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5 conseils de Samira Bendadi (MO*) pour un bon reportage

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Samira Bendadi est journaliste pour le mensuel flamand MO*

« Grande reporter » dans les petits quartiers de Bruxelles, Samira Bendadi couvre régulièrement l’actualité interculturelle et le monde arabe pour le mensuel flamand MO*. Née au Maroc, installée à Anvers, cette spécialiste multilingue (le néerlandais n’est que sa troisième langue) de l’écriture et du reportage partage son regard original, féminin et arabe sur l’actualité locale en Belgique. Invitée ce vendredi (05/11/2010) par les associations flamandes KifKif et Pianofabriek dans les locaux de cette dernière (à St Gilles/Bruxelles), Samira Bendadi en a profité pour donner un cours sur le journalisme et ses propres techniques de reportage à une dizaine de jeunes néerlandophones intéressés par le sujet. Ainsi, la journaliste flamande d’origine marocaine identifie 5 conseils qu’elle utilise dans son propre travail pour écrire un bon reportage :

1. Se spécialiser dans une niche : « Plus on se spécialise, plus on aura des chances d’être écouté par son lectorat ou sa rédaction », explique la journaliste qui a choisi les sujets interculturels et le monde arabo-musulman comme spécialisation. « Il faut savoir utiliser ses propres compétences (langue, culture, contact) pour en faire des avantages par rapport à d’autres ».

2. Connaître son public : « Il faut savoir pour qui on écrit et dans quel média on écrit. Il vaut mieux aussi bien se sentir et être soi-même dans le média pour lequel on travaille », estime la journaliste en précisant que le style varie en fonction de ces paramètres.
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3. Choisir un sujet : Etre vif, curieux et réactif par rapport à son environnement direct facilitent le choix d’un sujet de reportage. « Il est préférable de connaître les goûts de son lectorat, d’être fréquemment présent lors des événements importants », précise-t-elle. Préférant le contact physique à l’interview par téléphone, Samira Bendadi souligne également l’importance d’avoir un bon réseau de contacts.

4. Bien se documenter : Toujours bien noter le lieu, consulter son entourage, lire les articles déjà disponibles sur le sujet et parler de l’idée du reportage avec sa rédaction avant de commencer à couvrir un sujet. « C’est bête mais il est parfois très utile de rapidement lire la biographie des orateurs avant un débat ou de s’interroger sur les questions d’argent, ça facilite grandement la prise de note et les questions », explique-t-elle.

5. Ecrire pour une lecture facile : « Avant de commencer la rédaction, je note généralement sur un papier les points importants que j’aimerais voir dans mon article final puis j’essaye de trouver un fil conducteur pour raconter le récit. Le texte doit être à la fois informatif pour un spécialiste et facile à lire pour le grand public d’où l’intérêt de trouver un titre accrocheur, une introduction attirante, des propos de spécialistes mais aussi des témoignages lors d’un événement », résume la journaliste de MO*. « Ecrire, c’est choisir et donc faire des sacrifices car on ne peut pas tout mettre dans un même article. Les lecteurs aiment généralement lire d’abord un exemple concret en début de papier, de lire les observations et parfois l’avis du journaliste mais l’écriture est souvent une question de pratique, il faut oser et persévérer pour vraiment produire un changement dans la société car ce n’est pas grâce à un seul article que vous arriverez à avoir un impact sur votre lectorat », conclut-elle.

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Written by Mehmet Koksal

07/11/2010 à 5:07

Publié dans Autres

Une Réponse

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  1. Cinq bons conseils en effet.
    Notez d’ailleurs qu’ils valent dans tous les business, particulièrement pour les métiers de la vente (dont ici celle de l’information). Information? Un produit sur support et à durée de vie certes éphémères, mais dont certains effets mentaux peuvent être fort durables® ! « Durevole » comme aiment à jargonner nos Z-écolos latins, ceux-ci nous bourrant le crâne de croyances plus ou moins suspectes, sous un épais vernis de pseudo-science. A défaut d’aimer les sciences chimiques, ils aiment à manipuler la chimie du cerveau (le leur propre, ceux de leur adeptes spongieux).

    A l’observation, tous les propagandistes sont ainsi de parfaits reporters (en ce cas, de leurs info-dogmes). On en trouve à la pelle dans nos média : nos TV en tête (RTBS et RTL-€€€, TV-Bruxelles, chaîne Tutti Quanti , vers tout public à l’esprit perméable), tout autant en radio (à la condition d’imager leurs messages vers les mêmes esprits). Puis ma fois dans nos gazettes : celles « gratuites » pour esprits simplistes et assez radins, plus celles qui diffusent la « bonne » information-papier grâce à un zeste de subsides (à côté des revenus variables de la pub). Enfin, de plus en plus pour publics zappeurs de tous les âges, notre média Internet.

    Heureux que parmi tout ceci, les chers auditeurs et-ou lecteurs fidèles prennent le temps de distiller la masse de ce qu’on leur déverse dans la caboche, au besoin avec un entonnoir ou à la force du marteau (Made in URSS). ;-)

    Que Mehmet et Samira se rassurent : votre profession est très utile à ses communautés. L’essentiel restant que la déontologie prédomine sur les idéologies qui la chasserait (comme c’est le cas d’un grand nombre de média)!

    Florence Itou

    07/11/2010 at 6:32


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