette qu’on leur accole. Il faut que chaque personne dans ce pays soit traitée en tant que telle, et non en fonction de ses origines ou de sa culture.
    Tout dépend évidemment du type de société que l’on désire.
    Il existe deux extrêmes :
    1. La société totalement « multiculturelle », hétérogène à l’extrême, dans laquelle les différentes composantes s’ignorent totalement, n’entretiennent aucune relation, vivent dans des quartiers complètement séparés spatialement, voire vivent avec des lois différentes ;
    2. La société totalement homogène, totalement métissée, et adepte d’une culture unique, imposée par la majorité.
    Ces deux types de société ne sont rien d’autres que deux extrêmes dont les fondations sont équivalentes, à savoir une inacceptation de la différence qu’ils comblent d’une manière différente. Seules les accommodations propres à l’une et l’autre conduisent à des résultats opposés, mais les fondements sont pareils. Actuellement, la politique antiraciste prône la société exclusivement multiculturelle. Ceci provient d’une idéologie angélique, mais extrêmement dangereuse qui ne fait que renforcer les intolérances à moyen terme.
    Le juste milieu étant comme souvent à l’intersection des deux extrêmes. Une société qui puisse accepter la différence, tout en essayant par des politiques intelligentes (et donc non-coercitives !) de contrer les tendances naturelles de l’homme à se regrouper sur des critères de ressemblance.
    NB : Il semblerait également que l’antiracisme ait été tellement bien assimilé que le simple fait de le critiquer dans sa forme actuelle serait perçu comme de la légitimation du racisme. Ceci est également valable pour toute discussion s’articulant autour d’un de ces thèmes. Difficile donc d’en parler.

    @PYL :
    Je suis d’accord avec vous sur l’essentiel de votre post, mais étant libertaire, opposé à ce que des instances instaurent l’histoire et interdisent quiconque de contredire la version officielle, j’aurais plutôt tendance à revenir sur cette loi qui interdit la négation de la Shoah. Une reconnaissance officielle de l’état de cet état de fait est selon moi suffisant. Idem pour les autres génocides. C’est d’ailleurs un avis partagé par de nombreux historiens. (voir polémique sur loi Gaysot(?) pour plus de détails).

    Nicolas

    27/06/2010 at 11:13

  10. @Stéphane :
    Je me suis trompé, mon début de post vous était adressé.

    Nicolas

    27/06/2010 at 11:20

  11. […] Blancs se coalisent” contre Bouhlal Comme prévue, la réunion a connu des moments forts entre plusieurs membres tant sur la gestion du président […]

  12. @ PYL

    Si le projet sioniste présente des aspects colonialistes (colonisation de la terre mais avec refus originel d’exploiter les populations locales et, jusqu’en 48, acquisition capitalistique légale des dites terres) et si la politique des gouvernements israéliens est discriminatoire et donc raciste vis-à-vis des populations arabes occupées ou non, réduire le sionisme à un colonialisme raciste relève d’une réduction à l’absurde et rend l’histoire juive contemporaine (et l’histoire tout court d’ailleurs) totalement incompréhensible. Les jeunes (et moins jeunes) Juifs qui adhéraient au sionisme en Europe orientale à la fin du XIXè ou dans les premières décennies du XXè siècle auraient-donc été mus par des élans colonialistes? Ils cherchaient simplement une solution aux inextricables problèmes posés aux Juifs. Quant au concept d’Etat juif, il n’est pas plus raciste que celui d’Etat kurde (à venir…), turc, chinois, ou ouzbek. A moins évidemment que les Juifs eux seuls…
    Il paraît que la source des tensions en Asie centrale ex-soviétique est à trouver dans le non-respect par les frontières ex-soviétiques des délimitations ethniques, il y faudrait donc des Etats aussi ethniquement innomables que l’Etat juif… On se félicitait naguère de ce que la Slovénie était ethniquement homogène pour justifier son détachement de la fédération yougoslave… Sionistes donc les Slovènes? Si l’Etat-Nation est un problème, ce ne sont pas les sionistes qui l’ont inventé.
    Pour ce qui est du MRAX, son objet social est la lutte contre le racisme en Belgique, pas dans le monde. S’il lui fallait déborder de cet objet social et poursuivre de la vindicte progressiste classique les « sionistes », il faudrait aussi expliquer pourquoi il devrait alors se limiter à ce « nationalisme raciste »-là et laisser les autres, tous les autres en paix. A moins évidemment que les Juifs eux seuls…

    zadig

    28/06/2010 at 9:31

  13. @ Zadig

    La différence entre « les jeunes (et moins jeunes) Juifs qui adhéraient au sionisme en Europe orientale à la fin du XIXè ou dans les premières décennies du XXè siècle » et les Kurdes et autres Slovènes, c’est que les premiers vivaient « en Europe orientale » mais projetaient de coloniser des territoires déjà habités par d’autres, les futurs Ougandais (« territorialistes ») ou les futurs Palestiniens.

    Alors oui, « les Juifs eux seuls… », l’Etat d’Israël n’est rien d’autre que l’équivalent d’une entité pied-noir algérienne ou d’un « blanctoustan » rhodésien ou namibien qui a (provisoirement) réussi avec l’aide massive des Etats-Unis et de la diaspora.

    Quant à l’objet social du MRAX, il ne concerne que ses membres. S’ils décident, via leurs représentants élus au conseil d’administration, d’inclure la lutte contre le racisme ailleurs qu’en Belgique, c’est leur bon droit, ce d’autant plus que le colonialisme raciste sioniste est puissamment implanté au sein de la communauté juive de Belgique via le CCOJB et le Forum juif flamand, et doit donc être combattu hic et nunc.

    Pierre-Yves Lambert

    28/06/2010 at 9:48

  14. Ah! PYL est de ceux qui veulent faire payer éternellement les péchés originels… On reste chrétien… Les sionistes n’ont pas vu ou n’ont pas voulu voir les populations locales, et? Les Etats-Unis les ont vues? (oui, pour les génocider) On liquide les Etats-Unis, infâme incarnation du colonialisme raciste? L’aide massive des mêmes… pas avant la seconde guerre mondiale et pas en 48…(par contre, l’URSS…). Il faut arrêter de décomplexifier. Si l’Etat d’israël (tiens, on ne dit plus « entité sioniste…) « n’est rien d’autre que l’équivalent d’une entité pied-noir algérienne », le « débat » s’arrête là parce que l’Etat d’Israël et la société juive israélienne sont précisément autre chose que cela. L’Etat d’Israël s’est construit comme il s’est construit mais à moins de programmer sa destruction (et, au mieux, la sujétion de ses habitants juifs à un Etat arabe de remplacement ou leur « retour », rêvé par beaucoup, chez « eux » – en Pologne, en Irak, où on les attend avec impatience et de bon coeur) ou de nier le fait qu’une société juive israélienne politiquement indépendante et entendant le rester existe, on ne voit pas à quoi rime ce type de discours.
    On notera également que PYL entend mener le combat contre « le colonialisme raciste sioniste [est] puissamment implanté au sein de la communauté juive de Belgique via le CCOJB et le Forum juif flamand ». En boycottant la communauté juive par exemple? Pour lui apprendre à ne plus être « sioniste »? En mettant tout le monde dans le même sac sans doute. Les sionistes de gauche de JCall ne valant donc pas mieux aux yeux de PYL que les pires colons… Quand on démonise de cette façon une idéologie nationale – quelques défauts qu’elle ait – dans toutes ses composantes, on rejette toute une communauté qui se reconnaît – à tort ou à raison – dans sa presque totalité dans cette idéologie (qui n’est pas « un » racisme), on ne se donne aucune chance de faire évoluer les choses positivement.

    zadig

    28/06/2010 at 10:30

  15. Le MRAX est tout simplement un lieu où s’affronte l’ultra-communautarisme marocains. Le tout traversé par des courants islamistes qui ont fait de l’islamophobie une arme pour faire taire toute critique. L’ensemble de la société devra ne plus s’intéressé à ce groupuscule raciste qui se sert d’un nom avec lequel ils n’ont rien en commun.

    salman

    28/06/2010 at 10:42

  16. Non, PYL, je ne suis pas du tout d’accord avec vous.

    On ne peux pas résoudre des conflits ethniques par des arguments historiques. Il suffit à des adversaires de choisir d’autres dates de référence et tout le monde aura raison.

    Je suis allemand et j’ai des ancètres germanophones qui habitaient en Silésie (aujourd’hui polonais), en Prussie orientale (en partie aujourd’hui russe, en partie polonais), en Prussie occidentale (aujourd’hui polonais), dans la région de Poznan (aujourd’hui polonais), du Südtirol (aujourd’hui italien), du Trentino (aujourd’hui italien) et de Schleswig du Nord (aujourd’hui danois)…

    Je trouve qu’il faut laisser les gens qui habitent ses régions aujourd’hui y vivre en paix, ca n’a rien à faire avec la question si je trouve les différents évenemments historiques (guerres, traités etc.) qui ont eu ses frontières comme résultat bons, justifiés, déplorables ou scandaleux.

    On peut parfois accuser une génération des colons violents et leur démander de se rétirer. Mais comment on peut réfuser aux enfants nés par après le droit d’avoir un « chez-eux »? avec quel droit je pourrais oser de forcer les gens nés à Opole de s’attaquer à la Bielorussie ou á l’Ukraine d’où Staline avait déporté leurs grand-parents pour s’installer là où ils habitent aujourd’hui?

    En Israel et Palestine je ne vois pas d’autre chemin que les deux états prévus par les résolutions de l’ONU. Ceux, qui d’un coté ou de l’autre réfusent à l’autre le droit d’existence ne font que prolonger le conflit et augmenter le nombre des victimes. Il n’apportent une solution à rien. L’histoire humaine était souvent déjà assez triste comme ca, il ne faut pas en ajouter.

    malte

    28/06/2010 at 11:08

  17. @ Zadig (et ceci est ma dernière intervention dans ce fil, pas de temps à perdre avec des propagandistes sionistes)

    1) Je n’ai aucun complexe à être « blanc », issu d’ancêtres pour la plupart chrétiens et majoritairement francophones, ça ne m’inhibe nullement quand il s’agit d’écrire ce que je pense du sionisme politique, de la corruption au Congo ou du flamingantisme, ni de l’occupation illégale et colonialiste du Sahara occidental par le Maroc ou du Tibet par la Chine.

    2) Les « sionistes de gauche de JCall » ne valant pas mieux que les pires colons, ils ne sont qu’une autre facette du sionisme colonialiste raciste. Si Cohn-Bendit était candidat des Verts aux présidentielle, je ne voterais d’ailleurs exceptionnellement pas pour les Verts pour cette raison.

    3) J’éprouve en effet le plus profond mépris pour les Juifs sionistes (pas ma faute s’ils semblent majoritaire’s parmi les Juifs, idem pour les catégories suivantes d’ailleurs), les Turcs négationnistes, les Marocains impérialistes (occupation du Sahara, irrédentisme à Ceuta et Melilla), les Français et autres Belges fiers de leur « héritage colonial » et j’en passe. J’exprime mon opinion individuelle, je ne suis pas secrétaire général de l’ONU et n’ai donc nullement pour ambition démesurée « de faire évoluer les choses positivement ». Rien à cirer !

  18. Je lui dirai quand même ceci à PYL. Que je prenais – à certains moments seulement – pour quelqu’un d’un peu différent. Et bien non, aussi borné que l’antisioniste de base moyen. Quand on n’adhère pas à la vulgate antisioniste, qu’on veille à tenir compte de tous les paramètres – et qu’au passage on n’a d’ailleurs à aucun moment justifié la colonisation des territoires toujours occupés ou l’étranglement de Gaza, on est, bien sûr, un « propagandiste sioniste ». Ceci encore à PYL qui se targue ou se mêle d’histoire juive en collaborant à des projets concernant le Bund : considérant sa vision caricaturale de l’histoire des Juifs, il n’est pas digne du Bund. Qu’il lui fiche la paix. et qu’il fiche la paix aux bundistes.

    zadig

    28/06/2010 at 12:25

  19. Il est remarquable de lire les propos virulants antisionistes tenus par des gens qui par ailleurs défendent l’immigration en Belgique. Immigrer en Belgique c’est bien et en Israel non ? C’est donc bien cela qu’il faut comprendre? Finalement, qui est raciste ?

    Didier

    28/06/2010 at 1:37

  20. @Radouane :
    Quel paquet de connerie ? Et comparer le nazisme et l’action de ces personnes, n’en est-ce pas une ? Et pourtant, moi aussi je trouve qu’ils abusent. Mais, discréditer les gens avec des comparaisons aussi grossières, c’est tout aussi stupide que ce que vous dénoncez. Il faudrait aussi que vous preniez conscience que le voile n’est pas affiché uniquement en tant que signe religieux, c’est aussi un moyen pour certains de se démarquer du reste de la population (cette attitude est tout aussi raciste que les positions que vous dénoncez), bien que ceci ne soit que bénin dans un sens comme dans l’autre. Le voile ne sera pas interdit dans les lieux publics; jamais, si c’est cela qui vous inquiète.

    Quand on prône une société multiculturelle, il ne s’agit pas d’une société d’opposition des cultures, il s’agit de laisser à chacun sa différence tout en gardant des points communs, et notamment des valeurs communes. C’est ça l’idéal d’une telle société. On peut vite basculer vers une société segmentée, et je crains que c’est cette voie que nous sommes en train d’emprunter. Gardez bien cela à l’esprit ! L’ouverture demande des efforts dans les deux sens. Je n’ai pas l’impression que vous en ayez conscience quand j’entends votre message.

    Nicolas

    28/06/2010 at 10:17

  21. Radouane Bouhlal n’est pas très courageux pour écrire , Surtout si y’a pas de caméra ,:-)) c’est pas assez bien pour lui , il se rabaisse pas à ça lui …. , il est du genre a envoyer ces petits waf waf ,croyez moi ils sont bien dresser pour le moment ….

    pluie

    29/06/2010 at 10:07

  22. Mais vous, membre du Mrax, qui écrivez sous pseudo, vous pensez l’être plus… Si comme vous nous dites Radouane Bouhlal « n’est pas très courageux pour écrire, surtout lorsqu’il n’y a pas de camera », vous êtes certainement une personne des plus idiote en pensant que nous ne savons pas que derrière les médisances signées « Pluie » se cache en fait Nadia Boumazzoughe, un des caniches non « blanc » du Mrax !

    Rachid Z

    29/06/2010 at 11:41

  23. Juste une petite clarification au sujet de à mon poste précédent :
    Il est normale que le MRAX veut évoquer dans ses statuts les génocides du 20 siècles : leurs terreaux sont le racisme et la haine de l’autre; ils furent l’aboutissement le plus abjecte, barbare de la logique raciste.
    Il est fatigant , mais semble apparemment nécessaire vue les attaques de Pierre-Yves Lambert – de devoir rappeler que je suis naturellement partisan de la reconnaissance de tous les génocides du 20 siècles c-à-d le génocides Arméniens, le génocides des Juifs et Tziganes par les Nazi et génocides des Tutsis. Et je suis évidement pour combattre toute forme négationnismes . C’est dans ce but que je suis pour que l’on nomme explicitement chaque génocide et non que l’on se contente d’une évocation vague. Si toute effusion de sang devient génocide il n’y a plus en de génocide! C’est pour cette raison que je suis ulcéré par la suppression – dans les statuts du MRAX -de la référence au Nazisme et ce dans un contexte où la minimisation de la Shoa et la nazification des juifs est dans l’aire du temps . Pierre-Yves Lambert me donne d’ailleurs raison lorsqu’il traite de Nazi les opposants au port du voile: si tout les membres de R.A.P.P.E.L. sont des Nazis , il n’y a plus de Nazisme!
    Le MRAP – devenu le MRAX – est née après la guerre en ligne droite de la lutte contre le Nazisme. La suppression de la référence au Nazisme dans les statut du MRAX est donc un symbole fort de la rupture avec le MRAX d’hier. Je doute – comme le pense peut être Pierre-Yves Lambert- que les fondateurs du MRAX ait nommé le génocide Nazi dans leurs statut dans le but d’opérer une « hiérarchisation des victimes de génocide ».
    Enfin je me demande aussi pourquoi Pierre-Yves Lambert se sent obligé de comparer ma position celle de toutes « les organisations juives de Belgique »? : Me renvoyer mes origines juives (origine paternelle via mes grands parents Yvonne et Hertz Jospa) pour me discréditer en dit long sur ce personnage !

    Gilles JOSPA

    29/06/2010 at 10:35

  24. Phénoménologiquement, j’ai envie de défendre le pauvre Pierre-Yves Lambert. Pierre-Yves Lambert n’est pas antisémite et je m’opposerai violemment à tous ceux qui insinueraient cela. Il n’est pas antisémite car il est beaucoup trop malin pour ça.

    Il se sent obligé, dans un premier post en réponse à Gilles Jospa, d’effectivement comparer la position de Gilles Jospa, qui est la mienne, en tant qu’autre descendant de fondateur du MRAX, à celles des organisations juives: la suppression de la référence au génocide nazi n’est pas nécessaire pour élargir la mémoire des génocides à d’autres peuples qui en ont étés victimes, et c’est surtout une négation de la construction politique des luttes portées par le MRAX.
    A la fondation, en 1950, le Mouvement se nomme MRAP: contre le racisme, l’antisémmitisme et pour la Paix. Les fondateurs d’alors s’inquiètent de la perpétuation d’une certaine haine anti-allemande. Lisez bien, leur objectif est la paix, qui doit ouvrir la voie à l’amitié ensuite. Et non l’amitié d’un peuple en épousant sa haine d’un autre…

    Lorsque je lis sous la plume ( ou plutôt le clavier ) de Pierre-Yves Lambert que

     » l’exclusion sociale et économique par le biais de l’interdiction du port des signes distinctifs religieux, elle constitue bel et bien une réédition par d’autres voies du Berufsverbot nazi vis-à-vis des Juifs, ce qui crée une continuité évidente entre le nazisme et l’islamophobie éradicatrice de Geerts, Demelenne, Modrikamen, Destexhe, Ducarme jr. & co. Il est donc légitime que le MRAX lutte contre cette islamophobie et contre ceux qui mettent en place le Berufsverbot. »

    Monsieur Lambert nous dit en somme que les nazis interdisaient aux Juifs de porter des insignes religieux dans l’exercice de leur profession. J’ai du être victime d’une propagande insidieuse, j’ai appris autre chose…non, je ne dis pas que Monsieur LMambert est négationniste, je ne l’écris pas non plus!

    Ensuite

    « 2) Les “sionistes de gauche de JCall” ne valant pas mieux que les pires colons, ils ne sont qu’une autre facette du sionisme colonialiste raciste. Si Cohn-Bendit était candidat des Verts aux présidentielle, je ne voterais d’ailleurs exceptionnellement pas pour les Verts pour cette raison. »

    Je voudrais savoir depuis quand Daniel Cohn-Bendit est devenu sioniste. Je n’ose croire que ce Monsieur Lambert, en devenant flic, a été à une école où on enquête selon les patronymes.

    Ensuite:

    3) J’éprouve en effet le plus profond mépris pour les Juifs sionistes (pas ma faute s’ils semblent majoritaires parmi les Juifs, idem pour les catégories suivantes d’ailleurs), les Turcs négationnistes, les Marocains impérialistes (occupation du Sahara, irrédentisme à Ceuta et Melilla), les Français et autres Belges fiers de leur “héritage colonial” et j’en passe. J’exprime mon opinion individuelle, je ne suis pas secrétaire général de l’ONU et n’ai donc nullement pour ambition démesurée “de faire évoluer les choses positivement”. Rien à cirer !

    Il n’en à rien n’à cirer, il déverse sa haine: si vous êtes Juif, vous êtes réputé sioniste, à vous de prouver le contraire: bonjour la présomption d’innocence! Je rappelle que ce monsieur est flic, je crains pour l’intégrité mentale de ceux qu’il serait amené à interroger.

    De plus, ça ne l’intéresse pas de faire évoluer les choses positivement… Vous avez bien lu! Exit donc l’objectif de paix du MRAP devenu MRAX ( ce qui à mon avis fut sa seule grande erreur ) lorsqu’Yvonne Jospa tourna le dos au mouvement de la paix soviétique.

    C’est doublement intéressant: comme on l’a vu, l’immense majorité des Juifs de Belgique, selon Monsieur Lambert, adhère à une idéologie raciste et colonialiste. Lorsque Gilles Jospa montre une nuance ( totalement légitime comme je l’ai écrit par ailleurs ) par rapport à ce que disent les organisations juives, donc sionistes, racistes et colonialistes, ce monsieur renvoie Giles Jospa à ses origines juives.

    Je vais vous confier un secret que je n’ai jamais dit à personne. J’ai connu PYL il y a une bonne vingtaine d’années à l’ULB. Pour se faire remarquer, il s’habillait en veste de cuir longue rappelant les agents de la Gestapo, il se tondait les cheveux et les sourcis, il appartenait à la tendance minoritaire la plus haineuse de la plus haineuse des sectes trotskystes, voulait se convertir au judaïsme, se disait homo, en tant que ressortissant français se disait immigré et j’en passe. La soif d’appartenir à toutes les minorités ( sauf qu’il n’atait pas végétarien! ).

    Eh bien il a tout au mieux fait rire quelques-uns et pour tous les autres, il n’a récolté que du mépris.

    Sa stratégie aujourd’hui est de se dire  » flic et membre d’ECOLO  » – encore que ça a peut-être changé – et de balancer deci celà des articles au ton plus douteux que sulfureux. N’ayant pu construire d’aura intellectuelle, il ne peut atteindre une notoriété que par le scandale ou l’injure. C’est une stratégie typique de tous ceux qui partagent avec lui la passion de la course à la médiocrité. Alors, ne vous laissez pas piéger par lui et ignorez-le!

    André Thomas

    30/06/2010 at 12:47

  25. Ce que tente de vous faire comprendre PYL, c’est que le nazisme n’a pas commencé avec « la solution finale », càd les chambre à gaz, monsieur Jospa. Avant que la Belgique ne livre quelques 30000 juifs aux nazis afin qu’ils les gazent, le traitement humiliant qui leur était infligé par une part de nos zélées politiques et fonctionnaires communaux n’est pas assez connu, pas assez enseigné, manifestement. Je vous invite donc à (re)lire « Réflexions sur la question juive » de Jean-Paul Sartre et (re)voir « Modus Operandi », un précieux documentaire réalisé par Hugues Lanneau. Les discriminations que connaissent aujourd’hui vos concitoyen(ne)s musulman(e)s, la criminalisation de leurs pratiques religieuses ressemblent dangereusement à celles dont étaient victimes, à l’époque nazi, les juifs en Belgique. Ne pensez-vous pas qu’il est plus qu’indispensable de dénoncer et combattre ces personnes qui ne se privent pas d’encourager la haine du musulman, d’appeler à la persécution, à limiter les droits et libertés des citoyens de confessions musulmanes. N’attendons pas qu’ils soient orientés vers des camps de la mort pour enfin réagir à l’innommable, monsieur Jospa.

    Rachid Z

    30/06/2010 at 1:06

  26. La Nazification de la laïcité! de son projet! Waw! On est vraiment loin dans le perversion des concepts!

    Gilles JOSPA

    30/06/2010 at 1:54

  27. Que diriez-vous, monsieur Jospa, si nous parlions du projet de certains fidèles de l’islam qui seraient animés d’une volonté liberticides d’islamisation forcée, imposée à l’ensemble de la société. Retenez surtout que la laïcité en Belgique est une (anti)communauté composés essentiellement de « mécréants », comme aimait s’autoproclamer le prélat Grollet, à côté d’autres communautés composées de juifs, de musulmans, de chrétiens, de protestants, … Elle est tenue aux mêmes obligations, aux mêmes dispositions, ni plus ni moins et donc, entre autre, ne surtout pas s’ingérer dans les affaires politiques du pays. Elle n’est surtout pas destinée à imposer, à ses concitoyens musulmans ou bouddhistes, ses présupposés, son « mieux vivre ensemble ». Ils en ont que faire. J’estime que les musulmans, les juifs, les sikhs, les chrétiens.., et même les athées sensés sont en droit de dénoncer le « projet » (maléfique) de domination que tente d’instaurer une minorité parmi la minorité laïque de Belgique. Je ne fais aucune différence entre ces infréquentables « laïques » et les rascards du FN, du Vlaams Belang ou du PP !

    Rachid Z

    30/06/2010 at 2:34

  28. Non, Gilles, on n’est pas dans la perversion des concepts. Le tout dernier post de Rachid Z m’a semblé d’un classique ennuyeux. Depuis toujours, les cléricaux du monde entier, et de préférence les moins respectueux, tiennent le même discours à l’égard des partisans de la laïcité ( qui n’est pas une opinion mais la liberté d’en avoir une ) : ce sont des prosélytes de l’athéisme, et par là, de l’immoralité.
    Cette escroquerie manifeste n’a rien de nouveau. Le discours de M. Z . sent bon la naphtaline. C’est un copié-collé des discours de l’Église catholique de la pire époque, celle contre laquelle Voltaire défendit Jean Calas et contre qui nos aïeux défendirent la République, qu’elle soit française ou espagnole, ou l’instruction obligatoire en Belgique…

    André Thomas

    30/06/2010 at 10:06

  29. Pourtant, je n’ai jamais fréquenté d’enseignants jésuites. enfin, si vous voulez réellement vous amuser, André Thomas, je vous suggère les spectacles chatouillants de Dieudo, c’est régalant !

    Rachid Z

    30/06/2010 at 4:30


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